Un mois après les attaques américaines, l'Iran riposte avec violence.
Pour la première fois en un mois, les États-Unis ont attaqué l'Iran, ciblant des lanceurs de roquettes situés sur une petite île du détroit d'Ormuz. Cette action a immédiatement provoqué une vive riposte de la part de l'Iran.

Selon l'AFP, les médias d'État iraniens ont rapporté que le Corps des gardiens de la révolution islamique a déclaré que les attaques américaines avaient fait des victimes. Ils ont ensuite lancé des frappes aériennes de représailles contre des cibles militaires américaines en Jordanie.
La télévision d'État iranienne a confirmé que les Gardiens de la révolution avaient utilisé des missiles balistiques. Parmi les cibles figuraient des infrastructures techniques, des installations de maintenance et des positions d'avions de chasse. Ces sites se trouvent sur les bases aériennes jordaniennes Roi Hussein et Al-Azraq, gérées par les États-Unis. L'attaque a causé d'importants dégâts. Les combats ont éclaté alors que la guerre entrait dans son sixième mois, une période durant laquelle les hostilités semblaient s'apaiser.
Les États-Unis ont affirmé que ces attaques visaient à empêcher l'Iran de poser davantage de mines dans le détroit. Quelques jours auparavant, Washington avait annoncé la fin des opérations de déminage dans cette voie navigable. Un porte-parole du Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré que les forces américaines avaient attaqué deux sites de lancement sur l'île de Larak. Cette action faisait suite à la détection de soldats des Gardiens de la révolution iraniens se préparant à lancer des roquettes chargées de mines.
Le capitaine de frégate Tim Hawkins a confirmé que le CENTCOM avait achevé la semaine dernière les opérations de déminage des voies maritimes internationales. Les forces américaines surveillent de près la zone et sont prêtes à garantir la liberté de navigation sur cette voie maritime vitale. La dernière frappe américaine remonte au 29 juillet, en réponse à une tentative d'attaque surprise visant les forces américaines. Plus tôt en juillet, le CENTCOM avait également lancé treize frappes consécutives contre l'Iran.
Ces dernières semaines, l'administration Trump a privilégié la guerre économique à l'intervention militaire. Un cessez-le-feu a été conclu en avril et un mémorandum d'entente en vue de la paix a été signé en juin. Toutefois, aucun accord formel n'a été trouvé. Washington a désormais déclaré qu'il mènerait une guerre économique contre Téhéran.
Le blocus naval américain des ports iraniens restreint l'approvisionnement en pétrole du pays, dans un contexte de pénurie de production nationale. Cette mesure s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par les États-Unis pour accroître la pression sur leur rival.
Le cessez-le-feu d'avril a mis fin aux combats les plus intenses. Cependant, des attaques sporadiques autour du détroit d'Ormuz continuent de compromettre les perspectives de paix. Les efforts diplomatiques menés par le Pakistan et le Qatar se poursuivent depuis des mois sans résultat.


