Quelques résultats de la 5e Conférence du Comité central (11e législature)
La 5e Conférence du Comité central a adopté quatre conclusions et une résolution, à savoir : la conclusion sur « L’examen de la mise en œuvre de la Constitution de 1992 et de certains éléments fondamentaux nécessitant une modification et un complément de celle-ci » ; la conclusion sur « L’examen de la mise en œuvre de la résolution centrale n° 7 (9e Congrès) sur « La poursuite de l’innovation en matière de politiques et de lois foncières dans un contexte d’accélération de l’industrialisation et de la modernisation du pays » ; la conclusion sur « Questions relatives aux salaires et orientations de la réforme salariale jusqu’en 2020 » ; la conclusion sur « La poursuite de la mise en œuvre de la résolution centrale n° 3 (10e Congrès) sur « Le renforcement du rôle du Parti dans la prévention et la lutte contre la corruption et le gaspillage » ; et la résolution sur « Questions relatives à la politique sociale pour la période 2012-2020 ».
La 5e Conférence du Comité central a adopté quatre conclusions et une résolution, à savoir : la conclusion sur « L’examen de la mise en œuvre de la Constitution de 1992 et de certains éléments fondamentaux nécessitant une modification et un complément de celle-ci » ; la conclusion sur « L’examen de la mise en œuvre de la résolution centrale n° 7 (9e Congrès) sur « La poursuite de l’innovation en matière de politiques et de lois foncières dans un contexte d’accélération de l’industrialisation et de la modernisation du pays » ; la conclusion sur « Questions relatives aux salaires et orientations de la réforme salariale jusqu’en 2020 » ; la conclusion sur « La poursuite de la mise en œuvre de la résolution centrale n° 3 (10e Congrès) sur « Le renforcement du rôle du Parti dans la prévention et la lutte contre la corruption et le gaspillage » ; et la résolution sur « Questions relatives à la politique sociale pour la période 2012-2020 ».
Après neuf jours de travail urgent et sérieux dans une atmosphère démocratique et novatrice, la Conférence du Comité central du Parti (11e législature), qui s’est tenue du 7 au 15 mai 2012, a achevé le programme de travail prévu pour l’ensemble du mandat.

Aperçu de la 5e réunion du Comité central (11e législature). Photo : KT.
Lors de la Conférence, le Comité central a adopté à l'unanimité quatre conclusions et une résolution, à savoir : la conclusion de la 5e Conférence du Comité central sur « L'examen de la mise en œuvre de la Constitution de 1992 et de certains points fondamentaux nécessitant une modification ou un complément de celle-ci » ; la conclusion de la 5e Conférence du Comité central sur « L'examen de la mise en œuvre de la résolution n° 7 du 9e Comité central sur “Poursuivre l'innovation en matière de politiques et de lois foncières dans un contexte d'accélération de l'industrialisation et de la modernisation du pays” » ; la conclusion de la 5e Conférence du Comité central sur « Questions relatives aux salaires et orientations de la réforme salariale jusqu'en 2020 » ; la conclusion de la 5e Conférence du Comité central sur « Poursuivre la mise en œuvre de la résolution n° 3 du 10e Comité central sur “Renforcer le rôle du Parti dans la lutte contre la corruption et le gaspillage” » ; et la résolution sur « Questions relatives à la politique sociale pour la période 2012-2020 ».
Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des points clés discutés et approuvés lors de la réunion du Comité central.
I. Résumé de la mise en œuvre de la Constitution de 1992 (modifiée et complétée en 2001) et quelques éléments de base qui doivent être modifiés et complétés dans la Constitution de 1992.
1. Concernant l'examen de la mise en œuvre de la Constitution de 1992
La Constitution de 1992, qui marque le début de la période de réformes, est la loi fondamentale de l'État, un document politique et juridique essentiel reflétant le caractère démocratique et progressiste de notre État et de notre régime. Sa mise en œuvre au cours des vingt dernières années a été couronnée de succès. Toutefois, après vingt-cinq ans de réformes, la situation socio-économique de notre pays a connu des transformations profondes et globales, le processus d'intégration internationale s'est intensifié et étendu, et la démocratie s'est généralisée dans tous les domaines de la vie sociale. De ce fait, nombre de dispositions constitutionnelles sont devenues obsolètes.
2. Contenu essentiel des amendements à la Constitution de 1992
La révision de la Constitution de 1992 doit se fonder sur l'examen de ses vingt années d'application et intégrer les dispositions toujours pertinentes des Constitutions de 1946, 1959, 1980 et 1992. Elle doit également respecter pleinement l'objet, les exigences, les points de vue et les orientations énoncés dans la résolution n° 2 du 11<sup>e</sup> Comité central et dans la résolution de l'Assemblée nationale relative à la révision de la Constitution de 1992. Seules les questions claires, dont la validité a été démontrée par la pratique, qui reposent sur des bases solides et qui ont fait l'objet d'un large consensus fondamental, devraient être modifiées. La 5<sup>e</sup> Conférence du Comité central a approuvé les amendements suivants :
- Modifier la Constitution de 1992 afin d'institutionnaliser plus pleinement et plus profondément le principe de la promotion de la démocratie socialiste et de garantir que tout le pouvoir d'État appartienne au peuple.
Conformément à la Plateforme pour la construction du pays pendant la période de transition vers le socialisme (complétée et développée en 2011, ci-après dénommée la Plateforme), la modification de la Constitution doit refléter pleinement les droits démocratiques directs et représentatifs du peuple ; garantissant que tout le pouvoir d'État appartienne au peuple.
- Modifier la Constitution de 1992 afin de renforcer l'unité nationale et de mobiliser les forces sociales au service du développement national.
Affirmant et démontrant clairement l'idéologie de la promotion de la force de l'unité nationale, considérée comme le moteur du développement national, le Front de la Patrie, les syndicats et autres organisations populaires jouent un rôle essentiel dans l'unité nationale, la construction et la défense de la Patrie, la représentation et la protection des droits et intérêts légitimes du peuple, ainsi que la défense des intérêts de leurs membres.
- Modifier la Constitution de 1992 afin d'affirmer et de clarifier davantage la position et le rôle prépondérants du Parti dans l'État et la société.
Les discussions ont largement abouti à un consensus sur le maintien de l'article 4 de la Constitution de 1992 concernant la position et le rôle prépondérants du Parti au sein de l'État et de la société, tout en y intégrant des précisions sur sa nature, son rôle et ses responsabilités, conformément à l'esprit de son programme. Outre la réaffirmation de cette position et de ce rôle prépondérants, la Constitution doit refléter plus profondément et de manière plus exhaustive la nature du Parti afin de souligner son rôle et sa mission historiques majeurs durant les périodes révolutionnaires, qui ont conduit le peuple à lui confier la direction du pays. Parallèlement, la Constitution devrait stipuler l'obligation pour le Parti d'entretenir des liens étroits avec le peuple et de se soumettre à son contrôle.
- Modifier la Constitution de 1992 afin de promouvoir davantage le facteur humain, d'exprimer plus profondément le point de vue sur la protection et le respect des droits de l'homme et d'assurer une meilleure mise en œuvre des droits et obligations fondamentaux des citoyens.
L’État respecte et garantit les droits humains, les droits et devoirs fondamentaux des citoyens, et veille au bonheur et au libre épanouissement de chacun. Il définit clairement sa responsabilité en matière de respect et de mise en œuvre de ces droits et devoirs, lesquels doivent être inscrits dans la Constitution et les lois. Les droits des citoyens sont indissociables de leurs devoirs.
- Modifier la Constitution de 1992 afin de poursuivre et de perfectionner l'économie de marché à orientation socialiste, de développer la culture, l'éducation, la science et la technologie, de garantir la justice sociale et de protéger l'environnement.
Affirmer la politique de développement d'une économie de marché à orientation socialiste, caractérisée par la diversité des formes de propriété, des secteurs économiques, des structures d'entreprise et des modes de distribution. Tous les secteurs économiques, opérant dans le respect du droit, sont des composantes essentielles de l'économie, égaux devant la loi, se développant conjointement sur le long terme, coopérant et se faisant concurrence de manière saine. Dans ce cadre, l'économie d'État joue un rôle prépondérant ; l'économie collective est continuellement renforcée et développée ; l'économie d'État, de concert avec l'économie collective, constitue un socle de plus en plus solide pour l'économie nationale. Maintenir les dispositions relatives à la propriété foncière inscrites dans les Constitutions de 1980 et de 1992. Parallèlement, il est nécessaire de clarifier certains points fondamentaux, tels que : le rôle de l'État en tant que propriétaire représentatif ; la réglementation des droits des propriétaires fonciers (possession, usage, disposition) ; la définition claire des droits des propriétaires et des usagers des terres… Institutionnaliser dans la Constitution le cadre relatif aux enjeux culturels, sociaux, éducatifs, scientifiques, technologiques et environnementaux afin de l'adapter au nouveau contexte.
- Modifier la Constitution de 1992 afin de poursuivre et de perfectionner l'État de droit socialiste du Vietnam, du peuple, par le peuple et pour le peuple.
Réaffirmer la nature et le modèle global du système politique et de l’appareil d’État tels que définis dans la Plateforme et la Constitution de 1992.
Poursuivre l’étude de la théorie et synthétiser les expériences pratiques afin d’élaborer des solutions appropriées conformes aux dispositions de la Constitution concernant les unités administratives territoriales, les niveaux administratifs et l’organisation des collectivités locales ; et de réglementer les questions fondamentales relatives à la décentralisation et à la délégation de pouvoirs entre l’État central et les collectivités locales.
Il convient de poursuivre l'amélioration et le renforcement du mécanisme actuel de protection de la Constitution en réexaminant les missions et les pouvoirs des organismes d'État dans ce domaine, et notamment en consolidant le rôle et la responsabilité du Conseil et des commissions ethniques de l'Assemblée nationale afin d'assister cette dernière dans l'accomplissement de sa mission de protection de la Constitution. Parallèlement, il est nécessaire de continuer à étudier les options permettant de concevoir un modèle spécifique d'agence de protection constitutionnelle adapté au contexte national.
- Modifier la Constitution afin de s'intégrer activement et proactivement à la communauté internationale.
Cela permettra de définir plus clairement l'autorité des entités impliquées dans la signature et la ratification des traités internationaux ; de définir plus clairement le rôle et la responsabilité de l'État dans la protection des intérêts nationaux et des droits et intérêts légitimes des citoyens dans les relations internationales ; et de créer une base constitutionnelle permettant à notre État de promouvoir la coopération internationale, d'exercer ses droits et obligations nationaux et de contribuer au maintien de la paix régionale et mondiale.
- Modifier la Constitution pour garantir son efficacité, sa stabilité et sa pérennité.
Le processus de révision de la Constitution continue d'être mis en œuvre conformément à l'esprit de la résolution n° 2 du 11e Comité central et aux dispositions de l'article 147 de la Constitution actuelle, mené de manière rigoureuse et scientifique ; avec des mécanismes pour assurer la participation d'experts, de scientifiques, de gestionnaires et d'organisations, et pour solliciter largement l'opinion publique afin que l'Assemblée nationale dispose d'une base complète pour l'examen et la décision.
II. Résumé de la mise en œuvre de la résolution centrale 7 (9e Congrès) sur « la poursuite de la réforme des politiques et des lois foncières pendant la période d'accélération de l'industrialisation et de la modernisation du pays »
1. État d'avancement de la mise en œuvre de la résolution
Les principes directeurs et les orientations politiques de la Résolution ont été institutionnalisés et, par leur mise en œuvre concrète, se sont révélés fondamentalement justes et adaptés aux caractéristiques et à la situation socio-économique du pays. La Résolution a eu un impact positif, transformant le secteur foncier, renforçant l'efficacité de la gestion foncière de l'État, exploitant le potentiel des terres au service des objectifs de développement socio-économique, garantissant la défense et la sécurité nationales, la stabilité sociale, la sécurité alimentaire nationale, l'équilibre écologique et la protection de l'environnement ; et contribuant de manière significative aux recettes budgétaires de l'État.
Malgré les progrès réalisés, plusieurs limites et faiblesses persistent : la gestion foncière par l’État demeure limitée et inadéquate ; la planification de l’utilisation des sols est de faible qualité, non synchronisée avec les plans spécialisés et souffre d’un manque de connectivité interrégionale et interprovinciale, ainsi que d’une gestion de la planification déficiente ; certaines dispositions du droit foncier ne répondent toujours pas aux exigences de la gestion et de l’utilisation des terres ; le mécanisme d’exercice des droits de disposition de l’État en tant que propriétaire représentatif des terres n’est pas clairement défini, et les intérêts de l’État, des investisseurs et des usagers des terres ne sont pas harmonieusement conciliés ; les droits et obligations des usagers des terres sont insuffisamment clairs et se heurtent encore à de nombreux obstacles ; la discipline et l’ordre en matière de gestion et d’utilisation des terres ne sont pas strictement appliqués ; le traitement des plaintes, des dénonciations et des litiges fonciers est insuffisant, ce qui entraîne de nombreuses procédures à plusieurs niveaux, longues et complexes ; les ressources foncières ne sont pas pleinement exploitées pour devenir un moteur essentiel du développement socio-économique du pays ; la structure organisationnelle et les capacités des agents de la gestion foncière ne répondent pas aux exigences de la mise en œuvre des missions, notamment au niveau local.
2. Principes directeurs et orientations pour la poursuite de la réforme des politiques et des lois foncières.
Principes directeurs
La terre est une ressource nationale extrêmement précieuse, un moyen de production privilégié ; elle constitue un atout et une ressource considérable pour le pays ; le droit d’utiliser la terre est un bien précieux. Dans les mois à venir, nous continuerons d’appliquer les principes directeurs de la politique et du droit fonciers énoncés dans la résolution n° 7 du 9e Comité central, tout en les complétant et en les développant afin de répondre aux nouvelles exigences définies dans la résolution du 11e Congrès national du Parti.
Orientation vers l'innovation et l'amélioration continues des politiques et des lois foncières.
- Nous continuons d'affirmer que la terre appartient à l'ensemble du peuple, l'État agissant en tant que propriétaire représentatif et la gérant de manière uniforme.
- L'attribution de terres agricoles aux ménages et aux particuliers est effectuée conformément à la loi foncière de 1993 et au décret gouvernemental n° 64/CP du 27 septembre 1993, sans soulever la question du réajustement des terres agricoles déjà attribuées aux ménages et aux particuliers.
- Continuer à réglementer le délai d'attribution des terres agricoles aux ménages et aux particuliers, et l'étendre au-delà des réglementations actuelles.
- Il convient d'instaurer une réglementation concernant les limites de transfert des droits d'utilisation des terres agricoles, mais ces limites doivent être relevées, en tenant compte des caractéristiques de chaque région, en s'adaptant à chaque étape et en laissant au gouvernement le soin d'établir les réglementations spécifiques.
Il convient de poursuivre l’innovation en matière de politiques de financement foncier. L’État devrait réguler de manière proactive les prix des terrains sur le marché par le biais de l’offre et de la demande ; revoir la législation relative aux taxes foncières et immobilières, ainsi qu’aux incitations fiscales, afin de garantir l’équité, de développer les sources de revenus, d’encourager une utilisation économique et efficace des terres et de remédier à la situation de sous-utilisation ou d’abandon des terrains attribués ou loués ; enfin, il convient de réglementer la plus-value foncière non créée par l’utilisateur.
L’État récupère proactivement des terres conformément à un plan visant à créer un fonds foncier « propre », investit dans des projets d’infrastructure et de travaux publics, et organise des ventes aux enchères de droits d’utilisation des terres.
Il est impératif de respecter scrupuleusement la législation relative aux plaintes, aux dénonciations, aux procédures administratives et aux litiges civils. Les autorités compétentes doivent assumer leurs responsabilités et s'attacher à résoudre les litiges fonciers, les plaintes et les dénonciations rapidement et définitivement, conformément à la loi ; il convient de renforcer le système d'inspection foncière et les juridictions à tous les niveaux afin qu'elles puissent exercer efficacement leurs fonctions. Il est également nécessaire de promouvoir la réforme des procédures administratives et d'améliorer les capacités de l'État en matière de gestion foncière.
Les questions importantes qui demeurent floues et sujettes à des divergences d'opinions lors des discussions, telles que : la durée d'attribution des terres agricoles aux ménages et aux particuliers ; la limite d'acquisition des droits d'utilisation des terres agricoles ; les droits des utilisateurs des terres ; les prix des terres ; l'acquisition de terres, l'indemnisation et le soutien à la réinstallation ; et la question de la création de ressources à partir des terres… seront étudiées plus en détail, afin que lors de la 6e Conférence du Comité central, une nouvelle résolution soit examinée et publiée pour orienter la modification de la loi foncière de 2003.
III. Examen de la mise en œuvre sur 5 ans de la résolution centrale n° 3 (10e Congrès du Parti) sur le « renforcement du leadership du Parti dans le travail de prévention et de lutte contre la corruption et le gaspillage » et sur « l’amélioration de l’organisation et du fonctionnement du Comité directeur central pour la prévention et la lutte contre la corruption »
1. Évaluation de la mise en œuvre de la résolution
Les résultats obtenus
- Après 5 ans de mise en œuvre, grâce aux efforts de l'ensemble du système politique et de la société, et grâce à l'attention et aux orientations du Parti et de l'État, des changements positifs ont été constatés tant au niveau de la sensibilisation que des actions menées dans la lutte contre la corruption et le gaspillage.
Des résultats préliminaires ont été obtenus dans la lutte contre la corruption et le gaspillage. Dans certains domaines, la corruption et le gaspillage ont été progressivement maîtrisés.
Les résultats obtenus sont significatifs pour la poursuite et la mise en œuvre plus efficace des actions de prévention et de lutte contre la corruption et le gaspillage. Ils confirment également que les politiques et solutions du Parti et de l’État, telles que stipulées dans la Résolution centrale n° 3, la Loi sur la prévention et la lutte contre la corruption et la Loi sur la pratique de l’épargne et la lutte contre le gaspillage, sont fondamentalement justes et appropriées.
Limites et lacunes
- Le travail de prévention et de lutte contre la corruption et le gaspillage en général, et la mise en œuvre de la résolution centrale n° 3 en particulier, n'ont pas encore atteint, ces dernières années, les objectifs fixés, à savoir prévenir et faire reculer progressivement la corruption et le gaspillage.
- La corruption et le gaspillage demeurent des problèmes graves dans de nombreux domaines et activités, provoquant l'indignation publique et constituant un défi majeur pour la direction du Parti et la gestion de l'État.
Les limitations et faiblesses susmentionnées ont des causes objectives, mais les principales causes sont les facteurs subjectifs suivants :
Premièrement, de nombreux comités du Parti, agences gouvernementales et chefs d'organisations et d'unités n'ont pas pleinement exercé leur rôle de direction et d'orientation dans la lutte contre la corruption et le gaspillage. Le rôle de nombreuses sections et organisations de base du Parti dans cette lutte demeure insuffisant. L'application des principes de centralisme démocratique, d'autocritique et de critique n'a pas été rigoureuse dans de nombreux endroits. Un nombre important de cadres et de membres du Parti ont vu leur idéologie politique, leur moralité et leur mode de vie se dégrader ; ils manquent de formation et de perfectionnement, leur combativité s'essouffle, ils oublient leurs responsabilités et leurs devoirs envers le Parti et le peuple, et la discipline et l'ordre ne sont pas appliqués avec rigueur. Certains cadres dirigeants et gestionnaires, à tous les niveaux et dans tous les secteurs, y compris au niveau central, n'ont pas donné le bon exemple en matière de moralité et de mode de vie et n'ont pas lutté avec détermination contre la corruption et le gaspillage.
Deuxièmement, les mécanismes et les politiques de gestion socio-économique dans de nombreuses régions présentent encore des lacunes, des insuffisances et un manque de transparence et de cohérence ; le système de « demande et d’octroi », notamment en matière d’allocation des ressources, n’a pas été surmonté.
Troisièmement, certaines réglementations en matière de prévention et de contrôle de la corruption sont inappropriées, incohérentes et insuffisamment strictes, ce qui limite leur efficacité.
Quatrièmement, l’organisation et le fonctionnement des agences et unités spécialisées chargées de lutter contre la corruption ne sont pas suffisamment robustes et, à certains égards, ne sont pas encore rationnels.
2. Objectifs, principes directeurs, tâches et solutions
Objectifs et principes directeurs
Comprendre et appliquer pleinement la résolution du 11e Congrès national du Parti et la résolution n° 4 du Comité central (11e législature) intitulée « Quelques questions urgentes concernant la construction du Parti aujourd’hui » ; poursuivre la mise en œuvre intégrale des objectifs, des points de vue et des solutions énoncés dans la résolution n° 3 du Comité central (10e législature) relative au renforcement du leadership du Parti dans la lutte contre la corruption et le gaspillage, avec un esprit résolu, persévérant, continu et respectueux de la loi, afin d’apporter de nouveaux changements dans la lutte contre la corruption et le gaspillage.
Tâches et solutions pour prévenir et combattre la corruption et le gaspillage.
Dans la période à venir, il est nécessaire de mettre en œuvre de manière coordonnée les tâches et les solutions visant à prévenir et à combattre la corruption et le gaspillage, en se concentrant sur les tâches et solutions clés suivantes :
- Renforcer le rôle et la responsabilité des comités du Parti, des agences gouvernementales et des dirigeants à tous les niveaux dans la prévention et la lutte contre la corruption et le gaspillage.
La direction du Parti et la gestion de l'État sont des facteurs déterminants dans le succès de la lutte contre la corruption et le gaspillage. Les comités du Parti, les agences gouvernementales et les dirigeants à tous les niveaux doivent véritablement considérer la lutte contre la corruption et le gaspillage comme une tâche centrale sur laquelle concentrer leur action et leurs orientations. La mise en œuvre de la Résolution centrale n° 3 (Xᵉ Congrès du Parti) doit être liée à celle de la Résolution centrale n° 4 (XIᵉ Congrès du Parti).
Les réunions régulières des comités et organisations du Parti, à tous les niveaux, doivent inclure des discussions sur les mesures de lutte contre la corruption et le gaspillage. Les secrétaires du Parti et les chefs de gouvernement, à tous les niveaux, doivent montrer l'exemple et consacrer un temps suffisant à la direction et à la coordination des efforts de lutte contre la corruption et le gaspillage. Les comités provinciaux et municipaux du Parti doivent sélectionner et nommer des cadres compétents, déterminés et intègres pour mener directement ce travail ; parallèlement, ils doivent renforcer les inspections et prendre en compte les rapports des organismes chargés de la lutte contre la corruption et le gaspillage afin de fournir des orientations opportunes. Lorsque les conditions le permettent, des membres des comités du Parti devraient être nommés vice-présidents du Comité de pilotage provincial de lutte contre la corruption.
L'agence d'inspection du Parti travaille en étroite collaboration avec les agences anticorruption de l'État pour inspecter, superviser, détecter, traiter rapidement et publier les résultats du traitement des violations commises par les organisations, les responsables et les membres du Parti. Elle inspecte, examine et évalue également les rôles et les responsabilités des comités, des gouvernements et des dirigeants du Parti à tous les niveaux dans la lutte contre la corruption et le gaspillage.
- Continuer à améliorer le cadre institutionnel de la gestion socio-économique afin de prévenir et de combattre la corruption et le gaspillage.
Concernant la gestion et l'utilisation des terres, des ressources et des minéraux, il est nécessaire de modifier et de compléter sans délai la loi foncière et les lois connexes afin d'améliorer la transparence (planification, acquisition foncière, indemnisation, attribution des terres, location de terres, évaluation, vente aux enchères des droits d'utilisation des terres, droits d'exploitation des ressources et des minéraux, etc.). Des recherches devraient être menées pour élaborer un mécanisme permettant de dissocier le pouvoir d'attribuer des terres et d'octroyer des permis d'exploitation des ressources et des minéraux du pouvoir d'évaluer les terres et les ressources/minéraux par les autorités locales, afin de prévenir les pratiques abusives et la corruption.
Des réglementations complètes pour gérer et contrôler strictement les recettes et les dépenses budgétaires. Un contrôle strict des dépenses publiques, notamment des marchés publics et des investissements ; des dépenses courantes ; des normes et standards de production et de consommation ; et de l’exploitation des ressources naturelles.
En matière de gestion et d'utilisation des capitaux et actifs de l'État au sein des entreprises, l'accent est mis sur l'amélioration du cadre institutionnel régissant les entreprises publiques et les entreprises à capitaux publics ; l'exercice effectif des droits et obligations de l'État en tant que propriétaire de ces capitaux et actifs ; et la mise en œuvre rigoureuse des audits et la garantie de la transparence financière. La privatisation des entreprises publiques continuera d'être encouragée.
Dans le secteur du crédit et des services bancaires, la réglementation doit être renforcée afin de contrôler strictement les activités de crédit susceptibles de pratiques abusives et de corruption, telles que les prêts, les garanties, le crédit-bail, les placements financiers, les prêts fiduciaires et les placements fiduciaires. Il convient d'élaborer rapidement une réglementation pour mettre en œuvre la décision n° 2453/QD-TTG du Premier ministre du 27 décembre 2011 relative à la promotion des paiements dématérialisés afin de lutter contre la corruption.
Dans les relations entre les organismes d'État, les citoyens et les entreprises, il est essentiel de mettre en œuvre avec vigueur les réformes des procédures administratives afin de simplifier, d'ouvrir et de rendre plus transparentes les transactions et la communication, notamment dans les domaines sujets à la corruption. Il convient également d'appliquer efficacement la décision n° 263/QD-TTG du Premier ministre, en date du 5 mars 2012, relative au plan de révision des principales procédures administratives en 2012 dans les secteurs de l'investissement, du foncier et de la construction.
- Continuer à améliorer les mécanismes et les politiques en matière d'organisation et de personnel afin de prévenir et de lutter contre la corruption et le gaspillage.
Mettre en œuvre la démocratie, l'ouverture et la transparence dans la gestion du personnel, notamment en matière de recrutement, de planification, de nomination, de mutation, de rotation, d'évaluation, de félicitations et de mesures disciplinaires. Des réglementations spécifiques sont nécessaires pour permettre la mutation et le remplacement des hauts responsables et des cadres faisant l'objet de critiques publiques, présentant des signes de corruption, dont le prestige est en déclin ou qui ne remplissent pas les conditions requises pour leur poste (y compris par le biais de votes de confiance non programmés). Des réglementations spécifiques devraient être mises en œuvre à l'échelle nationale afin d'empêcher la nomination de personnes originaires de la région à certains postes aux niveaux provincial et de district. Appliquer strictement les réglementations relatives à la transparence du patrimoine et des revenus des fonctionnaires et des agents publics. Étudier et promulguer des réglementations visant à contrôler les revenus des personnes occupant des postes de pouvoir et d'autorité. Modifier la loi anticorruption et les autres textes connexes afin d'exiger la publication des déclarations de patrimoine au lieu de travail et au domicile, conformément à la résolution 4 du 11e Comité central. Élargir progressivement le champ d'application de la déclaration de patrimoine et la publication des résultats de cette déclaration pour les fonctionnaires, les membres du Parti et les agents de la fonction publique. Il convient de réglementer la traçabilité des actifs accrus, conformément à la résolution centrale n° 3. Il est également nécessaire d’étudier et de réglementer le contrôle et la vérification proactifs des déclarations de patrimoine effectuées par les organismes encadrant les fonctionnaires et agents publics placés sous leur responsabilité, afin de garantir l’exactitude de ces déclarations. Les ministères et les secteurs doivent élaborer d’urgence et avec rigueur des codes de conduite à l’intention des fonctionnaires et agents publics concernant les mariages, les funérailles, les pendaisons de crémaillère, les anniversaires, ainsi que l’attribution de diplômes, de titres universitaires, de titres honorifiques et de distinctions.
Mettre en œuvre progressivement un système salarial garantissant aux fonctionnaires et agents du secteur public une source de revenus principale, leur permettant de vivre décemment et de maintenir un niveau de vie décent. Étudier et clarifier les fonctions, les missions, les pouvoirs et les mécanismes opérationnels des agences et unités chargées de la lutte contre la corruption, en veillant à l'absence de chevauchements et de lacunes, et en favorisant une coordination étroite dans la mise en œuvre des actions anticorruption. Poursuivre le renforcement du Comité central de pilotage et des Comités provinciaux de pilotage anticorruption, conformément à l'esprit de la résolution du Xᵉ Congrès national, de la résolution n° 3 du Xᵉ Comité central et de la résolution n° 4 du XIᵉ Comité central.
- Continuer à améliorer les institutions et à renforcer l'inspection, l'audit, les enquêtes, les poursuites et le jugement afin d'améliorer l'efficacité de la prévention et de la lutte contre la corruption et le gaspillage.
Finaliser d'urgence la réglementation relative aux enquêtes médico-légales, notamment financières et d'évaluation de la qualité des projets d'investissement dans le secteur de la construction, afin de lutter efficacement et rapidement contre la corruption. Rechercher et mettre en œuvre les mesures nécessaires pour limiter la capacité des personnes soupçonnées de corruption à se soustraire aux contrôles et aux enquêtes, et ainsi entraver le travail des organismes compétents. Modifier le droit pénal afin d'alourdir les sanctions pécuniaires et d'exempter ou de réduire les peines pour les personnes ayant commis des actes de corruption mais ayant avoué spontanément et réparé leurs torts. Établir une réglementation visant à minimiser le recours à la mise en liberté sous caution pour les suspects lors d'enquêtes pour corruption et l'application des peines de prison avec sursis aux personnes reconnues coupables de corruption.
Outre la prévention active et proactive de la corruption, il est nécessaire de renforcer la détection et la répression des actes de corruption. Le traitement des affaires de corruption graves et complexes qui suscitent l'intérêt du public doit être accéléré. Dans ces affaires, les comités du Parti doivent demander activement au Comité directeur de lutte contre la corruption et aux organismes compétents de leur faire rapport afin que des mesures appropriées puissent être prises rapidement et conformément à la loi.
Mettre l'accent sur l'inspection, l'audit et l'enquête dans des domaines clés tels que : la gestion et l'utilisation des terres, l'exploitation minière ; l'investissement et les marchés publics ; les recettes et les dépenses budgétaires ; la gestion des actifs publics ; le système bancaire commercial ; et la gestion du personnel.
Renforcer l’inspection et la supervision des enquêtes, des poursuites et des procès en matière de corruption. Améliorer la transparence et la responsabilité dans les opérations et garantir l’intégrité des fonctionnaires des organismes d’inspection, d’audit, d’enquête, de poursuite et de jugement. Lutter résolument et sans délai contre les actes de corruption au sein des organismes et unités anticorruption, ainsi que contre ceux qui les dissimulent ou entravent la lutte contre la corruption.
Renforcer les inspections et les audits de conformité aux lois sur la frugalité et la lutte contre le gaspillage pour les agences et organisations utilisant les budgets et les biens de l'État, ainsi que pour les entreprises exploitant les ressources naturelles. Sanctionner sévèrement les organisations et les individus qui enfreignent la loi et causent du gaspillage.
Le Comité directeur central doit se coordonner étroitement avec les Comités de construction du Parti au niveau central afin de surveiller, orienter, diriger, inspecter et encourager le travail anticorruption des comités du Parti, des comités provinciaux du Parti et des comités municipaux du Parti relevant directement du Comité central.
- Renforcer le rôle de surveillance des organes élus et du peuple dans la prévention et la lutte contre la corruption et le gaspillage.
L'Assemblée nationale et les Conseils populaires, à tous les niveaux, doivent renforcer leur contrôle régulier des activités de lutte contre la corruption et le gaspillage, en supervisant en priorité les activités des organismes chargés de ces luttes. Cela requiert la mise en œuvre de mesures efficaces de lutte contre la corruption et le gaspillage par des organismes, des organisations et des personnes compétentes. Des mesures doivent être prises pour garantir l'efficacité du contrôle exercé par l'Assemblée nationale et les Conseils populaires. Le rôle du Front de la Patrie, des organisations politiques et sociales, des associations professionnelles, de la communauté et du peuple doit être renforcé dans la détection et la lutte contre la corruption et le gaspillage. Un règlement relatif au contrôle populaire des organisations et des membres du Parti doit être promulgué. Des mesures doivent être prises pour protéger, féliciter et récompenser sans délai les cadres, les membres du Parti et les citoyens qui dénoncent courageusement les actes de corruption et de gaspillage, ainsi que les collectifs et les individus ayant obtenu des résultats significatifs dans la lutte contre ces fléaux. Il convient de poursuivre et d'intensifier les efforts de sensibilisation et d'éducation, de mettre en œuvre des politiques de communication appropriées concernant la corruption, le gaspillage et la lutte contre la corruption, et de promouvoir le rôle et la responsabilité de la presse dans ce domaine.
Il est urgent de concrétiser le mécanisme de contrôle du Front de la Patrie du Vietnam et de ses organisations membres en ce qui concerne le travail de prévention et de lutte contre la corruption et le gaspillage.
3. Concernant le « renforcement de l’organisation et l’amélioration de la qualité du fonctionnement du Comité directeur central de lutte contre la corruption »
Le Comité exécutif central a approuvé et décidé à l'unanimité du plan de consolidation des comités de pilotage centraux et locaux de lutte contre la corruption :
Au niveau central : le Comité directeur central de lutte contre la corruption est placé sous l’autorité directe du Bureau politique et comprend plusieurs membres de ce dernier, le secrétaire général assurant la présidence. Le Bureau politique examine et nomme les autres membres du Comité directeur selon les besoins, en définissant clairement les fonctions, les missions et les pouvoirs de ce dernier ainsi que ceux de son organe permanent de lutte contre la corruption (la Commission centrale des affaires intérieures).
Au niveau local : il n’y aura pas de comités de pilotage anticorruption provinciaux ou municipaux. Les comités du Parti provinciaux et municipaux seront directement chargés de la prévention et de la lutte contre la corruption et le gaspillage, et assureront la coordination avec le Comité central de pilotage en cas de cas graves de corruption au niveau local. Des comités des affaires internes seront rétablis au sein des comités du Parti provinciaux et municipaux afin de les conseiller sur les questions internes et la prévention et la lutte contre la corruption et le gaspillage. Le Bureau politique examinera et décidera des modalités d’application conformément aux directives du Comité central.
IV. Quelques questions relatives à la politique sociale durant la période 2012-2020
Depuis des décennies, le Parti et l'État vietnamiens s'attachent sans relâche à élaborer et à mettre en œuvre des politiques sociales. Celles-ci constituent à la fois un objectif et un moteur du développement durable et de la stabilité socio-politique, témoignant du caractère positif de notre système. Toutefois, à ce jour, le secteur social présente encore de nombreuses limites et faiblesses ; les progrès réalisés dans certains domaines demeurent modestes et non durables. Les ressources allouées à la mise en œuvre des politiques sociales sont limitées, reposant essentiellement sur le budget de l'État, et n'ont pas encore suscité une participation sociale significative.
La résolution du 11e Congrès national du Parti a affirmé : « Des politiques sociales justes et équitables pour le peuple constituent un puissant moteur pour libérer tout le potentiel créatif de celui-ci au service de la construction et de la défense de la Patrie. » Elle a également défini les orientations d'un développement global dans tous les domaines sociaux. Conformément à cette résolution, le Parti s'appuiera sur les acquis et les efforts de l'ensemble du système politique ; perfectionnera le système institutionnel ; mobilisera et équilibrera judicieusement les ressources ; et mettra en œuvre des politiques sociales de manière coordonnée et efficace afin d'améliorer continuellement le bien-être et les conditions de vie matérielles et spirituelles du peuple, en s'efforçant d'atteindre les objectifs de développement social fixés par la résolution du 11e Congrès national du Parti. Les politiques sociales seront concrétisées et mises en œuvre par le biais de résolutions spécifiques, de résolutions annuelles de développement socio-économique et de programmes nationaux ciblés.
Concernant l’orientation des politiques sociales pour la période 2012-2020 :
1. En ce qui concerne les principes directeurs
Premièrement, l’amélioration et le perfectionnement continus des conditions de vie matérielles et spirituelles de ceux qui ont rendu des services méritoires, ainsi que la garantie de la sécurité sociale, constituent une tâche régulière et importante à tous les niveaux et dans tous les secteurs de l’ensemble du système politique, et relèvent de la responsabilité de toute la société.
Deuxièmement, les politiques de traitement préférentiel des anciens combattants et de protection sociale doivent être cohérentes avec le niveau de développement socio-économique et la capacité du pays à équilibrer et à mobiliser les ressources à chaque période ; en donnant la priorité aux anciens combattants, aux personnes en situation particulièrement difficile, aux pauvres et aux minorités ethniques.
Troisièmement, le système de sécurité sociale doit être diversifié et complet ; il doit garantir l’équité et la pérennité grâce à une responsabilité partagée entre les groupes de population au sein d’une même génération et entre les générations, ainsi qu’entre l’État, les entreprises et les travailleurs.
Quatrièmement, l’État joue un rôle de premier plan dans l’organisation et la mise en œuvre de politiques de soutien aux anciens combattants et de garantie de la sécurité sociale ; il favorise l’inclusion sociale et encourage la participation des organisations, des entreprises et des particuliers. Parallèlement, il crée les conditions permettant à chacun d’améliorer sa capacité à assurer sa propre sécurité sociale.
Cinquièmement, renforcer l’intégration internationale afin d’acquérir davantage de ressources et d’expérience dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de sécurité sociale.
2. Concernant les objectifs généraux
Poursuivre l'amélioration des conditions de vie matérielles et spirituelles des anciens combattants et de leurs familles, en s'efforçant d'atteindre l'objectif suivant : garantir, d'ici 2015, un niveau de vie minimum égal ou supérieur au niveau de vie moyen de la population locale pour les familles d'anciens combattants. D'ici 2020, assurer une couverture sociale à tous les citoyens, garantissant un revenu minimum, l'accès à l'éducation, aux soins de santé, au logement, à l'eau potable et à l'information.
3. Concernant les tâches et les solutions
- Concernant les politiques visant à accorder un traitement préférentiel aux personnes ayant rendu des services méritoires
Assurer efficacement le bien-être matériel et spirituel de ceux qui ont rendu des services méritoires à la révolution. Mettre l'accent sur la mise en œuvre de l'Ordonnance relative au traitement préférentiel des personnes ayant rendu des services méritoires à la révolution. Poursuivre l'amélioration des politiques, élargir le champ des bénéficiaires et régler définitivement les cas en suspens. Revaloriser les allocations et subventions versées à ceux qui ont rendu des services méritoires à la révolution, conformément au plan d'ajustement du salaire minimum. D'ici fin 2013, résoudre définitivement les problèmes de logement de 72 000 ménages de personnes ayant rendu des services méritoires à la révolution et vivant dans des logements insalubres nécessitant des réparations. Mettre en œuvre des politiques préférentielles et un soutien plus adaptés à ceux qui ont rendu des services méritoires à la révolution, à leurs familles et à leurs proches, en matière de développement de la production, d'emploi et d'accès aux services sociaux essentiels, notamment la santé, l'éducation et la formation ; veiller à l'entretien des cimetières et à la recherche et au recueillement des dépouilles des martyrs. Renforcer les actions de reconnaissance et d'appréciation, et accroître le rôle et la responsabilité de la société.
- En ce qui concerne la sécurité sociale
En matière d’emploi, de garantie d’un revenu minimum et de réduction de la pauvreté : poursuivre l’amélioration et la mise en œuvre effective de politiques de crédit préférentielles pour le développement de la production et la création d’emplois, de politiques de soutien à la formation professionnelle et d’aide aux travailleurs partant travailler à l’étranger, en accordant la priorité aux populations pauvres et aux minorités ethniques des districts, communes et villages les plus défavorisés. Soutenir les travailleurs issus de ménages pauvres afin de développer la production, d’accroître leurs revenus et de parvenir à une réduction durable de la pauvreté.
En matière d'assurance sociale : modifier la loi sur l'assurance sociale afin d'étendre le champ d'application de l'assurance chômage aux entreprises de moins de 10 salariés. Améliorer les politiques, la gestion organisationnelle et les systèmes de versement des prestations sociales. Mener des recherches et élaborer des politiques visant à encourager les agriculteurs et les travailleurs du secteur informel à adhérer volontairement à l'assurance sociale.
Concernant l'aide sociale aux personnes en situation d'extrême précarité : améliorer l'efficacité de l'action sociale, continuer d'élargir le nombre de bénéficiaires et augmenter progressivement le niveau de l'aide sociale courante en fonction des capacités budgétaires de l'État.
Établir un niveau de vie minimum adapté aux conditions socio-économiques comme critère d'éligibilité à l'aide sociale. Poursuivre l'amélioration des politiques d'aide sociale, élargir le champ des bénéficiaires, rehausser le niveau d'assistance et étudier la mise en place d'un dispositif d'aide commun aux ménages et aux personnes éligibles. Continuer à développer des modèles de prise en charge des personnes en situation de vulnérabilité au sein de la communauté, en renforçant la participation du secteur privé à la mise en œuvre de modèles de prise en charge des personnes âgées, des orphelins et des personnes handicapées, notamment dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Améliorer l'efficacité de l'aide d'urgence afin de garantir une aide rapide aux personnes confrontées à des risques, des catastrophes naturelles, des inondations, un décès ou une perte matérielle. Améliorer les mécanismes, les politiques et les méthodes de mise en œuvre pour renforcer l'efficacité de l'aide d'urgence ; développer la participation communautaire au soutien.
Garantir un niveau minimal d'accès à certains services sociaux de base pour la population, notamment les personnes pauvres, les minorités ethniques et celles qui se trouvent dans des situations difficiles.
4. Solutions générales
Renforcer le leadership des comités du Parti et du gouvernement à tous les niveaux, mobiliser les forces de l'ensemble du système politique et créer un consensus social pour la mise en œuvre des programmes et politiques en faveur des personnes ayant rendu des services méritoires et pour la garantie de la sécurité sociale. Accroître la sensibilisation et la responsabilisation des cadres et des membres du Parti quant à la direction et à la mise en œuvre de ces politiques.
- Renforcer la diffusion des lois et règlements, sensibiliser tous les niveaux, secteurs, organisations et la population ; continuer à perpétuer la tradition de se souvenir de ceux qui ont contribué à la nation ; promouvoir les mouvements de gratitude et d'entraide ; et prendre soin et aider ceux qui ont rendu des services méritoires et les pauvres.
- Innover dans la gestion étatique des politiques préférentielles en faveur des anciens combattants et de la sécurité sociale. Poursuivre l'amélioration du système juridique et des mécanismes politiques en s'appuyant sur un examen approfondi des politiques actuelles, en corrigeant les politiques inadéquates et en en créant de nouvelles, afin de bâtir un système qui soutienne et encourage efficacement les efforts des bénéficiaires pour améliorer leur situation et réduire leur dépendance à l'égard de l'État. Unifier la gestion des programmes et des politiques : le gouvernement et les ministères et agences centraux se concentreraient sur la définition des objectifs, l'orientation, le contrôle et la supervision de la mise en œuvre ; les collectivités locales seraient responsables de la gestion des ressources et de l'organisation de la mise en œuvre. Renforcer les capacités de mise en œuvre des politiques au niveau local. Moderniser les méthodes de gestion et de paiement ; créer une base de données des ménages, un système de numéros d'identification individuels et un ensemble d'indicateurs de sécurité sociale pour gérer, suivre et évaluer la mise en œuvre des politiques de sécurité sociale à chaque période, et établir un rapport national sur la sécurité sociale.
- Renforcer la coopération et tirer parti des ressources et de l'expérience internationales en matière d'élaboration et de mise en œuvre des politiques de sécurité sociale.
V. Concernant « Quelques questions relatives aux salaires et orientations pour la réforme salariale jusqu’en 2020 »
1. Concernant l’évaluation de la situation et l’orientation vers 2020
Concernant l'évaluation de la situation
Depuis 2003, les politiques relatives aux salaires, à l'assurance sociale et aux allocations préférentielles pour les personnes méritantes ont été progressivement améliorées, contribuant ainsi à l'amélioration des conditions de vie des retraités et des personnes méritantes.
Cependant, les politiques relatives aux salaires, à la sécurité sociale et aux primes d'excellence présentent encore de nombreuses lacunes, notamment : des salaires constamment bas qui affectent la vie des salariés, des retraités et des personnes méritantes, ainsi que la qualité et l'efficacité du service public. Dans certaines entreprises publiques, les salaires sont élevés, créant une disparité excessive entre les rémunérations des cadres et des employés de ces entreprises et celles des fonctionnaires. Les solutions proposées pour financer les réformes salariales et sociales, en particulier dans le secteur public, n'ont pas donné les résultats escomptés.
Concernant l'orientation de la réforme de la politique salariale jusqu'en 2020
La réforme de la politique salariale exige une volonté politique dans la promulgation et la mise en œuvre des politiques, notamment dans le secteur public ; une restructuration du budget de l'État ; un contrôle strict et des efforts pour réduire le nombre de personnes percevant des salaires et des indemnités financés par le budget de l'État ; le versement de salaires en fonction des postes occupés, l'amélioration de la qualité et de l'efficacité du service public ; et une gestion rigoureuse des effectifs, en parallèle avec une réforme administrative et une restructuration organisationnelle.
Concernant le salaire minimum : l’ajuster selon une feuille de route liée à la réforme des activités professionnelles et en fonction des capacités économiques, afin de garantir le respect des besoins minimaux des salariés. Pour le secteur privé, cet ajustement doit être plus rapide afin d’atteindre ces besoins minimaux d’ici 2015. Le Code du travail fixe le salaire minimum applicable aux travailleurs effectuant les tâches les plus simples (sans formation) dans des conditions normales de travail et sert de base au calcul des salaires des autres catégories de travailleurs (travailleurs qualifiés).
- Concernant la relation entre le salaire minimum, le salaire moyen et le salaire maximum : des recherches devraient être menées afin d’élargir cette relation et de l’aligner sur la dynamique du marché ; sur cette base, le système d’échelles salariales devrait être repensé et les régimes d’indemnités encore améliorés afin d’en garantir l’adéquation.
- Concernant les échelles et les grades de salaires : une échelle salariale commune sera appliquée, les facteurs spécifiques à l’industrie étant pris en compte par le biais d’indemnités ; dans le même temps, des recherches seront menées pour élargir l’écart entre les grades de salaires afin d’en garantir l’adéquation.
- Concernant les indemnités : examiner les régimes d'indemnités et de subventions dans les différents secteurs et professions afin d'en garantir l'équité et le caractère raisonnable ; étudier et examiner la possibilité de regrouper les régimes d'indemnités (préférentielles, de responsabilité professionnelle, de service public) en un seul type d'indemnité comportant différents niveaux, le cas échéant.
Concernant les mécanismes de gestion des salaires et des recettes : poursuivre la mise en œuvre de l’affectation des effectifs et des budgets administratifs ; moderniser les mécanismes opérationnels, financiers et salariaux du secteur public conformément aux conclusions du 6e plénum du 10e Comité central ; mettre en place un mécanisme de répartition et d’attribution des tâches ; garantir l’autonomie et la responsabilité des unités ; et établir une feuille de route appropriée pour calculer progressivement et précisément les coûts des services afin de les rendre accessibles à la population.
- Concernant les salaires des dirigeants d'entreprise : la réglementation prévoit un cadre salarial de base assorti d'un plafond salarial maximal pour les dirigeants des entreprises publiques, lié aux résultats de l'entreprise et à l'efficacité de l'utilisation du capital.
Concernant les traitements et indemnités des agents locaux et des fonctionnaires : instaurer un quota fixe pour le nombre de postes, le budget des salaires et celui des indemnités des agents locaux et des fonctionnaires, ainsi que des agents locaux à temps partiel, en encourageant le cumul des fonctions. Envisager d’adapter la réglementation aux besoins des agents à temps partiel. Parallèlement, synthétiser la résolution n° 5 du Comité central (9e Congrès) ; sur cette base, élaborer une politique globale pour les agents locaux et les fonctionnaires.
2. Concernant les solutions de génération de ressources
- Restructurer le budget de l'État afin de dégager des ressources pour la mise en œuvre de la politique salariale, en veillant à ce que ce budget réponde aux besoins de financement du secteur administratif et des forces armées, conformément aux capacités de l'économie ; tout en réalisant des économies maximales afin de contribuer à la création de ressources pour la mise en œuvre de la politique salariale.
- Pour le secteur public, réformer les mécanismes opérationnels et financiers, promouvoir la socialisation selon une feuille de route, en veillant à ce qu'elle soit compatible avec la capacité de contribution du peuple, conformément à l'esprit de la Résolution centrale 6 (10e Congrès) et de l'annonce n° 37-TB/TW du 26 mai 2011 sur la conclusion du Politburo concernant le projet « Réforme des mécanismes opérationnels des unités de service public et promotion de la socialisation de certains types de services publics ».
3. Concernant certaines activités réalisées en 2012 et 2013
Mettre en œuvre, en 2012 et 2013, des politiques relatives aux salaires, à la sécurité sociale et aux primes de mérite adaptées au contexte socio-économique du pays. Il s'agit notamment de corriger les incohérences de la politique salariale actuelle, telles que : l'absence de majorations liées au secteur d'activité et à la profession ; la révision des indemnités des agents à temps partiel au niveau local ; la refonte du système d'autonomie et de responsabilité des organismes administratifs et des services publics ; et le mécanisme de gestion des salaires des entreprises publiques.
- Poursuivre les recherches et l'élaboration d'un plan sur les politiques salariales, l'assurance sociale et les allocations préférentielles pour les personnes méritantes jusqu'en 2020, à soumettre à la 7e réunion du Comité central, 11e législature.
TG
Selon Tuyengiao.vn


