Les États-Unis ont utilisé des mines BLU-91/B pour neutraliser les villes de missiles souterraines iraniennes.
Au lieu d'utiliser des bombes perforantes, l'armée américaine a déployé le système de mines antichars BLU-91/B pour sceller les entrées des tunnels, empêchant ainsi l'Iran de déployer des missiles.
L'armée américaine aurait trouvé une solution efficace pour neutraliser les « villes de missiles » souterraines iraniennes grâce à l'utilisation de mines antichars larguées depuis des avions. Au lieu de tenter de détruire les structures fortifiées avec des bombes perforantes, cette méthode consiste à bloquer les points d'accès, empêchant ainsi le déploiement des lanceurs de missiles.

Le défi posé par le réseau souterrain de fortifications iraniennes.
L'Iran possède actuellement une infrastructure souterraine très développée, comprenant des complexes appelés « villes de missiles ». Il s'agit de sites où des armes offensives peuvent être fabriquées, stockées et chargées dans des conditions de sécurité maximale. La destruction de ces cibles par des frappes aériennes conventionnelles nécessite un grand nombre de bombes anti-bunker, mais le succès de ces opérations est loin d'être garanti.
Des rapports récents en provenance de la banlieue de Shiraz, et plus particulièrement de la ville de Kifri, font état de l'apparition de projectiles spéciaux largués depuis les airs près des entrées de ce réseau de tunnels souterrains.

Technologie de la mine BLU-91/B et tactiques de blocage des tunnels
Les images publiées confirment que ce type de projectile est la mine antichar BLU-91/B, conçue pour être larguée par voie aérienne à l'aide de bombes à fragmentation telles que les CBU-89/B et CBU-78/B. Cette mine se distingue notamment par ses ailettes stabilisatrices rectangulaires et son mécanisme de détonation à champ magnétique.
Le mécanisme de déclenchement de la BLU-91/B lui permet d'exploser automatiquement à l'approche d'objets métalliques de grande taille (tels que des véhicules blindés ou des lance-missiles). Ceci transforme les abords de l'entrée du tunnel en un véritable bourbier, contraignant l'ennemi à interrompre toute progression jusqu'à ce que la mine soit désamorcée ou explose.

Capacités de personnalisation et de contrôle des risques
Outre les mines antichars BLU-91/B, les systèmes de munitions à sous-munitions embarquent souvent des mines antipersonnel BLU-92/B. Cependant, les rapports de terrain n'ont pas fait état de la présence de BLU-92/B à proximité des bunkers iraniens. Ceci laisse supposer que l'armée américaine aurait modifié ses munitions à sous-munitions, se concentrant exclusivement sur les mines antichars afin de minimiser les pertes humaines.
Un autre atout majeur de ce système réside dans sa minuterie d'autodestruction flexible. Les mines peuvent être programmées pour s'autodétruire après 4 heures, 48 heures ou 15 jours. Cette fonctionnalité permet aux militaires de contrôler la durée du confinement de la cible sans laisser de menaces persistantes une fois l'opération terminée.
| Type d'arme | Fonctions principales | Mécanisme d'activation |
|---|---|---|
| BLU-91/B | mines antichars | Capteur de champ magnétique |
| BLU-92/B | mines antipersonnel | Fils emmêlés / Contact |
| CBU-89/B | Bombe à fragmentation (Gator) | 72 mines BLU-91 et 22 mines BLU-92 ont été posées. |
Bien que l'Iran ait fait état de victimes civiles, la cause pourrait être liée à des tentatives de déplacement manuel des mines. Dotées de capteurs magnétiques très sensibles, ces mines exploseraient instantanément au moindre contact avec des objets métalliques, paralysant ainsi la mobilité des unités de missiles balistiques à l'entrée du tunnel.


