Les États-Unis et l'UE parviendront-ils à finaliser un accord commercial avant le 4 juillet ?
L'Union européenne espère parvenir d'ici le 19 mai à un accord commercial avec les États-Unis, au point mort depuis près d'un an.

Selon l'AFP, l'Union européenne (UE) espère parvenir à un consensus le 19 mai pour mettre en œuvre l'accord commercial UE-États-Unis en vigueur depuis près d'un an. Le président Donald Trump, de plus en plus impatient, a averti qu'il imposerait de nouveaux droits de douane très élevés si les deux parties ne finalisent pas l'accord avant le 4 juillet.
Le 19 mai au soir (heure française), des négociateurs du Parlement et des représentants des pays de l'UE se réuniront à Strasbourg (nord-est de la France). L'objectif de cette rencontre est de promouvoir une solution de compromis permettant à l'Union européenne de respecter l'échéance fixée par le président Trump. Ils espèrent ainsi mettre un terme à plus d'un an de conflit commercial transatlantique.
Si l'accord échoue, le président Trump a averti que l'UE serait confrontée à des droits de douane « bien plus élevés ». Il avait également déclaré précédemment qu'il augmenterait les droits de douane de 15 % à 25 % sur les voitures et les camions européens.
En juillet 2025, l'Union européenne, forte de ses 27 États membres, a conclu un accord avec Washington. Cet accord instaurait un droit de douane de 15 % sur la plupart des produits européens. Toutefois, le président américain se dit déçu, l'UE n'ayant pas encore finalisé le projet.
La délégation américaine auprès de l'UE a publié un message sur la plateforme X le 18 mai, soulignant que l'Union européenne « doit honorer » ses engagements pris à Turnberry, en Écosse. Il s'agissait de l'accord conclu entre le président Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
La campagne tarifaire implacable lancée par Trump avant l'accord de Turnberry a provoqué un véritable séisme. Ces droits de douane élevés visaient l'acier, l'aluminium et les pièces automobiles, contraignant l'UE à développer ses relations commerciales internationales.
L’UE ne peut toutefois ignorer ses relations commerciales avec les États-Unis, son principal partenaire, qui représentent 1 600 milliards d’euros (1 900 milliards de dollars). Chypre, qui assure actuellement la présidence tournante de l’UE, a déclaré que son objectif « demeure de mettre en œuvre rapidement la déclaration commune UE-États-Unis ».
Le Parlement européen est sous pression pour retirer certains amendements ajoutés au texte en mars afin d'apaiser les États membres. Les États-Unis jugent ces nouveaux points inacceptables.
Bernd Lange, président de la commission du commerce du Parlement européen, s'est montré optimiste, affirmant que les deux parties avaient « réalisé de grands progrès ». « J'espère que nous pourrons parvenir à un compromis, y compris de nouvelles propositions », a-t-il déclaré. Il a toutefois souligné la nécessité d'unifier au préalable les positions des différentes factions, qui devraient poursuivre les négociations jusqu'au dernier moment.
L'approbation conditionnelle du Parlement européen est retardée depuis des mois en raison des propositions de Trump concernant le Groenland, territoire danois. Parallèlement, la Cour suprême des États-Unis a rejeté plusieurs mesures tarifaires du président.
Le Parti populaire européen (PPE), de tendance conservatrice, est la principale force politique au Parlement. Sa dirigeante, Ursula von der Leyen, en est également membre. Le PPE milite activement pour la mise en œuvre de l'accord. Il insiste sur le fait que cet accord est essentiel pour mettre fin aux troubles sociaux, qui pénalisent fortement les entreprises de l'UE. La députée PPE Zeljana Zovko a déclaré à l'AFP être « confiante quant à la réalisation de cet objectif ».


