Les États-Unis suspendent temporairement les sanctions pétrolières et l'Iran ouvre ses portes aux inspecteurs nucléaires.
Le 22 juin, les États-Unis ont annoncé la levée temporaire des sanctions imposées à l'industrie pétrolière iranienne. Cette décision faisait suite à l'accord de Téhéran pour la reprise du travail des inspecteurs nucléaires de l'ONU, marquant une étape importante dans les efforts visant à mettre fin au conflit armé qui durait depuis 40 jours.

Dans la région touristique du Burgenstock, en Suisse, les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran portent leurs fruits après l'instauration d'un cessez-le-feu fragile. La semaine dernière, Washington et Téhéran ont signé un mémorandum d'entente, jetant les bases du cycle de négociations en cours.
Le vice-président américain JD Vance a qualifié l'accord de l'Iran d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de « jalon important et de premier pas vers la dénucléarisation permanente » de cette nation du Moyen-Orient.
Auparavant, Téhéran avait suspendu sa coopération et bloqué l'accès de l'AIEA à des installations nucléaires clés après que ces sites aient été ciblés par des frappes aériennes américaines et israéliennes lors d'un conflit de 12 jours en 2025. Depuis novembre 2025, aucun inspecteur n'a été autorisé à entrer en Iran.
En réponse aux concessions de Téhéran, le département du Trésor américain a annoncé la levée temporaire des sanctions, autorisant l'Iran à extraire, vendre et transporter du pétrole brut et des produits dérivés jusqu'au 21 août. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré que cette décision était fondée sur l'engagement de Téhéran à garantir un « transit libre et ouvert » à travers le détroit d'Ormuz, une voie maritime vitale pour l'industrie pétrolière mondiale.
Le président américain Donald Trump a également affirmé depuis Washington : « Le détroit d'Ormuz est désormais totalement ouvert à la navigation… Nous sommes en train de négocier, mais nous avons déjà obtenu deux choses : un détroit ouvert et une nation qui ne possédera jamais d'armes nucléaires. »
Les médiateurs pakistanais et qataris ont indiqué que les délégations américaine et iranienne s'étaient entendues sur une feuille de route en vue d'un accord définitif dans les 60 jours, les discussions techniques se poursuivant en Suisse. Un canal de communication direct a également été établi afin d'éviter tout incident ou malentendu dans le détroit d'Ormuz.
Sur les réseaux sociaux, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a présenté des perspectives optimistes : « Les sanctions sur les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ont été levées, le blocus a été levé, certains avoirs gelés ont été débloqués et un important plan de reconstruction et de développement pour l’Iran a été lancé. »
Par ailleurs, le vice-président américain J.D. Vance a affirmé que les avoirs iraniens n'avaient pas encore été dégelés. Il a souligné que si ces avoirs étaient dégelés ultérieurement, ils seraient utilisés pour l'achat de biens américains, notamment des produits agricoles, et non pour financer des activités terroristes.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, s'est montré plus prudent, déclarant que les deux parties « n'ont abordé la question nucléaire que très brièvement, sans entrer dans les détails ».
Pour consolider l'accord, le secrétaire d'État américain Marco Rubio devrait entamer un voyage aux Émirats arabes unis (EAU), au Koweït et à Bahreïn afin de discuter des efforts déployés pour assurer la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz.



