La marine américaine a annulé son projet d'achat de la frégate Constellation.
Le 25 novembre, le secrétaire à la Marine, John Phelan, a annulé les plans d'achat de frégates de classe Constellation en raison de leur faible efficacité ; le programme, qui prévoyait initialement 20 navires, avait déjà signé des contrats pour 6 d'entre eux.
L'US Navy a suspendu son programme d'acquisition de frégates de classe Constellation suite à l'annonce faite le 25 novembre par le secrétaire à la Marine, John Phelan. Ce dernier a invoqué des problèmes d'efficacité pour expliquer l'incapacité à atteindre les objectifs de préparation opérationnelle et a indiqué que la Marine allait réorienter sa stratégie, délaissant ce programme pour se concentrer sur l'obtention d'un avantage décisif au combat. Un haut responsable de la Défense, cité par USNI News, a déclaré que Washington devait accélérer le développement de sa flotte pour faire face aux menaces futures.

Aperçu du programme Constellation
Selon CNN, le programme de frégates de classe Constellation s'inscrit dans la stratégie de l'US Navy pour rattraper son retard sur la flotte chinoise. La Marine américaine a passé commande auprès de Fincantieri Marine Group pour la construction de six navires, sur un objectif initial de vingt, pour un coût unitaire d'environ 1,1 milliard de dollars. Ces frégates sont présentées comme des « navires de surface de nouvelle génération », polyvalents et multifonctionnels, capables d'opérer aussi bien en haute mer que dans les eaux côtières, et assurant une présence avancée plus fiable au combat.
Les frégates de la classe Constellation ont un déplacement d'environ 7 200 tonnes, comblant ainsi l'écart entre les destroyers lance-missiles de la classe Arleigh Burke (10 000 tonnes, qui constituent l'épine dorsale de la flotte) et les navires de combat littoral (LCS) de 3 500 tonnes. L'US Navy ne dispose plus de frégates dans sa flotte depuis le désarmement de l'USS Simpson en 2015.
Tableau comparatif de base basé sur la source de données
| Type de navire | Déplacement (tonnes) | Le rôle mentionné dans la source |
|---|---|---|
| Arleigh Burke (destructeur) | 10 000 | L'épine dorsale de la flotte. |
| Constellation (navire inondable) | ~7 200 | Opérations en mer et côtières « flexibles et polyvalentes ». |
| LCS (Combat littoral) | ~3 500 | Le navire de combat littoral a été critiqué pour sa petite taille et son inefficacité. |
Déclaration officielle et ajustements proposés
Le secrétaire John Phelan a déclaré : « Je ne dépenserai pas un seul dollar si cela ne renforce pas notre capacité opérationnelle ou notre aptitude à vaincre. » Il a ajouté que la Marine est en train de repenser la manière dont elle construit et déploie sa flotte, en collaboration avec l'industrie, afin d'obtenir un avantage décisif au combat, « en commençant par un changement stratégique radical, abandonnant le programme des frégates de classe Constellation. »
Pressions quantitatives de la Chine
Les chantiers navals chinois augmentent rapidement leur production et la Chine a dépassé les États-Unis en taille de flotte il y a quelques années. Selon les estimations du Pentagone, la marine de l'Armée populaire de libération devrait disposer d'environ 400 navires d'ici la fin de l'année. L'Institut international d'études stratégiques estime qu'une cinquantaine d'entre eux seront des frégates.
Évaluer et débattre de l'efficacité des opérations de combat.
De nombreux experts ont déclaré que le programme Constellation devrait être abandonné. L'analyste Carl Schuster, ancien capitaine de la marine américaine, a affirmé que les navires Constellation représentaient un « gaspillage d'argent colossal » et ne répondaient pas aux exigences des missions, même face à des menaces de faible intensité. Il a soutenu que ces navires étaient mal protégés contre les drones, les aéronefs, les missiles et même les petites embarcations, et qu'ils « ne résisteraient pas longtemps à une guerre contre une menace de l'ampleur de celle des Houthis ».
L'analyste naval Sal Mercogliano, professeur à l'université Campbell en Caroline du Nord, classe le programme Constellation parmi les plus controversés, au même titre que le LCS. Ce dernier a été critiqué pour sa taille réduite et son inefficacité ; une enquête de ProPublica publiée en 2023 l'a qualifié de « l'un des pires gaspillages » de l'histoire des acquisitions de systèmes d'armes coûteux et inefficaces.
Leçons tirées du LCS et de l'impact du programme
Depuis 2008, l'US Navy a mis en service 35 navires de combat de la classe LCS, et deux autres sont encore en construction. ProPublica estime que le coût total du programme pourrait atteindre 100 milliards de dollars. Les navires LCS subissent fréquemment des dysfonctionnements et ne parviennent pas à assurer la flexibilité opérationnelle attendue, ce qui entraîne la mise hors service prématurée de certains d'entre eux, dont la durée de service n'est que d'environ cinq ans.
Dans ce contexte, la décision de suspendre le programme d'acquisition de Constellation témoigne de la priorité accordée par l'US Navy à la capacité opérationnelle et à l'efficacité au combat, tout en réorientant sa stratégie de développement des forces de surface. Selon USNI News, l'objectif est d'accélérer le développement de la flotte afin de faire face aux menaces futures ; toutefois, la source ne précise pas les modalités de mise en œuvre.
Perspective technique et tactique (basée sur les données sources)
- Lacune en matière de forces : La frégate d'environ 7 200 tonnes est conçue pour combler l'espace intermédiaire entre un destroyer de 10 000 tonnes et un LCS de 3 500 tonnes.
- Capacités attendues : présence avancée accrue, opérations efficaces en mer et près des côtes (telles que décrites par la Marine pour le programme Constellation).
- Limitations constatées : les capacités de défense contre les drones, les aéronefs, les missiles et les petits navires sont discutables (selon l’évaluation de Carl Schuster).
- Risques liés au programme : tirer les leçons du LCS concernant les coûts élevés, la faible efficacité et la fiabilité opérationnelle.
Globalement, la décision de l'US Navy témoigne de sa priorité accordée à la restructuration de ses forces de surface, axée sur l'efficacité opérationnelle et la rapidité de déploiement, face à la pression numérique persistante de la Chine. La source citée ne fournit pas de détails supplémentaires concernant d'éventuelles options alternatives ou des ajustements aux exigences tactiques et techniques.


