Les États-Unis ont épuisé leur stock de missiles PrSM dès les premières phases d'un conflit avec l'Iran.
L’épuisement rapide des missiles balistiques PrSM et autres munitions de précision à longue portée constitue un défi majeur pour la capacité de production de l’industrie de la défense américaine.
L'armée américaine a épuisé son stock initial de missiles balistiques tactiques PrSM (Precision Strike Missiles) dès les premières phases du conflit avec l'Iran. C'était la première fois que cette arme de pointe était déployée au combat, et le taux de pertes a largement dépassé toutes les prévisions initiales des stratèges militaires.

Selon des sources militaires, des missiles PrSM ont été déployés pour frapper des cibles stratégiques en profondeur sur le territoire iranien depuis la région du golfe Persique. L'intensité des combats et leur utilisation fréquente ont rapidement épuisé les stocks de missiles disponibles. Un responsable de la transition au sein de l'armée américaine a confirmé que les forces armées doivent attendre de nouvelles livraisons après l'épuisement du stock initial.
Avantages techniques du missile PrSM par rapport à l'ATACMS
Le PrSM a été développé comme une alternative moderne au système ATACMS, en service depuis longtemps. Comparé à son prédécesseur, le PrSM possède des caractéristiques techniques supérieures, le rendant adapté à la guerre multidomaine moderne :
- Gamme:Avec une portée de plus de 500 km, cela représente une augmentation significative par rapport à la limite d'environ 300 km de l'ATACMS.
- Structure de conception :Grâce à sa taille plus compacte, chaque lanceur peut emporter deux missiles, au lieu d'un seul comme auparavant.
- Plateforme intégrée :L'utilisation du système de lance-roquettes multiples M142 HIMARS, très mobile, permet un déploiement flexible sur des terrains complexes.

La priorité accordée aux frappes de précision à longue portée afin de minimiser les risques pour les forces engagées au corps à corps est au cœur de la nouvelle doctrine de combat américaine. Cependant, la réalité du champ de bataille montre que même les armes les plus sophistiquées peuvent venir à manquer dans un conflit de haute intensité.
Pression sur les chaînes d'approvisionnement et l'industrie de la défense.
La pénurie n'était pas propre au PrSM. L'US Navy aurait lancé près de 1 000 missiles de croisière Tomahawk au cours des premières semaines du conflit. Or, la capacité de production de cette arme n'était que d'environ 150 unités par an, creusant un fossé considérable entre la consommation et le réapprovisionnement.

Le système de défense a également subi une pression similaire, avec le tir de plus de 2 000 missiles intercepteurs des systèmes THAAD, Patriot et Aegis pour contrer les contre-attaques. De plus, les stocks d'armes spécialisées, telles que la bombe anti-bunker GBU-57, dont le coût de production est extrêmement élevé, s'épuisaient.
Cette situation révèle une incapacité à maintenir une puissance militaire durable. Les armements de haute technologie nécessitent des processus de production complexes qui ne peuvent être immédiatement accélérés pour répondre aux besoins du champ de bataille. Ceci contraint les États-Unis à envisager de redéployer leurs réserves d'autres domaines stratégiques, ce qui pourrait impacter leur capacité opérationnelle mondiale dans un contexte géopolitique complexe.


