Les États-Unis déploient des avions de surveillance aérienne et des chasseurs F-35 à proximité de l'espace aérien iranien.
L'imagerie satellite confirme le déploiement de six avions E-3G Sentry, d'une escadrille de chasseurs F-35 et de dizaines d'avions ravitailleurs en Arabie saoudite et en Jordanie, en direction de l'Iran.
Le déploiement militaire américain massif au Moyen-Orient fait craindre l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Iran. Les dernières images satellites révèlent une forte présence d'avions de commandement et de contrôle, de systèmes d'alerte précoce et de chasseurs furtifs sur des bases stratégiques entourant le pays.

Centre de commandement aéroporté en Arabie saoudite
D'après les données satellitaires de MizarVision publiées le 21 février, l'armée américaine a déployé six avions de surveillance aérienne E-3G Sentry sur la base aérienne Prince Sultan, située dans le centre de l'Arabie saoudite. Cette position permet aux appareils de contrôler l'espace aérien à proximité immédiate de la frontière iranienne.

L'E-3G Sentry est la dernière version modernisée basée sur la cellule du Boeing 707. Ce système est équipé d'un radar avancé capable d'assurer une surveillance à 360 degrés par tous les temps, permettant le contrôle opérationnel et le suivi à distance des cibles terrestres et maritimes. Les images montrent également la présence de trois avions E-11A BACN (Battlefield Airborne Communications Node).

Le système BACN embarqué sur l'avion E-11A fait office de « station de base mobile » aéroportée, permettant la transmission d'informations en temps réel entre les unités de combat via différentes liaisons de données. Cette capacité est essentielle pour connecter les systèmes voix et données, aussi bien à portée visuelle qu'au-delà, sur le champ de bataille.
capacités logistiques et pérennité des campagnes à long terme
Pour soutenir les vols de patrouille de longue durée de la force d'alerte précoce, les États-Unis ont déployé au moins 21 avions ravitailleurs sur la base aérienne Prince Sultan, dont six KC-46 Pegasus et 15 KC-135 Stratotanker.

Le déploiement massif de ces avions logistiques indique que l'armée américaine se prépare à une opération de longue durée plutôt qu'à une attaque éclair. Cela contraste fortement avec les scénarios précédents d'attaques isolées contre des installations nucléaires.

Selon des informations de Reuters et d'Axios, Washington pourrait envisager une opération militaire de plusieurs semaines. L'instauration d'une zone d'exclusion aérienne fait partie d'un plan visant à assurer le contrôle total de l'espace aérien en cas de conflit direct.

Réseau de bases encerclant la cible.
Outre l'Arabie saoudite, des opérations de ravitaillement en vol ont également été observées sur la base aérienne d'Al Udeid, près de Doha, la capitale du Qatar, avec huit KC-135 en alerte. Cette base constitue un maillon essentiel de la chaîne d'approvisionnement en carburant des escadrons de chasse de la région du Golfe.

Dans le nord-est de la Jordanie, la base aérienne de Muwaffaq Salti est devenue une zone de transit pour d'importantes escadrilles de chasse. L'imagerie satellite confirme la présence d'au moins 18 F-35 Lightning II et 12 F-16 Fighting Falcon.

Auparavant, des dizaines de chasseurs F-15E Strike Eagle et de drones MQ-9 Reaper avaient également été repérés sur la base. L'ensemble des données suggère que les États-Unis ont achevé le déploiement de leurs troupes et sont prêts à attaquer si l'ordre leur en est donné.

Le président Donald Trump n'a pas encore pris de décision définitive. Cependant, face à l'échec des négociations indirectes avec Téhéran, la pression militaire américaine s'intensifie considérablement dans la région.



