Les États-Unis lancent des exercices de « préparation au combat » à grande échelle au Moyen-Orient.
L'armée américaine vient de lancer un exercice de grande envergure, s'étalant sur plusieurs jours, au Moyen-Orient afin de démontrer sa capacité opérationnelle. Cette initiative intervient peu après l'annonce par le président Donald Trump du déploiement de forces navales supplémentaires dans la région.

Le commandement américain de l'armée de l'air pour le Moyen-Orient (AFCENT) a confirmé que l'exercice de « préparation au combat » a officiellement débuté le 27 janvier. L'objectif principal est de tester les capacités de déploiement rapide et opérationnelles des avions de chasse.
Selon le communiqué, cette opération vise à affiner le processus de dispersion des forces et d'intégration de l'autorité de commandement avec les « nations partenaires » dans les sites de réserve stratégiques.
Le lieutenant-général Derek France, commandant de l'AFCENT, a souligné : « Ceci témoigne de notre engagement à maintenir une force aérienne prête au combat et disciplinée, garantissant ainsi que la puissance aérienne soit toujours présente partout et à tout moment. »
Parallèlement aux opérations aériennes, le commandement central américain (CENTCOM) a confirmé que le porte-avions à propulsion nucléaire USS Abraham Lincoln, escorté par des destroyers lance-missiles, est entré dans la zone en début de semaine.
En outre, Washington a également renforcé sa présence au Moyen-Orient avec des avions de chasse F-15E Strike Eagle, des batteries de missiles Patriot et des systèmes de défense antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense).
Lors d'un récent événement, le président Donald Trump a continué d'adresser des messages de dissuasion à Téhéran, tout en évoquant une « flotte » se dirigeant vers la région. Il a exprimé l'espoir que l'Iran accepterait de négocier un nouvel accord.
Ces interventions militaires rapides font suite à plusieurs semaines de tensions croissantes. Selon Middle East Eye, un responsable du Golfe a révélé que Washington envisage des frappes de précision visant de hauts responsables et commandants militaires iraniens en réponse à l'instabilité récente.
Face aux pressions militaires américaines, Téhéran a lancé de fermes avertissements. La porte-parole du gouvernement iranien, Fatemeh Mohajerani, a affirmé que le pays était « pleinement préparé » à toute éventualité et répondrait « rapidement et de manière exhaustive » à toute action militaire dirigée contre lui. Les responsables militaires iraniens ont également déclaré que les forces armées du pays étaient en état d'alerte maximale.
Les tensions actuelles se sont complexifiées suite à des périodes de troubles internes en Iran, liés à des problèmes économiques. Alors que les médias occidentaux ont fait état d'un nombre élevé de victimes lors des manifestations, Téhéran a accusé les États-Unis et Israël d'attiser les troubles afin de justifier une intervention.


