L'Équateur tente de sauver un satellite qui s'est écrasé parmi des débris spatiaux.

May 28, 2013 20:44

L'agence spatiale équatorienne (EXA) tente de contacter son unique satellite après que celui-ci a cessé d'émettre et de recevoir des signaux suite à une collision avec des débris spatiaux.


Le gouvernement équatorien a investi 700 000 dollars pour lancer le satellite artificiel Pegasus en orbite terrestre en avril. Photo : info.ec.

Pegasus, le premier et unique satellite équatorien, est un cube de 10 cm de côté. Pesant 1,2 kg, il a été lancé en Chine le 25 avril. Il évolue à une altitude de 650 km, transmettant vers la Terre les images qu'il capture et diffusant l'hymne national équatorien.

Il y a quelques jours, Pegasus s'est écrasé dans un nuage de poussière provenant d'une ancienne fusée soviétique lancée dans l'espace en 1985, a rapporté la BBC.

EXA a annoncé que son satellite était resté en orbite après avoir heurté le nuage de poussière, mais que ses panneaux solaires avaient subi des dommages.

« L'antenne Pegasus a perdu son orientation et elle tourne de manière erratique sur les deux axes », a annoncé Ronnie Nader, directeur d'EXA.

Nader a confirmé que le satellite était incapable d'émettre ou de recevoir des signaux, mais il espérait que les experts d'EXA seraient en mesure de le contacter.

« Nous travaillons toujours activement à stabiliser les mouvements de Pegasus et à rétablir son signal », a confirmé EXA.

L'accident s'est produit alors qu'EXA prévoyait de lancer son deuxième satellite artificiel en août de cette année. Des milliers d'Équatoriens ont exprimé leur soutien à EXA sur les réseaux sociaux. Cependant, certains ont estimé que l'investissement de 700 000 dollars du gouvernement dans le lancement de Pegasus était une erreur.

La NASA estime qu'environ 170 millions de débris spatiaux (d'une taille égale ou supérieure à 1 mm) orbitent autour de la Terre. Il s'agit notamment de satellites hors service, de pièces de fusées, de fragments et de divers composants. Environ 30 000 de ces débris mesurent plus de 10 cm. Les radars peuvent les détecter, mais pas les débris plus petits.

Lors de la 6e Conférence sur les débris spatiaux qui s'est tenue à Darmstadt, en Allemagne, en avril, des experts ont averti que la fréquence des collisions entre satellites artificiels, engins spatiaux et débris spatiaux allait exploser. Les modèles prévoient une augmentation de 30 % de la quantité de débris spatiaux de plus de 10 cm au cours des 200 prochaines années. À ce rythme, tous les 5 à 9 ans, l'humanité assistera à une collision entre un satellite artificiel et un débris spatial en orbite terrestre basse (à moins de 2 000 km d'altitude).


Selon VnExpress - VT

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L'Équateur tente de sauver un satellite qui s'est écrasé parmi des débris spatiaux.
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