Le prix du pétrole brut dépasse les 100 dollars le baril, tandis que les prix mondiaux du soja atteignent leur plus haut niveau en deux ans.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont fait grimper les prix du pétrole brut Brent à 103,14 dollars le baril, déclenchant une forte hausse des investissements dans l'agriculture et les matières premières à l'échelle mondiale.
Le risque de perturbations de la chaîne d'approvisionnement énergétique dans le détroit d'Ormuz engendre une forte volatilité sur les marchés des matières premières. Le prix du pétrole brut a officiellement franchi la barre des 100 dollars le baril la semaine dernière, incitant à une réorientation des investissements vers les matières premières et les produits agricoles. L'indice MXV a clôturé la semaine en hausse de près de 1,7 %, à 2 837 points.
Le marché mondial de l'énergie s'échauffe en raison des tensions géopolitiques.
Les données de la Bourse des matières premières du Vietnam (MXV) montrent que les cours mondiaux du pétrole ont poursuivi leur hausse pour la deuxième semaine consécutive. À la clôture du 13 mars, le Brent a progressé de 11,3 % pour atteindre 103,14 dollars le baril, tandis que le WTI s'est établi à 98,7 dollars le baril, en hausse de 8,6 % par rapport à la semaine précédente.
L'annonce de la nomination du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a créé des tensions sur les marchés. Dès son premier discours, il a affirmé sa volonté de maintenir une position ferme concernant le détroit d'Ormuz, voie de navigation stratégique par laquelle transite environ 20 % du commerce mondial de pétrole. Cette déclaration a suscité des inquiétudes quant aux risques de perturbations des approvisionnements énergétiques en provenance directe de la région du Golfe.

Pour atténuer la pression sur les prix, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a proposé un plan visant à libérer 400 millions de barils de pétrole provenant des réserves stratégiques des États-Unis et des pays du G7. Cependant, les analystes estiment que cette mesure a peu de chances de compenser entièrement les risques géopolitiques actuels.

Fluctuations des prix intérieurs des carburants et rôle du Fonds de stabilisation des prix.
Sur le marché vietnamien, le ministère de l'Industrie et du Commerce et le ministère des Finances ont procédé à plusieurs ajustements des prix de détail de l'essence et du diesel afin de suivre de près l'évolution de la situation internationale. Après une forte hausse le 11 mars, avec une augmentation de 1 300 à 2 000 VND/litre pour l'essence, les prix se sont rapidement redressés grâce à l'intervention du Fonds de stabilisation des prix (BOG).
Concrètement, suite à l'utilisation du fonds de stabilisation des prix à hauteur de 4 000 à 5 000 VND/litre, les prix de l'essence et du diesel ont sensiblement baissé. Depuis l'ajustement des prix du 7 mars, le kérosène a diminué de plus de 8 100 VND/litre, l'essence et le diesel E5 RON 92 d'environ 3 000 VND/litre, et l'essence RON 95 d'environ 1 500 VND/litre. En fin de semaine, le niveau de base des prix à la pompe s'était stabilisé.

Les prix des produits agricoles ont atteint leur plus haut niveau en deux ans en raison des perturbations des chaînes d'approvisionnement.
Sur le marché agricole mondial, les prix du soja ont augmenté de plus de 2 %, atteignant leur plus haut niveau en deux ans. Cette hausse s'explique principalement par les difficultés rencontrées par le Brésil, premier exportateur mondial, en matière de quarantaine phytosanitaire dans ses ports, ce qui engendre de graves problèmes de logistique.
Par ailleurs, la demande accrue d'huiles végétales utilisées dans les biocarburants, elle-même alimentée par la hausse des prix du pétrole brut, soutient également les prix. Aux États-Unis, l'Agence de protection de l'environnement (EPA) envisage de relever son objectif de production de carburants renouvelables pour 2026 à un niveau record de 5,4 milliards de gallons. Le marché est également attentif aux négociations commerciales sino-américaines qui se tiennent à Paris et qui devraient déboucher sur d'importantes commandes agricoles dans un avenir proche.


