Israël n'a pas encore approuvé la proposition américaine concernant le plan pour Gaza.
Le plan pour Gaza, soutenu par les États-Unis, n'a pas encore reçu l'approbation d'Israël. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que Tel-Aviv avait transmis ses observations, tandis que le Hamas a réaffirmé son engagement envers la feuille de route publiée par le Conseil de paix.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que son pays n'avait pas approuvé le plan pour Gaza soutenu par les États-Unis.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le soir du 4 août, Benyamin Netanyahou a évoqué les efforts de l'administration Trump pour inciter le Hamas à désarmer et à démilitariser la bande de Gaza. « Nous examinons cette question. Ils nous ont transmis un projet. Nous ne l'avons pas approuvé ; ce n'est pas notre projet. Nous avons fait part de nos observations », a-t-il déclaré.

Cette déclaration a été publiée à la suite d'une réunion entre le Conseil de paix et Netanyahu le 3 août. Lors de cette réunion, Israël a reçu des assurances concernant le retrait des troupes. En conséquence, les troupes israéliennes ne devraient quitter leurs positions actuelles à Gaza qu'après le désarmement complet du Hamas.
Le Hamas réaffirme son engagement envers le plan pour Gaza.
Alors qu'Israël continue d'examiner son plan pour Gaza, le Hamas a réaffirmé le 5 août son engagement envers la feuille de route annoncée la semaine précédente.
La feuille de route prévoit notamment le désarmement du Hamas. En contrepartie, Israël retirerait ses forces de la bande de Gaza. Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré que le groupe restait attaché aux termes de l'accord conclu avec les médiateurs et le Conseil de paix.
Le Hamas a également appelé Washington et Nickolay Mladenov à faire pression sur Israël. Mladenov est le représentant de haut rang du Conseil de paix de Gaza. Selon le Hamas, Israël doit respecter l'accord pour que des mesures concrètes puissent être mises en œuvre.
Parallèlement, Netanyahu subit la pression de l'aile droite de la coalition au pouvoir. Deux ministres d'extrême droite ont réclamé un nouveau vote sur le plan pour Gaza.
Les deux ministres ont fait valoir que le contenu actuel ne reflète pas ce que le cabinet israélien a approuvé.
Tal Elovits, chercheur à l'Institut Molad, estime qu'il est peu probable qu'Israël abandonne complètement le plan parrainé par les États-Unis. Selon lui, Tel-Aviv subit une pression internationale croissante.
S'exprimant le 5 août, Netanyahu a continué de souligner l'importance de sa relation avec le président Trump. Il a qualifié le dirigeant américain de l'un des plus grands amis d'Israël à la Maison Blanche.
Les troupes israéliennes poursuivent leurs opérations à Gaza.
Le même jour, le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a annoncé que les forces israéliennes continueraient d'opérer dans la bande de Gaza.

Selon Zamir, l'armée israélienne a considérablement affaibli le Hamas. Elle poursuivra également la traque des responsables de l'attentat du 7 octobre 2023.
Les médias israéliens ont rapporté que l'armée a reçu l'ordre de durcir la procédure d'autorisation des frappes à Gaza. Selon la nouvelle réglementation, les frappes doivent être autorisées par le chef d'état-major. Une exception est prévue si les soldats israéliens sont confrontés à un danger immédiat. Auparavant, seule l'approbation du commandant régional était requise.
Interrogée à ce sujet, l'armée israélienne a déclaré que la question relevait de la compétence politique. Le cabinet du Premier ministre Netanyahu s'est refusé à tout commentaire.

Le conflit de Gaza a éclaté suite à une attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Selon les statistiques de l'AFP, basées sur les chiffres officiels israéliens, 1 221 personnes ont été tuées. Les militants ont également pris 251 otages.
La campagne militaire israélienne à Gaza a par la suite fait plus de 73 000 morts, selon les autorités sanitaires du territoire. Les Nations Unies ont jugé ces chiffres fiables.


