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Les États-Unis vont supprimer environ 200 postes au sein de l'OTAN.

Hoang Bach January 21, 2026 09:31

Selon des sources de Reuters et du Washington Post, l'administration du président Donald Trump a notifié aux capitales européennes son intention de supprimer environ 200 postes dans les centres de commandement de l'OTAN.

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Le drapeau américain et le drapeau de l'OTAN. Photo : Reuters

Ces unités sont chargées de superviser et de planifier les opérations militaires et de renseignement de l'Alliance. Parmi les unités directement concernées figurent : le Centre d'intégration du renseignement de l'OTAN (situé au Royaume-Uni) ; le Commandement de la Force opérationnelle alliée (à Bruxelles, en Belgique) ; et la Force navale de frappe et de soutien de l'OTAN (au Portugal)...

Ces réductions d'effectifs représentent près de la moitié des quelque 400 militaires américains actuellement en poste dans les unités concernées. Au lieu de procéder à des rappels immédiats, les États-Unis adopteront une politique de non-remplacement : les postes laissés vacants à la fin du mandat du personnel ne seront pas pourvus.

Les observateurs estiment que cette décision s'inscrit dans l'objectif déclaré de l'administration Trump : transférer davantage de ressources militaires vers l'hémisphère occidental.

Début décembre 2025, le Pentagone a indiqué aux diplomates que l'Europe devait prendre en charge la majeure partie de ses capacités de défense conventionnelles – du renseignement aux missiles – d'ici 2027. Un document clé sur la sécurité nationale américaine, récemment publié, insistait également sur la priorité accordée aux ressources militaires dans la région proche du territoire américain, soulevant de sérieuses questions quant à savoir si l'Europe demeure une « priorité absolue » dans la stratégie mondiale de Washington.

Cette décision de réduire les effectifs intervient alors que l'OTAN traverse l'une des périodes diplomatiques les plus tendues de ses 77 ans d'histoire. Les relations entre les États-Unis et leurs alliés européens sont constamment mises à l'épreuve par de nombreux facteurs. Parmi ceux-ci figurent les efforts renouvelés du président Trump pour annexer le Groenland au Danemark, efforts qui ont suscité une vive opposition de Copenhague et de toute l'Europe. Par ailleurs, Washington menace d'imposer des droits de douane à plusieurs pays de l'OTAN à compter du 1er février afin d'exercer des pressions concernant la souveraineté du Groenland.

Sur les réseaux sociaux, le président Trump a même partagé des contenus présentant l'OTAN comme une « menace » pour les États-Unis, tout en minimisant le rôle des autres grandes puissances comme contrepoids.

En réponse aux informations ci-dessus, un responsable de l'OTAN a tenté de rassurer le public en déclarant que les changements de personnel aux États-Unis étaient « normaux » et que la présence américaine en Europe restait plus élevée que les années précédentes (environ 80 000 soldats, principalement en Allemagne).

« Les autorités de l'OTAN et des États-Unis restent en contact étroit pour s'assurer que l'alliance conserve une forte capacité de dissuasion et de défense », a-t-il déclaré.

Pour l'instant, la Maison Blanche et le Pentagone n'ont pas encore publié de commentaire officiel.

Source : Reuters
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Les États-Unis vont supprimer environ 200 postes au sein de l'OTAN.
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