L'efficacité de la formation professionnelle en vulgarisation agricole.

February 26, 2014 22:13

(Baonghean) – Conformément à la décision n° 1956/TTg du Premier ministre et à la décision n° 3864/QD-UBND, la formation professionnelle des agriculteurs a été intensifiée ces dernières années. Chaque année, des dizaines de sessions sont organisées localement par le biais des services de vulgarisation agricole, des associations d’agriculteurs et des centres de formation professionnelle, et des centaines d’agriculteurs y participent. Ces formations permettent d’améliorer les compétences en élevage et en culture. Les agriculteurs appliquent les connaissances acquises à la production, ce qui accroît la productivité et l’efficacité des cultures et de l’élevage et contribue à améliorer leurs conditions de vie.

M. Ho Nghia Ninh, habitant du hameau n° 2 de la commune de Quynh Minh, possède 4 sao (environ 0,4 hectare) de terre qu'il cultive, avec cinq récoltes par an. Avant même d'aller à l'école, sa famille cultivait déjà des légumes. Après avoir appris les techniques de culture maraîchère sans danger lors d'une formation professionnelle organisée par le service de vulgarisation agricole du district, il a appliqué avec succès ces méthodes à ses propres champs. Il en a résulté une augmentation des rendements, une réduction des coûts de production et, surtout, une meilleure organisation et gestion de la production. Avec ses voisins, il s'est regroupé en coopérative, établissant un règlement pour le contrôle et la gestion de l'utilisation des pesticides, un calendrier de semis précis et le respect des consignes du chef de groupe. Ce système de semis programmé, qui optimise l'approvisionnement en légumes en période de pénurie, s'est avéré très efficace. Chaque récolte rapporte à sa famille et à la coopérative un bénéfice supérieur d'environ 15 à 20 % par rapport aux méthodes traditionnelles.

M. Le Dinh Thuong, habitant du hameau de Son Thanh, commune de Hung Thanh, a commencé l'élevage de poulets en plein air en 2011, mais les résultats étaient peu concluants. En 2013, après avoir suivi une formation en aviculture organisée par le Centre provincial de vulgarisation agricole et acquis une solide maîtrise des aspects scientifiques et techniques, il a investi des fonds dans le développement de son exploitation. Grâce à cet investissement, il a vendu plus de 3 000 poulets de chair cette année-là, réalisant un bénéfice de plusieurs centaines de millions de dongs. Il affirme avec confiance que le taux de survie de ses volailles dépasse désormais les 95 % et qu'il maîtrise toutes les maladies aviaires. Il se concentre maintenant sur l'élevage de reproducteurs et de poulets de chair, faisant de l'aviculture la principale source de revenus de sa famille.

Parallèlement, la famille de Mme Dang Thi Tan, dans la ville de Yen Thanh, s'est lancée dans la culture des champignons en 2012. Grâce à un hangar de 100 m², ils gagnent entre 6 et 7 millions de dongs par saison avec la culture de champignons de Paris, de pleurotes, etc. Selon Mme Tan, la culture des champignons est un nouveau métier qui exige le strict respect des techniques. Au départ, c'était une activité peu familière, mais ils y sont désormais habitués. C'est un travail moins pénible que l'agriculture, mais plus rémunérateur. Actuellement, le district de Yen Thanh compte plus de 100 familles pratiquant la culture des champignons. En 2014, le district tout entier s'est fixé pour objectif d'atteindre une production de 500 tonnes.

Nous avons rendu visite à M. Nguyen Dinh Lan, dans le hameau n° 2 de la commune de Dien An, district de Dien Chau. M. Lan nous a expliqué qu'en 2010, il avait suivi une formation professionnelle en élevage, maîtrisé les techniques et développé l'élevage comme principale activité familiale. Chaque année, il vend trois lots de porcs d'environ deux tonnes chacun, réalisant un bénéfice de 40 à 50 millions de dongs. Constatant l'efficacité de la formation, il a encouragé sa femme et ses enfants à suivre des cours, et aujourd'hui, trois membres de sa famille sont formés à l'élevage. D'abord stagiaire, il est devenu vétérinaire dans son hameau grâce à une solide formation et une pratique intensive. Il soigne lui-même les maladies porcines courantes et ne consulte le vétérinaire communal qu'en cas de maladie grave. Grâce à son expertise dans la planification et la sélection de bonnes races de porcs, ses animaux se vendent toujours à un prix supérieur à celui du marché. Actuellement, le prix du marché se situe entre 38 000 et 40 000 VND/kg, tandis que ses porcs se vendent à 42 000 VND/kg. Selon lui, il a obtenu ces résultats en appliquant les connaissances acquises lors de sa précédente formation en élevage porcin.

D'après un rapport du Centre provincial de vulgarisation agricole, ce dernier a organisé en 2013 30 formations professionnelles à destination des agriculteurs de toute la province, réunissant plus de 900 participants. Ces formations portaient sur six métiers : la production maraîchère durable, la culture du thé, la culture des champignons, l'élevage porcin, l'élevage avicole et la pisciculture traditionnelle. Axés sur les besoins concrets des agriculteurs, les programmes de formation ont été très bien accueillis. Dispensée selon une approche pratique, avec des exercices réalisés directement dans les champs et à domicile, la formation a permis aux participants d'assimiler et d'appliquer rapidement les compétences acquises. Au total, 85 % des stagiaires ont mis en pratique leurs connaissances, 70 % ont obtenu des rendements supérieurs à ceux obtenus avant la formation et 50 % ont vu leurs revenus augmenter grâce à ces nouvelles compétences. Ces résultats sont encourageants pour la formation professionnelle des agriculteurs.

Selon M. Cao Xuan Tuan, directeur adjoint du Centre provincial de vulgarisation agricole, la demande de formation professionnelle locale est actuellement très forte, d'après les résultats des années précédentes. Cependant, faute de financement suffisant, le centre ne peut ouvrir cette année que 10 classes, avec un budget de 500 millions de VND (contre 20 classes ouvertes en 2013 avec 1 milliard de VND). M. Tuan espère augmenter le budget afin de répondre aux besoins des agriculteurs. Par ailleurs, il est nécessaire de développer la formation professionnelle pour satisfaire les besoins actuels de développement des zones rurales et soutenir le mouvement de revitalisation rurale.

Monsieur Tuan

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L'efficacité de la formation professionnelle en vulgarisation agricole.
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