Les États-Unis souhaitent acquérir 300 000 drones à bas coût ; l'Inde envisage le Su-57E et le GAM-102LR.
Les États-Unis visent plus de 300 000 drones à bas coût en deux ans, avec un investissement initial d’un milliard de dollars ; l’Inde envisage le Su-57E face au F-35 ; la Chine dévoile le GAM 102LR d’une portée de plus de 10 km.
Selon Army Recognition, le département américain de la Défense lance un vaste programme d'acquisition de drones, visant plus de 300 000 unités en deux ans, configurées pour des attaques ciblées à faible coût. Parallèlement, la Russie propose à l'Inde un ensemble de Su-57E, tandis que le F-35A, promu par les États-Unis, se heurte encore à des difficultés d'accès. Lors du salon EDEX 2025 au Caire, la Chine a présenté le missile antichar Bolas GAM 102LR, dont la portée annoncée dépasse les 10 km.
Les États-Unis accélèrent la production de drones bon marché afin de saturer le champ de bataille.
Ce programme, décrit comme l'offensive de drones la plus audacieuse jamais entreprise par les États-Unis, a bénéficié d'un financement d'un milliard de dollars dans le cadre du nouveau budget de l'administration Trump. Son objectif est d'intégrer des drones d'attaque de petite taille et à faible coût au sein de l'armée de terre, du corps des Marines et des unités des forces spéciales, permettant un déploiement dispersé et une auto-exploitation aisée dans des environnements à haut risque.
Le plan se déroule en quatre phases à partir de 2026. Lors de la première phase, 12 fabricants fourniront 30 000 drones d'attaque à un prix unitaire d'environ 5 000 dollars. Lors de la phase finale, en 2027, cinq entreprises sélectionnées produiront 150 000 unités à un prix réduit d'environ 2 300 dollars par système. La production totale devrait dépasser 340 000 drones.
| Scène | Année | Entrepreneur | Sortir | Prix unitaire (USD) |
|---|---|---|---|---|
| Tête | 2026 | 12 | 30 000 drones d'attaque | ~5 000 |
| Dernier | 2027 | 5 | 150 000 drones | ~2 300 |
| Total projeté | — | — | >340 000 drones | — |
Ce programme tire les leçons du conflit russo-ukrainien : les drones bon marché sont largement utilisés pour la reconnaissance, l’attaque et pour contraindre l’ennemi à épuiser ses coûteux systèmes de défense aérienne. Les plateformes onéreuses comme le MQ-9 Reaper ou les missiles de défense aérienne lourds sont jugées inadaptées face à des cibles nombreuses et peu coûteuses. C’est pourquoi les États-Unis privilégient les systèmes de drones faciles à fabriquer et peu coûteux afin de se démarquer sur le marché.
À partir de 2026, les drones seront intégrés à l'entraînement de l'ensemble des forces armées et joueront un rôle central dans les opérations offensives et défensives. Si les progrès se déroulent comme prévu, les États-Unis pourraient constituer un important arsenal de drones d'ici 2027, capable d'appuyer des opérations de combat de haute intensité.
L'Inde envisage le Su-57E pour concurrencer le F-35.
Lors de la visite du président Vladimir Poutine à New Delhi le 4 décembre, les deux parties devraient discuter d'un renforcement de leur coopération en matière de défense. Selon la proposition, la Russie propose un ensemble de systèmes combinant le Su-57E (version export du Su-57) et le Su-35M comme solution temporaire pour renforcer les forces de chasse indiennes.
Le programme Su-57E est présenté comme bénéficiant d'un important transfert de technologie, avec un taux de localisation de 40 à 60 % grâce aux capacités de l'usine HAL de Nashik. Le scénario russe prévoit la livraison de 20 à 30 Su-57E sur une période de 3 à 4 ans, suivie de la production de 70 à 100 appareils en Inde d'ici le début des années 2030. L'avion pourrait intégrer des armements de fabrication locale tels que les missiles Astra et Rudram, ainsi que le radar AESA Virupaksha. Parallèlement, la Russie a proposé de fournir 36 à 40 Su-35M dans un délai plus court afin de compléter la livraison initiale.
Parmi les autres sujets qui devraient être abordés figurent le calendrier de livraison des deux systèmes S-400 restants au titre du contrat de 2018 et le projet de S-500 (capable d'intercepter des cibles jusqu'à 600 km). Les États-Unis présentent le F-35A comme une alternative, mais les restrictions d'accès au code source, l'intégration aux systèmes nationaux et les coûts d'exploitation élevés incitent l'Inde à adopter une approche prudente. Parallèlement, le programme indien de développement d'avions de combat nationaux a été approuvé, avec pour objectif de réduire la dépendance du pays aux importations.
L'examen du Su-57E s'inscrit dans le contexte de la politique indienne de diversification de ses sources d'approvisionnement en équipements, tout en tenant compte des limitations de la production du Su-57 en Russie, dues à sa dépendance vis-à-vis de certains composants et à des problèmes techniques. L'issue des négociations permettra de déterminer les priorités entre l'accès aux technologies, le rythme du renforcement des forces et l'objectif d'autonomie dans le secteur de la défense.
La Chine présente le missile antichar à longue portée GAM 102LR.
Lors du salon EDEX 2025 (Le Caire), Poly Defence a présenté une nouvelle version du missile antichar Bolas GAM 102LR dotée d'un lanceur bitube, transformant ainsi une arme portative en une plateforme d'attaque à longue portée pour véhicules terrestres. Cette configuration place le GAM 102LR parmi les armes antichars à longue portée capables de rivaliser avec les systèmes occidentaux.
Le GAM 102LR est la plus grande variante de la série GAM 10X (développée depuis 2016). La version export est décrite comme compatible avec le mode « tir et oubli » et le pilotage en vol, grâce à un autodirecteur thermique non refroidi associé à des capteurs avancés et une liaison de données permettant la mise à jour des cibles en vol. Le constructeur annonce une portée supérieure à 10 km (contre 6 km précédemment).
Le missile utilise une ogive à charge creuse à deux étages et un moteur à propulsion douce à deux étages, permettant des tirs depuis des espaces confinés et une trajectoire d'attaque verticale. Le système de visée comprend un trépied, un rampe de lancement à deux tubes et un ensemble électro-optique monté sur le dessus, permettant le tir simultané sur deux cibles ou des tirs de suivi ; il est suffisamment léger pour être déployé en positions défensives ou sur des bases avancées.
Le système prend en charge le combat direct et les tirs à longue portée grâce aux données fournies par des capteurs tiers. Montés sur des véhicules blindés légers, les systèmes peuvent établir des lignes de défense à longue portée en terrain désertique et steppique ; les sections d'infanterie peuvent exploiter la capacité de tir à courte portée pour tendre des embuscades en zones urbaines ou montagneuses.
Le GAM 102LR s'adresse aux clients souhaitant moderniser leurs capacités antichars sans dépendre des chaînes d'approvisionnement occidentales, tout en offrant la possibilité d'une production et d'un assemblage locaux. Ses caractéristiques sont comparables à celles du Javelin, du Spike LR2 et de l'OMTAS, avec notamment une portée de 6 à 10 km et des capacités de contrôle en réseau.


