La FAM en crise, les experts suggèrent d'accepter une défaite 0-2 face à la FIFA.
Datuk Pekan Ramli a exprimé son scepticisme quant à la capacité du comité indépendant de la FAM à faire la lumière sur le scandale des naturalisations ; il a appelé à accepter la décision de la FIFA et à mettre fin à l'appel devant le TAS afin de se concentrer sur la rectification des erreurs.
Le football malaisien est en pleine tourmente. En pleine affaire de naturalisation, Datuk Pekan Ramli a publiquement mis en doute l'indépendance et l'efficacité du comité mis en place par la Fédération de football de Malaisie (FAM), et a exhorté cette dernière à « accepter une défaite 0-2 face à la FIFA » et à renoncer à son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin de rectifier la situation et de préserver l'image du football malaisien.
Points saillants principaux
- Datuk Pekan Ramli pense que le comité indépendant mis en place par FAM pourrait être en mesure d'enquêter sur cette affaire de manière approfondie.
- Il a exhorté la FAM à accepter la décision de la FIFA et à cesser de faire appel auprès du TAS car « les chances de gagner sont très faibles ».
- Il a fait valoir que la tentative de protéger les sept joueurs suspendus ne pouvait justifier ces actes répréhensibles.
- Contexte : La Malaisie a intégré une série de joueurs naturalisés et a battu le Vietnam 4-0 lors des qualifications pour la Coupe d'Asie 2027, puis a subi les conséquences d'un processus précipité et d'un manque de transparence.
La crise du FAM et les questions de transparence.
Selon M. Ramli, la question principale à l'heure actuelle est celle du « qui » et du « comment » dans l'ensemble du processus de naturalisation. Il s'est demandé si un comité mis en place par le FAM pouvait examiner le processus de manière indépendante et approfondie, notamment en ce qui concerne les décisions à l'origine du projet et les liens qui y sont liés. « Le FAM a mis en place un comité indépendant, mais pour l'instant, nous ignorons dans quelle mesure ce comité pourra éclaircir la situation. »
Son point de vue met l'accent sur la responsabilité : sans transparence et indépendance, les enquêtes deviennent facilement de simples formalités, manquant ainsi des occasions de corriger les défauts systémiques.
Le CAS n'est pas la solution.
M. Ramli a exhorté la FAM à se confronter à la réalité au lieu de tergiverser. Il a reconnu que le désir de protéger l'organisation est naturel, mais a soutenu qu'un appel ne ferait que gaspiller des ressources. « Si un sondage était réalisé, je pense que la majorité des gens diraient que c'est un gaspillage. Les chances de victoire de la FAM devant le TAS sont infimes. » Au lieu de concentrer tous ses efforts sur une voie étroite, il a suggéré d'accepter la décision de la FIFA afin de se concentrer sur la correction des erreurs.
7 joueurs bannis : les bonnes intentions ne justifient pas les actes répréhensibles.
Selon Ramli, même lorsque l'objectif est d'améliorer les performances, le respect des normes doit primer. Il comprend la volonté de la FAM de protéger les sept joueurs suspendus, mais « les bonnes intentions ne sauraient justifier des actes répréhensibles ». C'est là que réside la frontière entre développement rapide et développement durable : le succès à court terme ne peut se faire au détriment de risques juridiques et de réputation à long terme.
Commission indépendante et questions difficiles
M. Ramli a soulevé d'emblée les points qui nécessitaient des éclaircissements : qui a initié le projet de naturalisation ; comment s'est déroulée la procédure d'évaluation ; et si la Commission a osé enquêter sur les informations suggérant que les agents des joueurs avaient fourni de faux documents. Ce sont là des questions essentielles pour déterminer les responsabilités, combler les lacunes et éviter que cela ne se reproduise.
Selon lui, la culture du « coupable désigné » persiste dans le sport malaisien. Sans changement, les enquêtes resteront superficielles, ignorant les motivations et les mécanismes ayant conduit aux actes répréhensibles.
Contexte du match : la victoire 4-0 et le prix à payer.
Avant que la crise n'éclate, la Malaisie avait surpris les médias d'Asie du Sud-Est et d'Asie en présentant une série de joueurs naturalisés et en écrasant le Vietnam 4-0 lors des qualifications pour la Coupe d'Asie 2027. Cependant, avec le temps, les « Tigres malais » ont payé le prix de leur approche précipitée, des failles dans leur règlement et de leur manque de transparence. Ce qui avait commencé comme un tremplin vers le succès s'est transformé en une épreuve de gouvernance et de conformité.
Impact et orientation
M. Ramli a proposé non pas d'abandonner, mais d'opter pour la voie la plus rapide vers le redressement : accepter la décision de la FIFA, renoncer à l'appel devant le TAS et privilégier une enquête approfondie et transparente. Seul un processus clair et responsable permettra de restaurer la confiance du public et de remettre le football malaisien sur la voie du développement.


