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Les États-Unis préviennent qu'ils « abattront » les cibles de mines terrestres à Hormuz ; Israël prêt à intensifier les tensions avec l'Iran.

Hoang Bach April 24, 2026 08:44

Le tableau général du Moyen-Orient, au matin du 24 avril, reste marqué par une escalade des tensions militaires. Si les efforts diplomatiques suscitent l'espoir d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, la tension dans la région se déplace vers l'Iran, sur fond de menaces fermes de Washington et de Tel-Aviv.

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L'image, extraite d'une vidéo non datée diffusée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien et retransmise par l'IRIB le 23 avril, montre un porte-conteneurs tentant de franchir le détroit d'Ormuz, au cours de ce qui semble être une opération navale du CGRI visant à le capturer. Source : IRIB/CGRI/AFP

Les États-Unis renforcent leur emprise sur l'Iran sur plusieurs fronts.

À Washington, la pression sur Téhéran atteint son paroxysme. Malgré les répercussions du conflit sur l'économie mondiale, le président américain Donald Trump affirme que les États-Unis ne subissent aucune pression pour mettre fin rapidement à la guerre contre l'Iran. Sur la plateforme de médias sociaux Truth Social, il a lancé un avertissement glaçant, déclarant qu'il avait tout son temps, mais pas l'Iran, et que « le temps presse » pour Téhéran. La Maison Blanche a néanmoins fermement exclu toute attaque nucléaire, soulignant auprès de la presse que personne ne devrait être autorisé à utiliser cette arme de destruction massive.

Ces déclarations fermes s'accompagnaient d'une série de mesures militaires concrètes. L'armée américaine a confirmé que le porte-avions USS George H.W. Bush, avec son pont d'envol rempli d'avions de chasse, est entré dans la zone de responsabilité du Commandement central américain (CENTCOM) dans l'océan Indien le 23 avril. Ce déploiement porte à trois le nombre total de navires de guerre américains de grande taille prêts au combat au Moyen-Orient.

Parallèlement, sur le plan économique, le département américain de la Défense a annoncé que ses forces avaient intercepté et inspecté le M/T Majestic X dans l'océan Indien. Ce navire sans pavillon fait l'objet de sanctions pour transport présumé de pétrole iranien et soutien matériel à ce pays. Il convient de noter qu'il s'agissait de la deuxième intervention maritime de ce type menée par les forces américaines en trois jours.

Le « chaudron » du détroit d'Ormuz et la décision choquante de l'Iran.

La confrontation dans le détroit stratégique d'Ormuz est plus dangereuse que jamais. Afin d'accroître la pression sur l'Iran pour qu'il rouvre cette voie maritime vitale, le président Trump a ordonné à la marine américaine de détruire tout navire tentant de poser des mines. Il a déclaré que l'ordre d'abattre tout navire, même les plus petits, qui tenterait de poser des mines dans les eaux d'Ormuz s'appliquait.

Du côté de Téhéran, le pays n'a montré aucun signe de compromis. Le vice-président du Parlement iranien, Hamidreza Hajibabaei, a révélé à l'agence de presse Tasnim que Téhéran avait perçu ses premiers revenus provenant des droits de passage imposés dans le détroit d'Ormuz – une mesure sans précédent prise dans un contexte de confrontation directe avec les États-Unis et Israël. L'intégralité des recettes a été versée directement sur le compte de la Banque centrale d'Iran.

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Des Iraniens passent devant un portrait du défunt guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, au sud de Téhéran, le 23 avril. Photo : AFP

Israël nie avoir attaqué Téhéran, mais se dit prêt à « anéantir » son adversaire.

Malgré les informations diffusées par les médias d'État iraniens faisant état d'une série d'explosions au-dessus de Téhéran ayant déclenché la défense aérienne, Tel-Aviv a nié toute implication. Une source sécuritaire israélienne anonyme a indiqué à l'AFP qu'Israël ne menait actuellement aucune frappe aérienne en territoire iranien.

Cependant, les déclarations publiques de hauts responsables israéliens dressent un tableau sombre. Dans une déclaration vidéo, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a souligné que l'armée du pays était pleinement préparée à poursuivre le combat. Katz a affirmé que Tel-Aviv n'attendait plus que le feu vert de Washington pour achever le démantèlement du régime de Khamenei et replonger l'Iran dans les ténèbres et l'âge de pierre.

Un cessez-le-feu fragile existe entre Israël et le Liban.

Dans un contexte de violence croissante, une lueur d'espoir est apparue sur le front diplomatique israélo-libanais. Lors d'une rencontre avec les ambassadeurs des deux pays à Washington le 23 avril, le président Trump a annoncé la prolongation du cessez-le-feu de trois semaines. Estimant les chances de parvenir à la paix très élevées, il a qualifié le processus de « facile » et a révélé qu'il rencontrerait directement les dirigeants des deux pays dans les semaines à venir. Ces négociations à Washington se sont déroulées juste avant que Beyrouth ne demande officiellement une prolongation du cessez-le-feu.

Cependant, sur le terrain, l'accord conclu dix jours plus tôt est mis à rude épreuve. Le ministère libanais de la Santé a annoncé qu'une récente frappe aérienne israélienne dans le sud du pays avait fait trois morts. Immédiatement, le Hezbollah, soutenu par l'Iran, a revendiqué la responsabilité des tirs de roquettes sur la colonie de Shtula, dans le nord d'Israël. Le Hezbollah a affirmé qu'il s'agissait d'un acte légitime de légitime défense visant à protéger les citoyens libanais et d'une riposte à la violation du cessez-le-feu par l'armée israélienne lors de son attaque contre la ville de Yater.

Selon l'AFP
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Article paru dans le journal Nghe An

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