Libye : Les forces du CNT sur le point de prendre Syrte
Les forces armées du Conseil national de transition (CNT), le gouvernement légitime de Libye à l'époque, étaient sur le point de s'emparer de Syrte, l'une des dernières villes soutenant encore le dirigeant déchu Mouammar Kadhafi et qui opposait une résistance.
Le 9 octobre, la BBC a rapporté que les forces du CNT avaient intensifié leur siège de la ville sur deux directions, mais que les forces loyales à Kadhafi continuaient de contre-attaquer férocement depuis l'intérieur de la ville.

Chars des forces anti-Kadhafi à Syrte le 8 octobre - Photo : Reuters
Du 8 au 10 octobre, les forces du CNT ont progressé profondément dans la ville et se sont emparées de plusieurs axes routiers stratégiques. Selon des agences de presse occidentales, citées par des médecins sur place, au moins 12 personnes auraient été tuées et plus de 190 blessées, tandis que des milliers de civils étaient toujours piégés à l'intérieur des bâtiments. De violents combats se sont poursuivis du 8 au 10 octobre, les deux camps échangeant des tirs d'artillerie, des missiles et des affrontements de chars dans cette ville située à 360 km au sud-est de la capitale, Tripoli.
Ces deux derniers mois, les forces anti-Kadhafi ont pris le contrôle d'une grande partie de la Libye, tandis que le sort de l'ancien dirigeant demeure inconnu. Selon la BBC, il ne se trouverait probablement pas à Syrte.
Le matin du 9 octobre, les chars et l'artillerie des forces du CNT atteignirent le centre-ville, où les forces d'opposition résistaient encore. L'AFP rapporta que les forces loyales à Kadhafi étaient principalement concentrées sur la place centrale de Ouagadougou et aux abords d'une université. Les forces du CNT assiégeant Syrte, déployées depuis Misrata à l'ouest et Benghazi à l'est, rencontrèrent une résistance acharnée. L'ONU, par la voix de son représentant en Libye, Ian Martin, appela les deux camps à respecter les droits humains fondamentaux.
« Nous avons reçu de nombreux témoignages de blessés par des tirs de snipers à la tête, au cou et à la poitrine », a déclaré le Dr Ahmed Mohammed Tantoun à Syrte, cité par l'AP. De longues files de véhicules transportant des civils fuyant le conflit s'étaient formées devant les points de contrôle mis en place par le CNT sur les routes menant hors de Syrte.
Selon le journal Tuoi Tre


