Les États-Unis ont déployé des avions d'attaque A-10 et des hélicoptères Apache pour sécuriser le détroit d'Ormuz.
Le Pentagone a lancé une vaste campagne aérienne pour neutraliser la flotte de vedettes rapides et les systèmes de missiles iraniens, dans le but de rétablir la sécurité maritime.
Les États-Unis et leurs alliés intensifient une opération militaire en plusieurs phases pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Cette opération repose sur le déploiement d'escadrons de bombardiers A-10 et d'hélicoptères d'attaque Apache afin de neutraliser les menaces posées par les navires de guerre iraniens, les drones et les systèmes de missiles qui perturbent le trafic maritime international.
Stratégies pour surmonter le goulot d'étranglement d'Ormuz.
L'opération visait à atténuer les risques posés par les navires armés, les mines et les missiles de croisière iraniens. Ces éléments ont fortement perturbé le trafic maritime dans la région depuis le début du mois, faisant grimper les prix mondiaux du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, atteignant même 119 dollars à un moment donné. L'objectif ultime du Pentagone était d'établir un corridor sécurisé permettant aux navires de guerre américains d'escorter les navires commerciaux entrant et sortant du golfe Persique.
Le général Dan Caine, chef d'état-major interarmées, a confirmé que des avions A-10 « Warthog » ciblaient des navires d'attaque rapides au sud du détroit. Parallèlement, des hélicoptères Apache ont été déployés pour contrer les drones suicides, un type d'arme fréquemment utilisé par l'Iran pour attaquer les infrastructures énergétiques et les pays voisins.
Les capacités de combat en mer des A-10 et Apache.
Bien que conçu initialement pour l'appui de l'infanterie au sol, l'avion A-10 se révèle particulièrement efficace pour la chasse aux petites embarcations en mer. Parallèlement, des escadrons d'hélicoptères Apache équipés de missiles Hellfire interceptent des navires mouilleurs de mines iraniens depuis des bases situées dans ce pays du Golfe.
Selon le ministre de la Guerre, Pete Hegseth, l'intensité de l'opération s'est considérablement accrue ces derniers jours. Des rapports indiquent que plus de 120 navires de la marine iranienne ont été détruits ou endommagés à la suite de frappes aériennes contre des bases et des systèmes de missiles de croisière appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Le défi posé par les réseaux de défense asymétriques
Malgré les pertes initiales, les experts militaires estiment que l'Iran conserve un arsenal important. Ce réseau comprend des missiles de croisière mobiles, des centaines de navires de guerre dissimulés dans des installations secrètes et un système de tunnels fortifiés le long des côtes et sur les îles.
| armes iraniennes | Caractéristiques de déploiement |
|---|---|
| missiles de croisière | Monté sur un camion, il offre une grande mobilité le long de la côte. |
| Torpille | De nombreux types, notamment des ancres de fond marin et des détonateurs télécommandés. |
| vedettes d'attaque rapide | Ils sont nombreux, cachés dans des grottes et des îles. |
| drones suicides | Utilisé pour les attaques directes contre les navires marchands. |
Perspectives de sécurité maritime
Le détroit d'Ormuz, large d'environ 34 km à son point le plus étroit, permet aux missiles de croisière lancés depuis la terre de frapper facilement des cibles mobiles. Les experts avertissent qu'une sécurité absolue est quasiment impossible à atteindre. Les enseignements de la campagne de la mer Rouge contre les forces houthies montrent que même si les États-Unis frappent plus de 1 000 cibles, le conflit ne connaîtra une véritable désescalade qu'après la conclusion d'un accord de cessez-le-feu.
Alors que les États-Unis tentent d'ouvrir un passage par la force, l'Iran envisage également une loi instaurant des droits de passage pour les navires traversant le détroit. Cette initiative laisse penser que Téhéran pourrait instrumentaliser sa position géographique comme levier de négociation politique auprès des pays dépendants des approvisionnements en pétrole et en gaz de la région.


