Pas d'augmentation des pénalités pour les déclarations fiscales incorrectes.
La Commission permanente de l'Assemblée nationale a rejeté la proposition de certains députés visant à alourdir les sanctions pour fraude fiscale, préférant maintenir les sanctions prévues par le projet de loi sur l'administration fiscale. Cette question a été soulevée par les membres de la Commission permanente lors d'un débat le matin du 15 août, suite à la présentation d'un compte rendu des recommandations de la Commission des finances et du budget, à l'issue de sa 3e session, concernant la loi sur l'administration fiscale.
Selon un rapport de la Commission des finances et du budget, certains députés de l'Assemblée nationale ont proposé d'augmenter les sanctions pour les déclarations fiscales incorrectes entraînant un manque à gagner fiscal ou une augmentation du montant des impôts remboursés (éventuellement 2 à 3 fois supérieur à celui prévu dans le projet de loi) ; de porter la pénalité pour les déclarations incorrectes à 50 % ; et de fixer la pénalité générale pour les déclarations incorrectes à 10 %.
Toutefois, le Comité permanent des finances et du budget et de nombreux membres du Comité permanent de l'Assemblée nationale estiment que l'augmentation des pénalités doit rester raisonnable, réalisable et adaptée à la capacité de paiement du contribuable. Un niveau de pénalité excessif, dépassant les capacités du contribuable, pourrait engendrer des comportements répréhensibles tels que la collusion entre agents du fisc et contribuables, ou la fuite de ces derniers pour se soustraire à leurs obligations, entraînant une augmentation des arriérés d'impôts et des pertes de recettes budgétaires.
En conséquence, le Comité permanent de l'Assemblée nationale a décidé à l'unanimité de maintenir les niveaux de sanctions tels que stipulés dans le projet de loi.
Plus précisément, si un contribuable fait une déclaration incorrecte, il doit payer l'intégralité de l'impôt non déclaré, rembourser le montant de l'impôt remboursé et être passible d'une pénalité de 20 % du montant de l'impôt non déclaré, du montant de l'impôt remboursé en trop et des intérêts de retard calculés sur le montant de l'impôt non déclaré ou sur le montant de l'impôt remboursé en trop.
Si un contribuable déclare incorrectement la taxe sur les marchandises exportées ou importées, en plus de payer l'intégralité de la taxe et les pénalités de retard de paiement prévues par la loi, il sera également passible d'une amende de 20 % du montant de la taxe non déclarée et du montant de la taxe remboursée dans les cas où une déclaration complémentaire est faite après que l'autorité douanière a effectué une inspection ou un contrôle fiscal dans les locaux du contribuable.
Le Comité permanent de l'Assemblée nationale a convenu à l'unanimité que le pouvoir de prolonger les délais de paiement des impôts pour les sociétés et les entreprises individuelles serait décidé par le Premier ministre.
Les réserves nationales ne sont destinées qu'aux secours en cas de catastrophe.
Plus tôt dans la journée, lors des discussions sur le projet de loi relatif aux réserves nationales, la commission permanente de l'Assemblée nationale a proposé que les réserves nationales se concentrent uniquement sur les objectifs de prévention, de lutte et d'atténuation des événements imprévus et des conséquences des catastrophes naturelles, des incendies et des épidémies.
Le Comité permanent de l'Assemblée nationale a également approuvé les amendements au projet de loi concernant les points suivants : la réduction de la liste des biens de réserve nationale, aux seuls articles stratégiques et essentiels à la sécurité nationale, à la défense et aux situations d'urgence (catastrophes naturelles, épidémies, incendies). S'agissant des biens de défense et de sécurité nationale, compte tenu de leur nature spécifique, il appartiendra au gouvernement d'en préciser les modalités.
En ce qui concerne l'acquisition directe de biens de réserve nationale, le projet de loi stipule que l'acquisition directe ne devrait être appliquée que dans les cas impliquant des secrets nationaux, et dans les rares cas où un appel d'offres ouvert ou concurrentiel n'est pas possible.
Selon (Chinhphu.vn) - LT


