Le G7 ignore la question du changement climatique pour éviter un conflit avec les États-Unis.
La réunion du G7 sur l'environnement a débuté à Paris le 23 avril, mais le changement climatique a été retiré de l'ordre du jour afin d'éviter de profonds désaccords avec les États-Unis.

Selon l'AFP du 23 avril, la ministre française de la Transition écologique et solidaire, Monique Barbut, a déclaré que la conférence environnementale du G7, d'une durée de deux jours, se concentrerait sur des « questions moins controversées ». L'objectif est d'apaiser le membre le plus important et le plus puissant du groupe.
« Nous avons choisi de ne pas aborder directement la question climatique car la position des États-Unis sur ce sujet est déjà très claire », a déclaré le ministre français de la Transition écologique. « Nous voulons privilégier l’unité du G7, et notamment préserver ce forum. »
Depuis son retour au pouvoir en 2025, l'administration du président Donald Trump a retiré les États-Unis des accords internationaux sur le changement climatique tout en assouplissant la réglementation environnementale nationale.
La France, l'Italie, le Canada, le Japon, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont tous dépêché un ministre de l'Environnement à la réunion du G7. De son côté, Washington a envoyé Usha-Maria Turner, directrice adjointe de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), en tant que représentante.
Selon le ministère français de l'Écologie, les délégués au sommet environnemental du G7 orienteront leurs discussions vers des sujets tels que la conservation des océans, le financement de la biodiversité et la lutte contre la désertification.
La décision de marginaliser les questions climatiques a suscité une vive opposition de la part des militants écologistes. Gaia Febvre, représentante du Réseau Action Climat, a déclaré : « Un groupe du G7 qui n’avance qu’au rythme des États-Unis ne peut prétendre répondre à la crise du siècle. »
« Céder aux pressions compromet l’action collective et prive le groupe de son potentiel de leadership », a déclaré Gaia Febvre à l’AFP.
Il est à noter que cet événement s'est déroulé quelques jours seulement avant une réunion en Colombie rassemblant plus de 50 pays. Il s'agissait de la première conférence mondiale consacrée à la sortie progressive des énergies fossiles, principale cause du changement climatique.
La France pilote actuellement une initiative visant à mobiliser des fonds publics et privés pour la protection de la biodiversité. Le pays espère obtenir le soutien des autres nations du G7. Selon des sources proches de l'AFP, le ministère français de l'Écologie prévoit d'annoncer un financement de 800 millions de dollars pour les parcs nationaux d'une vingtaine de pays africains.
Par ailleurs, le Sommet du G7 sur l'environnement devrait également aboutir à une déclaration politique sur la sécurité et la désertification. Les sessions consacrées aux océans viseront à renforcer les alliances en vue de la protection des aires marines protégées.


