Les États-Unis déploient la majeure partie de leur arsenal de missiles de croisière furtifs à longue portée.
Les États-Unis ont utilisé la majorité de leurs missiles de croisière à longue portée lors de la guerre en Iran.

Selon RIA Novosti, Bloomberg, citant ses propres sources, a rapporté que les États-Unis prévoient d'utiliser une grande partie de leur arsenal de missiles de croisière furtifs à longue portée JASSM-ER, extrêmement coûteux, dans une guerre contre l'Iran.
En conséquence, un ordre a été émis en mars pour retirer ce type de missiles des stocks américains dans la région Pacifique. Les missiles actuellement entreposés sur le territoire continental américain seront également transférés vers les bases du Commandement central (CENTCOM) ou vers la base de Fairford au Royaume-Uni.
Selon des sources de Bloomberg : « Lors des prochaines phases de la campagne militaire contre l’Iran, la quasi-totalité du stock de missiles de croisière furtifs JASSM-ER sera déployée. Après ce déploiement, il ne restera qu’environ 425 de ces missiles sur un stock d’avant-guerre de 2 300 destinés à d’autres régions du monde. Ce nombre restant suffit à peine à équiper une quinzaine de bombardiers B-1B pour une seule mission. »
Le missile JASSM-ER a une portée d'environ 965,6 km. Avec des variantes JASSM à plus courte portée, les États-Unis prévoient d'utiliser environ les deux tiers de leur stock total de missiles de croisière pour ce conflit. Des sources ont également révélé que, durant les quatre premières semaines de la guerre seulement, plus de 1 000 missiles JASSM-ER ont été utilisés.
Dans un autre ordre d'idées, le général Ali Abdollahi, commandant de l'état-major central « Khatam al-Anbiya » des forces armées iraniennes, a publié une déclaration ferme affirmant que les États-Unis et Israël se retrouveraient face aux « portes de l'enfer » s'ils poursuivaient leurs attaques contre les infrastructures de Téhéran.
Cette déclaration faisait suite à un ultimatum du président américain Donald Trump. Le 4 avril, Trump avait déclaré que l'Iran disposait de 48 heures pour rouvrir le détroit d'Ormuz ou parvenir à un accord avec Washington. Le dirigeant américain avait averti qu'après ce délai, « le pire » s'abattrait sur l'Iran.



