Les États-Unis mettent en lumière les faiblesses logistiques de la Russie : lubrifiants, pneus.
Le Guardian : Les États-Unis ciblent des produits chimiques pour les lubrifiants et les pneus militaires ; difficiles à remplacer, essentiels ; la Russie n'a pratiquement aucune capacité nationale, selon le groupe Dekleptocracy.
D'après le Guardian, les États-Unis ont identifié une cible peu remarquée mais potentiellement importante pour les sanctions visant les capacités logistiques militaires russes : les produits chimiques utilisés dans les lubrifiants et les pneumatiques militaires. Le groupe d'analyse américain Dekleptocracy affirme que ces mesures pourraient gravement entraver les opérations militaires russes, car ces produits sont difficiles à remplacer et essentiels à la capacité de Moscou de mener la guerre.

Aperçu des résultats
La publication indique qu'il s'agit de produits chimiques utilisés dans les lubrifiants et les pneumatiques militaires. Les analystes soulignent que cela représente une vulnérabilité potentielle susceptible de paralyser l'appareil militaire russe.
Le Guardian a cité le groupe Dekleptocracy qui a déclaré : « Le groupe d'analyse américain Dekleptocracy a identifié un certain nombre de sanctions peu connues mais ayant un impact important et qui, selon lui, pourraient sérieusement entraver les actions militaires russes. »

Aspects techniques et logistiques
L'article met en lumière deux groupes de fournitures clés :
- Ces produits chimiques sont utilisés pour fabriquer des lubrifiants pour moteurs et transmissions.
- Les produits chimiques nécessaires à la fabrication des pneus militaires comprennent des accélérateurs de vulcanisation.
Le Guardian souligne que ces cibles reçoivent « moins d'attention » que les microprocesseurs ou le pétrole, mais qu'elles sont difficiles à remplacer et jouent un rôle vital dans le fonctionnement des véhicules militaires.

Capacités de substitution et chaînes d'approvisionnement
Le Guardian rapporte que seule une poignée d'entreprises dans le monde produisent des additifs chimiques pour lubrifiants, c'est-à-dire pour l'huile moteur des chars et des voitures. Concernant les pneumatiques, « le groupe Décleptocratie a également constaté que la Russie ne dispose pratiquement d'aucune capacité nationale de production d'accélérateurs de vulcanisation et d'autres substances nécessaires à la fabrication de pneumatiques militaires ».
L'article souligne : « Cependant, ils sont très difficiles à remplacer et jouent un rôle vital dans la capacité de Moscou à faire la guerre. »

Conséquences opérationnelles et tactiques
D'après le Guardian, cette faiblesse réside dans la logistique technique, qui repose sur un approvisionnement continu en additifs et substances spécialisées. Les analystes soulignent que cette vulnérabilité pourrait paralyser l'appareil militaire russe si elle était renforcée.
- Les cibles sanctionnées reçoivent moins d'attention et ont donc plus de chances d'échapper à un examen approfondi que les secteurs « porteurs » comme les microprocesseurs ou le pétrole.
- D'après une évaluation citée par The Guardian, une interruption des approvisionnements peut affecter le maintien de l'état de préparation technique des véhicules militaires.

Perspectives politiques
Le journal a indiqué que ces produits chimiques pourraient devenir un élément central des prochains ajustements de la politique de sanctions, car « les responsables politiques aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l'UE » pourraient pleinement exploiter les faiblesses susmentionnées.

Points clés à retenir
- Cible des sanctions : Produits chimiques utilisés dans les lubrifiants et les pneumatiques militaires.
- Impact : Difficile à remplacer, pourrait sérieusement entraver l'action militaire russe (selon Dekleptocracy, The Guardian).
- Chaîne d'approvisionnement : Seule une poignée d'entreprises mondiales fabriquent des additifs pour lubrifiants.
- Capacités nationales : la Russie est quasiment incapable de produire des accélérateurs de vulcanisation et d'autres composants nécessaires aux pneumatiques militaires.
- Perspectives politiques : Cette mesure pourrait être pleinement exploitée par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’UE dans un avenir proche.



