Les États-Unis compliquent les négociations en bloquant les ports iraniens.
Le rétablissement de l'embargo maritime américain contre l'Iran devrait renforcer les négociations. Cependant, des observateurs internationaux avertissent que le blocus américain des ports iraniens ne fera qu'éroder la confiance stratégique.

Selon l'agence de presse TASS.Le 15 juillet, Zhu Yongbiao, directeur de l'Institut de politique et de relations internationales de l'Université de Lanzhou, a déclaré que la décision américaine risquait de rendre le processus diplomatique plus difficile que jamais. La raison principale de cette nouvelle vague de conflit réside dans le grave manque de confiance stratégique entre Washington et Téhéran. Les deux parties se trouvent dans une impasse. En particulier, les États-Unis semblent insatisfaits des quelques avantages obtenus lors des précédentes négociations.
Ces derniers temps, Washington a continuellement intensifié ses frappes aériennes contre l'Iran. Il a même ouvertement menacé d'attaquer les installations nucléaires iraniennes. Selon Zhu Yongbiao, ces actions constituent un outil de « pression maximale » visant à prendre l'ascendant lors de futures négociations. À terme, les deux pays devront retourner à la table des négociations. Cependant, ce « jeu du chat et de la souris au bord de la guerre » se transformera sans aucun doute en une confrontation longue et épuisante.
Le cycle de conflits armés, entrecoupé de négociations diplomatiques, va se poursuivre. Dans ce contexte, tout espoir de désescalade pacifique des tensions est extrêmement mince. Cette situation fait suite à la reprise officielle du confinement par le Commandement central américain (CENTCOM) le 14 juillet.
Du côté iranien, le Corps des gardiens de la révolution islamique a déclaré le 15 juillet que les attaques contre les bases américaines se poursuivraient jusqu'à la victoire finale de Téhéran. Selon l'AFP, ce corps a affirmé avoir ciblé des installations de commandement et de contrôle, de logistique, de carburant et de matériel militaire appartenant à la Cinquième flotte américaine à Bahreïn.
Le professeur Liu Zhongmin de l'Université des langues étrangères de Shanghai propose une analyse plus nuancée. Il considère le ciblage du détroit d'Ormuz comme une manœuvre hautement stratégique. Cette décision illustre clairement le dilemme de Washington entre escalade militaire et apaisement diplomatique.
Il ne s'agit pas simplement d'un outil de pression sur l'Iran ou d'autres pays de la région. Plus important encore, les États-Unis souhaitent consolider leur position dominante dans l'établissement des règles maritimes. De ce fait, la confrontation bilatérale risque de prendre une tournure nouvelle et plus complexe.


