Les États-Unis adoptent-ils une position plus conciliante concernant l'avenir du président syrien ?
Après des années de politique visant à destituer le président syrien Bachar al-Assad, les États-Unis semblent progressivement accepter le fait qu'il restera au pouvoir au moins jusqu'en 2021.
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| Le président syrien Bachar al-Assad. Photo : Reuters/VNA |
Le New Yorker, citant des responsables américains et européens, a révélé que l'administration Trump est prête à accepter que le président al-Assad reste au pouvoir jusqu'à la prochaine élection présidentielle syrienne, prévue pour 2021.
Dans une déclaration du 12 décembre, tout en réaffirmant l'engagement de Washington envers les négociations de paix de Genève en Suisse et sa conviction qu'un avenir pour la Syrie sans le président al-Assad est possible, la porte-parole du département d'État américain, Heather Nauert, a également souligné que cela dépendait de la force du peuple syrien et des décisions de ses électeurs.
Commentant ce point de vue, l'ancien ambassadeur américain en Syrie, Peter Ford, a déclaré le 12 décembre que cela ne constituait pas un véritable progrès significatif.
Selon lui, l'administration américaine a fait une petite concession en acceptant une réalité que le monde connaît depuis longtemps : le président syrien al-Assad ne va nulle part.
Parallèlement, le 12 décembre, les pourparlers de paix syriens se sont poursuivis à Genève, notamment des entretiens bilatéraux séparés entre l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, et des délégations du gouvernement syrien et de l'opposition unifiée.
À l'issue de la rencontre avec l'envoyé de l'ONU, la délégation du gouvernement syrien, conduite par l'ambassadeur de Syrie auprès de l'ONU, Bachar al-Jaafari, n'a publié aucune déclaration.
Parallèlement, l'opposition affirme que son objectif est de faire progresser le processus de paix en Syrie afin d'assurer la sécurité de ses citoyens.
L'opposition a également appelé toutes les parties à négocier une transition politique fondée sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations Unies.
L'opposition continue de défendre la position selon laquelle le président al-Assad ne devrait jouer aucun rôle au sein du gouvernement de transition.
Il s'agit du huitième cycle de pourparlers parrainés par l'ONU sur la Syrie, considéré comme une opportunité pour l'ONU de relancer les efforts visant à mettre fin au conflit, qui dure depuis près de sept ans et a fait plus de 340 000 morts.
Ces négociations ont débuté le 28 novembre et devraient se poursuivre jusqu'au 15 décembre. L'envoyé spécial Mistura estime que le principal obstacle est le manque de confiance mutuelle entre les parties.
Parallèlement au processus de Genève, une nouvelle série de négociations parrainées par la Russie sur le règlement du conflit syrien se tiendra les 21 et 22 décembre à Astana, la capitale du Kazakhstan.
Lors des prochaines négociations, les parties devraient approuver un règlement relatif à un groupe de travail chargé de la libération des détenus, du rapatriement des corps des personnes tuées et de la recherche des personnes disparues.
En outre, les parties prévoient également de discuter du fonctionnement des zones de désescalade et d'adopter une déclaration commune sur les opérations d'aide humanitaire en Syrie.
Selon Vietnam+
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