L'Iran a proposé de transférer son stock d'uranium hautement enrichi à la Russie en échange de la paix.
L'Iran serait disposé, selon certaines informations, à transférer plus de 400 kg d'uranium hautement enrichi à la Russie et à geler son programme nucléaire afin de parvenir à un accord de paix avec les États-Unis.
D'après la chaîne de télévision saoudienne Al Hadath, un document divulgué révèle que l'Iran a transmis une nouvelle proposition de paix aux États-Unis par l'intermédiaire du Pakistan. Dans cette proposition, Téhéran se dit prêt à céder la totalité de son stock d'uranium hautement enrichi à la Russie en échange de la levée des sanctions et de la stabilisation de la région.
Conditions pour le gel du programme nucléaire iranien
Plus précisément, l'Iran a proposé un gel à long terme de son programme nucléaire. Cependant, le pays a exigé que son stock d'uranium enrichi soit transféré à Moscou et non à Washington. Tout en se montrant disposé à faire des compromis sur le stockage de ce matériau, Téhéran est resté inflexible quant à la possibilité d'un démantèlement complet de son infrastructure nucléaire.

Selon les données de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran possède actuellement plus de 400 kg d'uranium enrichi à 60 %. Techniquement, l'uranium enrichi à 20 % ou plus est qualifié de « hautement enrichi », et lorsqu'il atteint 90 %, il est apte à la fabrication d'armes nucléaires.
Réaction de la Russie et préparatifs de Moscou
La Russie a réaffirmé à plusieurs reprises son rôle de médiateur dans la résolution du différend nucléaire. Le président Vladimir Poutine a récemment déclaré que Moscou était prêt à reprendre le contrôle des stocks d'uranium iraniens, comme ce fut le cas en 2015. Il a souligné que la confiance entre Téhéran et Moscou constituait un fondement essentiel pour ces solutions techniques en matière de sécurité.
Développements militaires et économiques connexes dans la région
Parallèlement à ses efforts en matière de diplomatie nucléaire, l'Iran a officiellement créé l'Administration du détroit du Golfe persique (PGSA). La mission principale de cet organisme est de superviser les activités maritimes et la sécurité dans le détroit d'Ormuz, l'une des voies de transport pétrolier les plus importantes au monde.
Du côté américain, le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a annoncé une nouvelle prolongation de 30 jours des dérogations aux sanctions concernant l'expédition et la vente de pétrole brut russe déjà chargé à bord de navires. Cette décision vise à aider les pays vulnérables à accéder à l'énergie et à atténuer les pressions liées à la volatilité du marché pétrolier mondial.
Dans un contexte de dynamiques géopolitiques complexes, les partenariats stratégiques entre la Russie et des partenaires comme la Chine atteignent également de nouveaux sommets, créant des répercussions importantes sur le paysage sécuritaire international.


