Les États-Unis ont finalisé un accord pétrolier historique avec le Venezuela.
Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, s'est récemment rendu à Caracas pour finaliser un accord pétrolier stratégique qui donnerait à Washington le contrôle d'environ 20 % des réserves pétrolières vénézuéliennes. Cette initiative vise non seulement à doubler la production, mais aussi à servir les calculs géopolitiques et l'agenda électoral de la Maison-Blanche.

À son arrivée à Caracas, le secrétaire Chris Wright a affirmé que cette nouvelle série d'accords permettrait de « plus que doubler la production pétrolière vénézuélienne dans les prochaines années », créant ainsi des opportunités de développement pour les deux pays. Parallèlement, le géant pétrolier américain Chevron devrait également annoncer son intention d'étendre ses activités dans le pays.
Le président Donald Trump avait annoncé précédemment que cet accord donnerait aux États-Unis le contrôle majoritaire de 65 milliards de barils de réserves pétrolières vérifiées. Le secrétaire d'État Marco Rubio a révélé que le département américain de la Défense ouvrirait un compte spécial pour gérer ces actifs et attirer des capitaux privés afin de remettre en exploitation 17 champs pétroliers, des zones auparavant contrôlées en grande partie par des entreprises russes et chinoises.
L'accord a été approuvé par l'Assemblée nationale vénézuélienne, suscitant des réactions mitigées. Certains députés de l'opposition se sont abstenus de voter, n'ayant pas eu accès au texte détaillé. « Nous avons le devoir de savoir précisément ce qui est écrit dans les clauses », a souligné le député Luis Emilio Rondon. Le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, a quant à lui défendu l'accord, arguant que les fonds bénéficieraient directement à la population. Du côté militaire, le ministre de la Défense, Gustavo Gonzalez Lopez, a déclaré soutenir pleinement l'accord, affirmant que transformer un désaccord politique en coopération économique était « un choix pacifique, et non une soumission ».
Selon les termes publiés, le gouvernement américain détiendra une participation de 35 % dans North American Blue Energy Partners (NABEP), la deuxième plus grande compagnie pétrolière et gazière privée du Venezuela, et aura le droit d'acheter 20 % du pétrole qu'elle produit au prix coûtant. Les citoyens américains devront détenir la majorité au conseil d'administration, ce qui confère à Washington un droit de veto et un contrôle de facto.
Les autorités américaines affirment que le contrôle exercé par Washington mettra fin à la corruption dans le secteur pétrolier vénézuélien en déclin et empêchera Caracas de continuer à approvisionner Cuba en énergie. Sur le plan intérieur, la baisse des prix du pétrole est une priorité absolue pour l'administration Trump à l'approche des élections de mi-mandat cruciales de novembre. La réduction des coûts énergétiques est considérée comme un levier essentiel pour le Parti républicain afin de conserver la majorité au Congrès.


