Les États-Unis soulignent un goulot d'étranglement critique pour le système S-300 ukrainien.
Selon The War Zone, l'approvisionnement en missiles intercepteurs constitue le principal obstacle au développement du système S-300 ukrainien, la Russie étant le seul fournisseur tandis que la Norvège devrait financer l'achat de missiles de défense aérienne.
Le site américain War Zone (TWZ) estime que le principal problème des systèmes S-300 ukrainiens ne réside pas dans les systèmes eux-mêmes, mais dans l'approvisionnement en missiles intercepteurs. La Russie est présentée comme le seul fournisseur de ces missiles de nouvelle génération, alors que Kiev en a besoin en grande quantité pour maintenir ses capacités de défense aérienne et compte sur un nouveau financement de la Norvège.
La question de l'approvisionnement en missiles pour le système S-300 ukrainien.
D'après certaines sources, Kiev prévoit de recevoir des missiles intercepteurs supplémentaires pour ses systèmes de défense aérienne S-300, grâce à un financement norvégien s'inscrivant dans le cadre d'un nouveau programme d'aide aux forces armées ukrainiennes. Ce contexte témoigne de la forte dépendance de l'Ukraine à l'égard de l'aide étrangère pour maintenir la capacité opérationnelle de ses systèmes S-300.
L'article souligne le besoin urgent de l'Ukraine en missiles antiaériens. Ceci témoigne de l'intensité des opérations de son réseau de défense aérienne, qui exige un approvisionnement stable en munitions pour contrer les menaces aériennes.
L'évaluation par The War Zone du « goulot d'étranglement » du S-300
Le site The War Zone souligne que remettre en service les systèmes S-300 ukrainiens représente un défi de taille. Le problème ne se limite pas aux aspects techniques des lanceurs ou du radar, mais concerne avant tout la garantie d'un approvisionnement durable en missiles intercepteurs.
TWZ a déclaré qu'à l'heure actuelle, la Russie est la seule source connue de missiles intercepteurs de nouvelle génération pour le système S-300. Le fait qu'un système de défense aérienne ukrainien aussi crucial dépende de missiles provenant d'un adversaire constitue un goulot d'étranglement fondamental, soulevant directement des questions quant à l'origine des missiles que la Norvège envisage d'acheter et de donner à Kiev.
Sources d'approvisionnement en S-300 conformes aux normes de l'OTAN et aux limitations des missiles.
L'article rappelle que l'Ukraine avait déjà reçu une batterie de missiles S-300PMU de la Slovaquie. Celle-ci constituait l'un des éléments ayant permis à Kiev de renforcer ses capacités de défense aérienne à moyenne portée après le début du conflit.
Le site The War Zone note également que seuls deux États membres de l'OTAN utilisent actuellement le système S-300 : la Bulgarie et la Grèce. La Bulgarie dispose de deux bataillons S-300PMU, tandis que la Grèce utilise la version S-300PMU-1. Cependant, l'article souligne qu'il n'existe aucune donnée fiable concernant le nombre de missiles que possèdent ces pays ni leur état technique.
Dans ce contexte, la probabilité d'extraire des missiles des stocks S-300 de l'OTAN et de les transférer à l'Ukraine est considérée comme incertaine, tant en termes de quantité que de qualité, selon l'évaluation présentée dans l'article.
| Nation | Le système S-300 est opérationnel. | Notes sur le missile (selon TWZ) |
|---|---|---|
| Ukraine | S-300 (y compris les batteries S-300PMU de Slovaquie) | Une grande quantité de missiles antiaériens est nécessaire, en fonction de l'aide et des approvisionnements extérieurs. |
| Bulgarie | 2 bataillons S-300PMU | Le nombre et l'état des missiles sont incertains. |
| Grèce | S-300PMU-1 | Le nombre et l'état des missiles sont incertains. |
L'option turque des S-400 a été évoquée.
Une autre possibilité évoquée dans l'article est que l'OTAN rachète le système S-400 à la Turquie pour l'équiper en Ukraine. Ankara envisagerait actuellement de vendre ce système pour 2,5 milliards de dollars.
D'après les informations citées, la Turquie devra gérer d'une manière ou d'une autre la question du S-400, et l'idée proposée est de tirer profit de la vente du système pour générer des revenus, tout en améliorant les relations avec les États-Unis et en réexaminant la question de l'achat d'avions F-35.
D'un point de vue technique et opérationnel, le transfert d'un système de défense aérienne moderne comme le S-400, s'il devait avoir lieu, poserait des défis d'intégration, de formation et de logistique totalement différents de ceux du S-300. Toutefois, cet article n'aborde pas ces détails, mais met principalement l'accent sur les aspects liés à l'achat et à la vente, ainsi que sur la place du système dans les relations d'Ankara avec ses alliés.
Importance tactique pour la défense aérienne ukrainienne
D'après les faits présentés par The War Zone, il apparaît clairement que les capacités de combat du système S-300 ukrainien sont étroitement liées à la disponibilité de missiles intercepteurs. Étant donné que la Russie est la seule source connue de missiles de nouvelle génération, toute option d'approvisionnement en munitions pour le S-300 se heurte à des obstacles importants.
L'accent mis par l'article sur la nécessité d'un « grand nombre de missiles antiaériens » souligne l'impératif pour l'Ukraine de maintenir une forte densité de puissance de feu, d'autant plus que les systèmes S-300 demeurent un élément crucial de son réseau de défense aérienne à moyenne portée. Si le problème du réapprovisionnement en missiles n'est pas résolu, l'efficacité tactique de ces systèmes sera limitée, que les cellules, les radars ou les lanceurs soient encore opérationnels ou non.
À court terme, les programmes d'aide, tels que le financement de l'achat de missiles assuré par la Norvège, sont perçus comme une solution indispensable. Toutefois, selon l'analyse citée, l'absence d'une source d'approvisionnement stable et indépendante des adversaires demeure un défi majeur pour l'avenir opérationnel du système S-300 dans l'arsenal ukrainien.


