Les Nations Unies cherchent à prévenir les menaces naturelles.

March 16, 2015 09:48

(Baonghean) - Lors de la 3e Conférence des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe, qui s'est tenue du 14 au 18 mars à Sendai, au Japon, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exprimé son espoir que toutes les parties trouveraient un nouveau cadre pour la prévention et le contrôle des catastrophes.

Tổng Thư ký Liên Hợp quốc Ban Ki Moon hôm 14/3 tại Sendai (Nhật Bản). Ảnh: AP
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, le 14 mars à Sendai, au Japon. Photo : AP

Le 4 mars dernier, un rapport des Nations Unies sur la réduction des risques (GAR15) indiquait que les catastrophes naturelles coûtent chaque année entre 250 et 300 milliards de dollars aux économies mondiales. Entre 1980 et 2012, environ 42 millions de personnes ont perdu la vie à cause de catastrophes naturelles. Plus alarmant encore, cette situation s'aggrave.

Lors de la cérémonie d'ouverture de la conférence, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a donc appelé les pays à s'entraider et à collaborer pour atténuer les dégâts causés par les catastrophes naturelles. Il a également présenté un plan visant à réduire les dommages liés aux catastrophes de 4 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années.

Margareta Wahlström, Représentante spéciale des Nations Unies pour la prévention et la maîtrise des catastrophes, a déclaré que l'adoption du Cadre d'action (CAD) à la suite de la deuxième Conférence sur la réduction des risques de catastrophe était une décision juste et nécessaire. Selon Mme Wahlström, le CAD encourage les gouvernements à mettre en œuvre des mesures de prévention et d'atténuation des catastrophes. GAR15 estime que depuis 2007, plus de 120 pays ont entrepris des réformes dans ce sens.

S’exprimant à Sendai, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a déclaré : « On estime que plus de 70 % des catastrophes naturelles sont liées au changement climatique. Ce taux a doublé au cours des 21 dernières années et continuera d’augmenter. » Enfin, M. Fabius a exprimé l’espoir que la conférence aboutisse à des résultats concrets, soulignant que « le succès de Sendai sera déterminant pour le succès de la COP21, la Conférence mondiale sur les changements climatiques qui se tiendra à Paris en décembre prochain. »

Lors de la conférence de Sendai, les Nations Unies espéraient donner une nouvelle dimension à la question, notamment face à la multiplication des catastrophes naturelles qui causent des dégâts considérables dans les zones insulaires et les régions en pleine urbanisation. Les organisateurs souhaitaient également que les gouvernements fixent des objectifs de réduction des dommages et du nombre de victimes, et qu'ils trouvent des moyens d'impliquer les entreprises privées.

Actuellement, des représentants de plus de 160 pays étudient les moyens de mettre en place un système d'alerte aux catastrophes climatiques. Ce système leur permettrait de s'informer mutuellement sur les zones de début de catastrophe et sur l'emplacement des abris. Le Japon a toujours fait figure de pionnier dans ce domaine, notamment en développant un système d'alerte aux séismes et aux tsunamis. Ce système envoie des SMS à tous les citoyens en cas de catastrophe naturelle. Le Premier ministre Abe a indiqué que cette idée avait germé suite à la reconstruction du Tohoku, région du nord-est du Japon dévastée par le tsunami de 2011.

La question du financement sera également abordée lors de la conférence. Selon les calculs de GAR15, investir seulement 6 milliards de dollars par an dans la prévention des catastrophes pourrait réduire les pertes jusqu'à 360 milliards de dollars sur 15 ans. Cependant, Mme Wahlstrom soutient que « dépenser pour la prévention n'est pas aussi judicieux que d'investir dans la reconstruction des zones touchées par des catastrophes naturelles ».

Chu Thanh

Selon Le Monde

ACTUALITÉS CONNEXES

0 0 0
x
Les Nations Unies cherchent à prévenir les menaces naturelles.
Google News
ALIMENTÉ PARGRATUITCMS- UN PRODUIT DENEKO