L'Iran annonce une voie maritime alternative via le détroit d'Ormuz.
Le matin du 9 avril, l'Iran a officiellement annoncé des itinéraires alternatifs pour les navires traversant le détroit stratégique d'Ormuz, invoquant le risque posé par les champs de mines restants dans la zone centrale de cette voie maritime vitale.

Cette décision intervient alors que Téhéran vient d'accepter de rouvrir temporairement le détroit d'Ormuz – par lequel transite jusqu'à un cinquième de la production mondiale de pétrole – dans le cadre d'un engagement pris lors d'un cessez-le-feu de deux semaines avec Washington.
Les médias locaux, citant une déclaration officielle du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI), ont rapporté : « Il est conseillé à tous les navires ayant l'intention de traverser le détroit d'Ormuz de prendre note, afin de se conformer aux principes de sécurité maritime et d'éviter le risque de collision avec des mines... les navires doivent emprunter des routes alternatives à l'intérieur du détroit. »
Parallèlement à cette annonce, les autorités iraniennes ont également publié des directives détaillées sur les itinéraires alternatifs sûrs permettant aux navires de marchandises d'entrer et de sortir du pays.
Cette annonce est intervenue peu après la conclusion d'un cessez-le-feu de 14 jours entre les États-Unis et l'Iran, dans la nuit du 7 au 8 avril (heure locale). Il est à noter que cet accord fragile a été établi moins d'une heure avant l'expiration du délai fixé par le président américain Donald Trump, qui menaçait de lancer une offensive militaire contre la République islamique si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz.
Auparavant, le blocus par Téhéran de cette voie maritime cruciale depuis début mars avait mis en alerte la chaîne d'approvisionnement énergétique mondiale et provoqué une flambée des prix du pétrole.


