Les prix du sucre ont baissé pour la quatrième séance consécutive, tandis que le soja a atteint son plus bas niveau en cinq jours.
L'abondance des approvisionnements en sucre en provenance du Brésil, de l'Inde et de la Thaïlande exerce une forte pression à la baisse sur les prix, tandis que la demande chinoise s'affaiblit. Les prix du soja baissent également en raison de la faible demande.
Les prix mondiaux du sucre continuent de chuter.
Selon la Bourse des matières premières du Vietnam (MXV), les prix mondiaux du sucre ont enregistré leur quatrième jour consécutif de baisse le 18 décembre. Plus précisément, le prix du sucre 11 carats a diminué.1,9%Les prix sont tombés à 319 dollars la tonne, tandis que les prix du sucre blanc ont encore baissé.1,5%Les prix ont chuté à 415 dollars la tonne. La pression à la vente s'explique principalement par des signaux positifs concernant l'offre en provenance des principaux pays producteurs.
Approvisionnement mondial abondant
Au Brésil, la région Centre-Sud est entrée dans la saison des pluies après la période de pointe. Bien que la quantité totale de canne à sucre broyée ait légèrement diminué, la production cumulée de sucre jusqu'à fin novembre a tout de même augmenté de 1,1 % par rapport à la même période l'an dernier, atteignant près de 39,9 millions de tonnes. Les prévisions pour la production totale de la campagne agricole 2025-2026 tablent sur plus de 40 millions de tonnes.
En Inde, des précipitations favorables devraient accroître la production de sucre de 25 % lors de la campagne 2025-2026, pour atteindre environ 32,8 millions de tonnes. Le gouvernement a également approuvé un quota d'exportation de 1,5 million de tonnes de sucre, et ce potentiel pourrait être encore augmenté si la production est conforme aux prévisions.

Parallèlement, la production sucrière thaïlandaise devrait augmenter d'environ 12 % en 2025-2026 par rapport à l'année précédente, pour atteindre plus de 11 millions de tonnes. Cet apport supplémentaire de sucre devrait exercer une pression accrue sur les prix au premier trimestre, période durant laquelle le Brésil entre en intersaison.
Demande intérieure et marché
Du côté de la demande, les importations chinoises de sucre n'ont atteint que 440 000 tonnes en novembre, soit une forte baisse de 18,2 % par rapport à la même période l'an dernier, ce qui indique un ralentissement à court terme.
Sur le marché vietnamien, le pouvoir d'achat est assez faible. Le prix du sucre thaïlandais importé (via des circuits non officiels) oscille entre 16 200 et 17 000 VND/kg. Le sucre de la récolte précédente, provenant des usines, est vendu entre 16 600 et 16 700 VND/kg, mais sa consommation reste limitée en raison de sa qualité inférieure.
Les prix du soja poursuivent leur tendance à la baisse.
Sur le marché des produits agricoles, les prix du soja ont également poursuivi leur baisse pour la cinquième séance consécutive, perdant plus de0,5%Le prix a chuté à 386 $/tonne. Selon MXV, ce recul reflète le décalage entre les signaux de vente et la demande de consommation réelle, notamment en provenance de Chine.
Pression exercée à la fois par l'offre et la demande.
Malgré les importantes commandes à l'exportation annoncées par le ministère américain de l'Agriculture (USDA), le marché reste prudent en raison du faible pouvoir d'achat effectif de la Chine. Les entreprises chinoises privilégient la prudence et puisent dans leurs réserves nationales, ce qui freine la hausse des prix.
Parallèlement, l'offre en provenance d'Amérique du Sud continue d'exercer une pression sur le marché. L'Association nationale brésilienne des exportateurs de céréales (ANEC) a revu à la hausse ses prévisions d'exportation de soja pour décembre, les portant à 3,57 millions de tonnes. En Argentine, les prévisions pour la récolte 2025-2026 restent inchangées à 46,9 millions de tonnes, ce qui indique que l'approvisionnement à court terme n'est pas encore menacé.
Sur les marchés financiers, les capitaux spéculatifs se retirent également. Les données de la CFTC montrent que les fonds ont réduit leurs positions longues nettes, ce qui témoigne d'un manque de confiance dans la capacité de la Chine à augmenter significativement ses importations dans un avenir proche.


