La FIFA publie les témoignages de sept joueurs malaisiens naturalisés.
Un document de 63 pages de la FIFA révèle que sept joueurs naturalisés ont tous suivi les instructions de leurs agents ; la FIFA affirme que son intégrité a été compromise, rejette les appels et élargit l’enquête.
La FIFA a publié un document de 63 pages révélant les témoignages de sept anciens joueurs de l'équipe nationale malaisienne dans le cadre de l'enquête sur la falsification de documents de citoyenneté. Tous affirment avoir uniquement soumis leurs demandes sur instruction de leurs représentants et n'avoir ni participé directement au processus, ni compris sa procédure. La FIFA a souligné que l'utilisation de documents invalides portait gravement atteinte à l'intégrité et à la transparence du football international et a rejeté tous les appels de la Fédération malaisienne de football (FAM) et des joueurs.

Points clés : le dénominateur commun est le représentant.
Les témoignages révèlent un schéma commun : une dépendance totale à un représentant pour la préparation et le dépôt des documents. Voici un résumé des points clés pour chaque personne :
| Joueur | Points clés du témoignage |
|---|---|
| Gabriel Palmero Arrocha | Elle a d'abord cru à tort que sa grand-mère était née en Espagne, avant de se corriger et de reconnaître qu'elle était née en Malaisie ; elle a admis ne pas avoir vérifié attentivement les documents fournis par son père et son représentant. |
| Facundo Garces | L'opportunité de jouer pour la Malaisie lui est venue de l'agent Federico Raspanti ; les véritables origines de sa famille n'ont pas été vérifiées. |
| Rodrigo Holgado | Il considère le fait de jouer pour la Malaisie comme « une opportunité de carrière ». |
| Imanol Machuca | J'ai soumis la demande conformément aux instructions de mon représentant, sans avoir connaissance d'aucune irrégularité. |
| João Figueiredo Brandão | De même : suivez les instructions de l'agent sans vérifier les détails. |
| Jon Irazabal | Le joueur de Johor Darul Ta'zim a fait entièrement confiance à son agent, omettant de vérifier l'authenticité des documents malgré la signature d'une confirmation de lien de parenté avec un ressortissant malaisien. |
| Hector Hevel | Le joueur de Johor Darul Ta'zim a déclaré qu'il n'avait fait que suivre les instructions et qu'il avait signé les documents confirmant ses liens de parenté avec la Malaisie. |

Position de la FIFA et évolutions juridiques.
La FIFA a affirmé que, même si les joueurs n'avaient pas participé directement à la falsification, l'utilisation de documents invalides avait « gravement porté atteinte à l'intégrité du football ». C'est sur ce fondement que la Commission d'appel a rejeté l'intégralité de l'appel interjeté par la FAM et les joueurs.
L'agence a demandé l'ouverture d'une enquête approfondie concernant le secrétaire général de la FAM, ainsi que deux agents agréés par la FIFA, Nicolás Puppo et Frederico Moraes. La FIFA a également annoncé sa coopération avec les autorités du Brésil, d'Argentine, des Pays-Bas, d'Espagne et de Malaisie, la falsification de documents pouvant constituer une infraction pénale.
Impact et prochaines étapes
De nouveaux développements ont fait entrer l'affaire dans une phase juridique plus approfondie, axée sur le rôle des personnes et des organisations impliquées dans la procédure de demande. La Fédération malaisienne de football a confirmé son intention de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport suite à la décision de la FIFA concernant sept joueurs ayant falsifié des documents de naturalisation.

L'attention se porte actuellement sur trois points : la décision de la FIFA de rejeter l'appel, la demande d'élargissement de l'enquête aux parties concernées et la coordination avec les autorités de plusieurs pays. L'évolution de la situation dépendra de l'avancement de l'enquête et de la procédure d'appel annoncée par la FAM.


