Israël estime que l'Iran est prêt à « se battre jusqu'au bout ».
Malgré les frappes aériennes intenses menées par les États-Unis et Israël, l'Iran serait en mesure de maintenir sa stabilité intérieure et d'être préparé à une guerre totale.

Selon RIA Novosti, le 18 mars, le Washington Post, citant un télégramme de l'ambassade américaine à Jérusalem, a rapporté qu'Israël considère l'Iran comme étant actuellement prêt à « se battre jusqu'au bout », malgré la mort du guide suprême Ali Khamenei et les frappes aériennes continues visant son territoire.
D’après cette publication, la résilience du gouvernement de Téhéran est l’un des facteurs que l’administration du président Donald Trump semble avoir sous-estimés dans le conflit actuel. Le télégramme de l’ambassade américaine souligne : « Selon l’évaluation d’Israël, l’Iran ne fléchit pas et est prêt à se battre jusqu’au bout. »
Le document révèle également qu'Israël s'attendait à ce que la mort de Khamenei provoque le chaos au sein du pouvoir iranien. Cependant, ces derniers jours, la stabilité du régime iranien s'est avérée manifeste, comme en témoigne sa capacité à lancer des missiles balistiques « où bon lui semble ».
Faisant écho aux inquiétudes concernant les inexactitudes des prévisions, CNN, citant ses propres sources, a rapporté que Washington avait sous-estimé l'efficacité des drones iraniens.
« Les États-Unis n'étaient pas préparés à l'ampleur de la menace que représentent les drones », a déclaré CNN.
Selon les médias, les États-Unis ont sous-estimé l'efficacité de ces attaques, malgré la prise en compte de l'expérience du conflit en Ukraine, où les drones ont joué un rôle crucial. Un responsable américain a révélé que l'armée met tout en œuvre pour accélérer l'acquisition et la modernisation des technologies anti-drones. Cependant, le principal obstacle réside actuellement au Congrès américain, qui n'a pas encore débloqué les fonds nécessaires en temps voulu.
Plus tôt ce mois-ci, des rapports ont indiqué que la défense aérienne américaine était incapable de contrer efficacement le drone Shahed. Cette menace a été reconnue par le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, et le chef d'état-major des armées, le général Dan Kane. Selon Bloomberg, le secrétaire à l'Armée de terre, Daniel Driscoll, a confirmé la semaine dernière que Washington avait déployé 10 000 drones intercepteurs (testés en Ukraine) dans la région.
La campagne militaire américano-israélienne contre l'Iran entre dans sa troisième semaine, marquée par des échanges de tirs continus. Tel-Aviv affirme que sa priorité absolue est d'empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire. De son côté, Washington menace de détruire les capacités militaires iraniennes et appelle le peuple iranien à renverser le régime. Téhéran maintient sa position de légitime défense et déclare ne voir aucune raison de reprendre les négociations.


