L'Iran ordonne des négociations nucléaires avec les États-Unis.
Le président iranien Massoud Pezeshkian a ordonné l'ouverture de négociations nucléaires avec les États-Unis, selon les médias locaux. Cette décision intervient après les récentes menaces du président Donald Trump de représailles en cas d'échec des négociations.

Suite à la ferme réaction du gouvernement iranien aux manifestations antigouvernementales qui ont atteint leur apogée le mois dernier, la Maison Blanche a menacé d'une action militaire et a ordonné le déploiement d'un groupe aéronaval au Moyen-Orient.
Selon l'agence de presse Fars, le président Pezeshkian a ordonné l'ouverture de négociations avec les États-Unis concernant le programme nucléaire iranien.
Selon deux sources citées par le site d'information américain Axios, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, devrait rencontrer l'envoyé américain Steve Witkoff à Istanbul pour discuter d'un éventuel accord.
Dans une interview accordée à CNN le 1er février, le ministre des Affaires étrangères, Araghchi, a souligné le consensus sur la question fondamentale : « Le président Trump affirme qu’il n’y a pas d’armes nucléaires, et nous sommes entièrement d’accord. Ce serait un accord très avantageux. » Il a toutefois ajouté : « En contrepartie, nous attendons la levée des sanctions. »
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré que Téhéran finalisait les méthodes et le cadre des négociations pour les prochains jours.
La Turquie mène les efforts diplomatiques pour désamorcer les tensions.
Des responsables iraniens, dont le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, ont averti que toute attaque américaine déclencherait une « guerre régionale ».
Sur le plan intérieur, l'Iran est confronté à une pression importante due aux manifestations qui ont éclaté fin décembre 2025 en raison de difficultés économiques.
Outre la confrontation avec les États-Unis, les relations entre l'Iran et l'Europe se détériorent rapidement. L'Union européenne (UE) a inscrit le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI) sur sa liste des organisations terroristes. En réponse, le 1er février, les parlementaires iraniens ont imposé une désignation similaire aux forces armées des pays européens.
Le Royaume-Uni et l'UE viennent également d'annoncer de nouvelles sanctions visant des responsables iraniens impliqués dans la répression des manifestants.


