Plus de 2 milliards de personnes dans le monde souffrent de la faim chaque année.
(Baonghean.vn) - Lundi 15 juin, lors de la cérémonie de nomination de la reine Letizia, Ambassadrice spéciale pour la nutrition, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a une fois de plus démontré sa détermination à « renforcer les actions visant à briser le cercle vicieux » de la malnutrition, en particulier en ce qui concerne la « faim cachée » dans le monde.
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| La FAO démontre une fois de plus sa détermination dans la lutte contre la malnutrition. (Photo AP) |
D'après un rapport de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 795 millions de personnes dans le monde souffrent de malnutrition chaque année. Parmi elles, près de 3 millions d'enfants de moins de 5 ans et 6,3 millions d'enfants meurent chaque année de malnutrition. Or, une situation très alarmante se dessine actuellement à l'échelle mondiale : l'augmentation des cas de « faim cachée », une carence en vitamines et minéraux qui affecte indirectement la santé et le bien-être des populations.
D'après une étude de la FAO, plus de deux milliards de personnes dans le monde souffrent de carences en vitamines et minéraux tels que le zinc, l'iode, le fer et les vitamines A et B. Ces carences entraînent un affaiblissement du système immunitaire et une plus grande vulnérabilité aux maladies. Des études ont également démontré que les carences en vitamines et minéraux sont associées à une augmentation de la mortalité, un affaiblissement du système immunitaire et des répercussions négatives sur la santé mentale, notamment chez les mères et les nouveau-nés.
Les chercheurs constatent que, comparativement à la 2e Conférence internationale sur la nutrition qui s'est tenue à Rome en octobre 2014, les progrès dans la lutte contre la malnutrition demeurent inégaux et modestes, notamment en Afrique de l'Ouest. De plus, le renforcement des programmes de sécurité alimentaire pourrait avoir des conséquences négatives, comme la réduction de la diversité du marché alimentaire ou la hausse des prix de certains produits, les rendant inaccessibles à certaines catégories de la population.
Par conséquent, la communauté internationale doit mettre en place un programme durable de sécurité alimentaire, de nutrition et d'agriculture. Les principaux donateurs, tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l'Irlande, doivent revoir leur aide au développement et adopter des stratégies multisectorielles pour soutenir les pays les moins avancés.
Chu Thanh – selon Le Monde du 15 juin



