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Les États-Unis ajoutent l'Iran à leur liste de « pays soutenant la détention arbitraire » et exhortent leurs citoyens à évacuer d'urgence.

Hoang Bach February 28, 2026 11:00

Le 28 février, le gouvernement américain a officiellement inscrit l'Iran sur sa liste des « États soutenant la détention arbitraire » et a émis un avertissement urgent exhortant tous les citoyens américains à quitter immédiatement ce pays du Moyen-Orient.

Ngoại trưởng Mỹ Marco Rubio. Ảnh: AFP
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio. Photo : AFP

Selon l'agence de presse TASS, dans un communiqué de presse publié le 28 février, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a accusé l'Iran d'utiliser depuis des décennies la détention de citoyens américains, ainsi que de citoyens d'autres pays, comme moyen de pression politique.

« Aucun Américain ne devrait se rendre en Iran, pour quelque raison que ce soit. Nous réitérons notre appel à tous les Américains actuellement en Iran de quitter le pays immédiatement », a insisté Rubio.

Dans le même temps, le secrétaire d'État américain a également laissé entendre que des sanctions supplémentaires pourraient être imposées si Téhéran ne changeait pas de comportement, y compris la possibilité d'imposer des restrictions géographiques à l'utilisation des passeports américains pour voyager vers, à travers ou hors d'Iran.

Les observateurs notent que, bien que Washington invoque la nécessité de protéger ses citoyens, le moment choisi pour cette annonce coïncide avec une période de fortes pressions sur Téhéran concernant son programme nucléaire et le risque d'une action militaire en cas d'échec des négociations.

L'alerte à l'évacuation d'urgence est intervenue peu après que le président américain Donald Trump a publiquement exprimé son pessimisme quant aux négociations nucléaires en cours. Trump a réaffirmé sa position intransigeante, selon laquelle Washington n'accepterait aucun accord permettant à l'Iran de poursuivre l'enrichissement d'uranium. « Ils devraient parvenir à un accord, mais ils ne veulent pas aller assez loin. Je ne suis donc pas satisfait de ces négociations », a déclaré Trump.

Contrairement à l'attitude distante des États-Unis, Téhéran conserve un certain optimisme. Le gouvernement iranien nie systématiquement les accusations de recherche d'armes nucléaires, affirmant que son programme poursuit des objectifs pacifiques et fait l'objet d'un examen international constant.

Commentant le dernier cycle de pourparlers qui s'est tenu à Genève, en Suisse, le 26 février, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, l'a qualifié de dialogue « le plus long et le plus sérieux » jamais mené, notant des « progrès significatifs » tant sur le mécanisme de désarmement nucléaire que sur l'allègement des sanctions.

Oman, qui joue un rôle de médiateur, a également qualifié les discussions de constructives. Les réunions techniques entre les parties devraient reprendre la semaine prochaine à Vienne, en Autriche.

La désignation soudaine par Washington de citoyens comme « soutenant la détention illégale » et l'ordre de quitter immédiatement le pays ont alimenté les spéculations selon lesquelles les États-Unis préparent le terrain à une escalade des tensions.

Il est à noter que de hauts responsables américains ont également commencé à aborder publiquement les scénarios militaires. Le 26 février, le vice-président américain JD Vance a rassuré l'opinion publique quant au risque d'enlisement en cas de conflit. Il a affirmé qu'une éventuelle frappe aérienne contre l'Iran n'entraînerait pas une escalade du conflit.

« Une guerre qui dure de nombreuses années est improbable », a souligné le vice-président américain, tout en notant que les observateurs ne devraient pas « trop tirer de leçons » des interventions militaires passées de Washington.

Source : TASS, RT
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Les États-Unis ajoutent l'Iran à leur liste de « pays soutenant la détention arbitraire » et exhortent leurs citoyens à évacuer d'urgence.
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