Avocat : FAM a peu de chances de gagner devant le TAS sans nouvelles preuves.
La FIFA a confirmé l'amende de 350 000 francs suisses infligée à la FAM et la suspension de 12 mois de sept joueurs. Les avocats affirment que la FAM a besoin de nouveaux éléments de preuve pour obtenir gain de cause devant le TAS.
Après la confirmation par la Commission d'appel de la FIFA de la culpabilité des joueurs naturalisés pour « falsification de documents », la Fédération malaisienne de football (FAM) doit se présenter devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Selon l'avocat spécialisé en droit du sport, Nik Erman Nik Roseli, les chances d'obtenir gain de cause sont minimes si la FAM ne parvient pas à présenter de nouveaux éléments de preuve, notamment concernant les documents originaux.
Contexte et sanctions de la FIFA
La Commission d'appel de la FIFA a rejeté l'appel et confirmé la décision de la Commission de discipline de septembre. En conséquence, la FAM a été condamnée à une amende de 350 000 francs suisses (environ 11,5 milliards de dongs vietnamiens) et sept joueurs naturalisés – Gabriel Palmero, Facundo Garces, Rodrigo Holgado, Imanol Machuca, João Figueiredo, Jon Irazabal et Hector Hevel – ont été suspendus de toute activité footballistique pour une durée de 12 mois.
| Catégorie | Détail |
|---|---|
| montant de l'amende FAM | 350 000 francs suisses (environ 11,5 milliards de VND) |
| Sanction du joueur | Sept joueurs naturalisés suspendus pour 12 mois. |
| Liste des joueurs | Gabriel Palmero, Facundo Garces, Rodrigo Holgado, Imanol Machuca, Joao Figueiredo, Jon Irazabal, Hector Hevel |
Le point clé lorsqu'on s'adresse à la Cour d'appel : les preuves originales.
L'avocat Nik Erman a souligné que le litige porte essentiellement sur les documents originaux relatifs aux origines des joueurs : « Le point crucial est la preuve originale des actes de naissance des grands-parents des joueurs. Si la FAM conteste l'authenticité des documents que la FIFA considère comme falsifiés, elle doit présenter de nouvelles preuves pour démontrer le contraire. »
Selon lui, FAM peut faire appel avec deux objectifs différents : prouver son innocence ou obtenir une réduction de peine. Mais chaque option implique une stratégie juridique et des critères de preuve différents : « FAM peut faire appel pour obtenir une réduction de peine, mais elle doit définir clairement son objectif : prouver son innocence ou simplement obtenir une réduction de peine. »
Risques liés aux délais et aux coûts
Conformément au règlement de procédure, la FAM dispose de 10 jours pour demander un jugement détaillé et de 21 jours supplémentaires pour interjeter appel auprès du TAS. L'avocat Nik Erman a averti que cette voie est « à la fois coûteuse et risquée », car les litiges internationaux peuvent mobiliser des ressources considérables, tandis que « l'issue demeure très incertaine ». Il a ajouté : « Si la FAM souhaite uniquement une réduction de peine, le temps et les coûts considérables qu'elle implique ne valent probablement pas la peine. »
- 10 joursDemande de jugement détaillé.
- +21 joursRemplissez et soumettez le recours au TAS.
L'éligibilité du joueur à participer à des compétitions après la suspension.
Même après la levée de la suspension de 12 mois, les joueurs susmentionnés ne seront toujours pas éligibles pour représenter l'équipe nationale malaisienne selon les règlements de la FIFA, à moins d'avoir résidé en Malaisie pendant au moins cinq années consécutives. Il s'agit d'une condition d'éligibilité internationale essentielle que la FAM doit prendre en compte dans tous les cas de figure.
Pression publique et choix de FAM
L'avocat Nik Erman a souligné l'importance du financement public : FAM reçoit des fonds considérables de l'État, c'est-à-dire de l'argent des contribuables. Par conséquent, avant d'entamer une procédure judiciaire longue et coûteuse, FAM doit évaluer avec soin son rapport coût-efficacité, ainsi que les réactions sociales potentielles si les résultats ne sont pas ceux escomptés.
Que nous réserve l'avenir ?
La FAM n'a pas encore pris de décision définitive quant à un éventuel appel. Quel que soit le choix, selon des observateurs juridiques cités en Malaisie, il s'agit d'un pari risqué, dont les chances de succès reposent presque entièrement sur la capacité à présenter de nouveaux éléments de preuve suffisamment convaincants pour persuader le TAS.


