Les prix du pétrole ont baissé et les marchés boursiers asiatiques ont progressé dans l'espoir d'un accord commercial entre les États-Unis et l'Iran.
Dans l'après-midi du 25 mai, les marchés boursiers asiatiques ont uniformément progressé, tandis que les prix mondiaux du pétrole brut ont chuté brutalement d'environ 5 % suite à des signaux optimistes concernant un accord entre les États-Unis et l'Iran pour rouvrir la voie maritime vitale du détroit d'Ormuz.

Le fait que Washington et Téhéran soient sur le point de conclure un accord pour mettre fin au conflit a eu un effet positif immédiat sur l'économie mondiale. Auparavant, ce conflit, qui avait éclaté fin février, avait entraîné le blocus du détroit d'Ormuz, provoquant une flambée des prix de l'énergie et des craintes d'inflation.
Lors de la séance de l'après-midi du 25 mai (heure vietnamienne), les prix du pétrole brut ont fortement chuté. Plus précisément, le Brent de la mer du Nord a reculé à 98,36 dollars le baril (en baisse de 5 %), tandis que le WTI américain a diminué de 5,4 % pour s'établir à 91,42 dollars le baril.
Contrairement au marché de l'énergie, les marchés boursiers asiatiques ont clôturé la semaine en forte hausse. Le fait marquant a été la progression de l'indice Nikkei 225 à Tokyo (Japon), qui a bondi de 2,9 %, franchissant pour la première fois de son histoire la barre des 65 000 points. Les bourses de Shanghai, Taipei, Manille, Singapour, ainsi que celles de Francfort et de Paris en Europe, ont toutes enregistré des gains à l'ouverture.
Le principal moteur du marché réside dans les progrès réalisés lors des négociations. S'exprimant à New Delhi, en Inde, le 25 mai, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a indiqué qu'un accord pourrait être annoncé dès aujourd'hui.
Auparavant, le président américain Donald Trump avait également déclaré que les négociations en cours étaient constructives, tout en demandant aux représentants américains de ne pas précipiter les choses. Néanmoins, le processus de paix se heurte encore à plusieurs obstacles majeurs, notamment le traitement des stocks d'uranium enrichi iraniens, le déblocage des avoirs gelés et la possibilité d'inclure le Liban dans l'accord global.
Outre le point chaud du Moyen-Orient, les investisseurs mondiaux portent cette semaine une attention particulière à l'indice des dépenses de consommation personnelle (PCE), la mesure de l'inflation la plus importante de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui devrait être publiée le 28 mai.


