Les chefs du village… « trois non » !
(Baonghean) – Récemment, lors d'un déplacement professionnel dans la commune n° 5, située dans une zone de plaine de notre province, nous avons été reçus et interviewés par un responsable communal. Affichant une attitude joviale et un sourire franc, ce dernier nous a expliqué qu'il était en réunion, mais que, sachant que les journalistes souhaitaient s'informer sur un problème urgent au niveau local, il avait pris le temps de nous rencontrer.
(Baonghean) – Récemment, lors d'un déplacement professionnel dans la commune n° 5, située dans une zone de plaine de notre province, nous avons été reçus et interviewés par un responsable communal. Affichant une attitude joviale et un sourire franc, ce dernier nous a expliqué qu'il était en réunion, mais que, sachant que les journalistes souhaitaient s'informer sur un problème urgent au niveau local, il avait pris le temps de nous rencontrer.
Nous avons ensuite posé des questions au chef du village, toujours avec un sourire amical. Si un point restait obscur, il faisait venir le fonctionnaire concerné pour obtenir des éclaircissements, sans oublier de leur rappeler d'apporter des documents et des preuves. Cependant, au fil de la réunion, il est apparu que ce chef de village était complètement inconscient de certains problèmes : il n'entendait pas, il ne voyait pas, et il ne savait pas ! Par exemple, lorsque nous lui avons demandé : « Pourriez-vous nous expliquer pourquoi plusieurs familles construisent depuis des années de solides maisons sur des terres agricoles, en bordure de la route principale, sans que le village ne s'en soit aperçu ? », il a répondu : « En fait, nous ne l'avons découvert qu'une fois la construction terminée ! » Nous avons alors demandé : « Les villageois n'ont tout de même pas vu ces immenses maisons construites au bord de la route principale du village ? » Le chef du village a éclaté de rire et a changé de sujet. Lorsque le responsable du cadastre a présenté les demandes d'attribution de terres pour plusieurs ménages, le chef de la commune a continué à rire bruyamment, tentant de minimiser l'affaire : « Oh, j'ai bien signé la confirmation à l'époque. Mais le responsable du cadastre m'a ordonné de signer, alors j'ai signé. Je n'y connais rien ! » (?!)
Il est de notoriété publique qu'avant d'être nommé à un poste clé, le responsable communal susmentionné avait dirigé plusieurs services de la commune depuis le début des années 1990. Cela signifie qu'après toutes ces années, il connaît forcément le village et la commune sur le bout des doigts et possède une connaissance approfondie de ses habitants. Dès lors, le fait que plusieurs kiosques et habitations temporaires, construits sur des terres agricoles en bordure de la route principale, aient été transformés en bâtiments permanents, et qu'il ne l'ait appris qu'après coup, est pour le moins étrange !
Avec un tel dirigeant, il n'est pas étonnant que les subordonnés de cette commune secouent tous la tête lorsqu'on leur demande : pourquoi tant de familles construisent-elles des maisons solides sur des terres agricoles sans que personne ne s'y oppose ; et pourquoi un conflit foncier perdure-t-il depuis 20 ans sans que la commune ne l'ait résolu ?
Viet Long


