Les États-Unis mènent des exercices HIMARS près du Bélarus, et la Chine dévoile une arme anti-drone à micro-ondes.
L'armée américaine a déployé la puissance de feu du système HIMARS en Lituanie, tandis que la Chine a dévoilé pour la première fois son système à micro-ondes Hurricane 3000, capable de neutraliser des essaims de drones à grande échelle.
L'armée américaine a récemment mené un exercice conjoint de tir à longue portée avec les forces armées lituaniennes, utilisant le système HIMARS sur le terrain d'entraînement de Pabrade, près de la frontière biélorusse. Parallèlement à ces développements dans la région baltique, la Chine a également dévoilé publiquement pour la première fois son système d'arme à micro-ondes Hurricane 3000, marquant une nouvelle avancée dans la technologie anti-drones.
Les États-Unis et leurs alliés mènent des exercices d'artillerie près de la frontière biélorusse.
Des unités d'artillerie de l'armée américaine, déployées par rotation dans la région baltique, ont mené des exercices de tir réel avec les troupes lituaniennes. Cette activité s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par l'OTAN pour renforcer sa présence militaire et ses capacités de dissuasion sur son flanc oriental, notamment compte tenu du contexte sécuritaire régional complexe.
L'entraînement était axé sur le système de lance-roquettes multiple à haute mobilité HIMARS. Au lieu de se contenter de démontrer la puissance de feu, les unités se sont concentrées sur la mise en œuvre technique pratique, notamment les vérifications préalables à la mission, l'établissement des communications de combat et la coordination des équipages. L'accent a été mis sur la capacité à choisir rapidement des positions de tir et à se replier (tir et repli) afin de minimiser le risque de riposte ennemie.

Le système HIMARS est très apprécié pour son châssis à roues flexible et sa capacité à utiliser différents types de munitions, des roquettes à moyenne portée aux missiles de précision à longue portée. Pour la Lituanie, cet entraînement est essentiel en vue du déploiement et de l'utilisation futurs du système, permettant à ses forces armées de se familiariser rapidement avec les procédures de commandement et de contrôle ainsi qu'avec le soutien technique américain.
La Chine présente l'arme à micro-ondes Hurricane 3000 contre les drones.
Début 2026, l'Armée populaire de libération chinoise (APL) a attiré l'attention en dévoilant publiquement le Hurricane 3000, un système d'arme à micro-ondes de haute puissance. Ce lancement a marqué le passage de la phase d'essais à la phase de préparation au combat pour les systèmes d'armes à énergie dirigée du pays.
Le Hurricane 3000 est conçu pour être monté sur des véhicules mobiles et est capable d'émettre des impulsions électromagnétiques focalisées afin de brouiller ou de détruire définitivement les composants électroniques des drones dans un rayon d'environ 3 km. La principale différence de ce système réside dans son mécanisme d'attaque directe du système de contrôle, des capteurs et des liaisons de données à l'aide d'impulsions micro-ondes de haute intensité plutôt que de projectiles à énergie cinétique.

La structure du Hurricane 3000 comprend un émetteur micro-ondes directionnel de grande taille, monté sur une base stable. Les experts estiment que le système fonctionne dans la gamme des hautes fréquences gigahertz, ce qui lui permet d'engager simultanément plusieurs cibles en un temps très court. Le Hurricane 3000 constitue ainsi une solution optimale contre les attaques en essaim de drones bon marché, permettant de réaliser des économies par rapport à l'utilisation de missiles antiaériens onéreux.
Analyse de l'efficacité au combat
Malgré ses avantages logistiques (absence de rechargement) et son faible coût par tir, les armes à micro-ondes comme l'Hurricane 3000 restent limitées en termes de portée visuelle et d'influence du terrain. C'est pourquoi les experts militaires prévoient que ce système sera intégré à des réseaux de défense aérienne multicouches, en complément des systèmes d'artillerie et de missiles traditionnels, afin d'assurer une protection maximale.
L'armée de l'air malaisienne recherche des alternatives aux avions de chasse.
En Asie du Sud-Est, la Malaisie est confrontée au défi de la modernisation de son armée de l'air, son projet d'acquisition de chasseurs F/A-18 Hornet d'occasion auprès du Koweït rencontrant des obstacles. Le pays a entamé des discussions exploratoires avec Korea Aerospace Industries (KAI) concernant l'éventuelle acquisition du chasseur KF-21 Boramae de génération 4.5.

Actuellement, l'essentiel de l'armée de l'air malaisienne repose sur sa flotte de Su-30MKM et un petit nombre de F/A-18D Hornet vieillissants, dont le retrait du service est prévu respectivement en 2035 et 2040. Bien qu'ayant signé un contrat avec la Corée du Sud pour l'acquisition de 18 avions d'entraînement au combat léger FA-50M, la Malaisie a toujours besoin d'un chasseur principal plus puissant pour maintenir ses capacités de combat à long terme.
Le programme malaisien d'avions de combat multirôles (MRCA) vise à équiper au moins deux nouvelles escadrilles (environ 36 appareils). Le KF-21 est considéré comme un choix techniquement logique, compte tenu de la grande similarité de son système opérationnel avec celui du FA-50M. Cependant, la décision finale dépendra du budget et du calendrier de livraison effectif de la Corée du Sud.


