Les États-Unis sont parvenus à un accord avec l'Iran, mais pas à n'importe quel prix.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé que Washington n'accepterait aucun accord américano-iranien qui autoriserait Téhéran à imposer des droits de douane sur les navires traversant le détroit d'Ormuz, avertissant qu'une telle mesure pourrait provoquer un « chaos total ».

Selon l'AFP, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a affirmé que Washington avait toujours des lignes rouges dans les négociations américano-iraniennes. Cette déclaration intervient alors qu'une attaque navale dans le détroit d'Ormuz a contraint les Nations Unies à suspendre temporairement leurs opérations de sauvetage des marins bloqués.
Lors d'un déplacement au Bahreïn destiné à rassurer les partenaires du Golfe fortement touchés par le conflit au Moyen-Orient, le secrétaire d'État américain a catégoriquement rejeté l'idée d'autoriser Téhéran à percevoir des droits de passage via le détroit. Rubio a averti que de telles concessions ouvriraient la voie à un « chaos total ».
Actuellement, les États-Unis et l'Iran ont signé un accord préliminaire visant à mettre fin au conflit qui les oppose à Israël d'ici fin février 2026. Les deux parties entament des cycles de négociations tendues, qui devraient porter sur le programme nucléaire iranien, la levée des sanctions et le flux mondial d'énergie transitant par le détroit d'Ormuz.
Cependant, les États du Golfe et Israël nourrissent depuis longtemps de vives inquiétudes quant au programme balistique iranien et au financement par l'Iran de forces supplétives dans la région. On ignore encore si ces questions sensibles figureront à l'ordre du jour officiel.
À la suite de leurs entretiens avec le ministre des Affaires étrangères Rubio, les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont souligné que la paix et la sécurité régionales durables nécessitent une approche globale de toutes les menaces venant de l'Iran, notamment les missiles de croisière, les drones et le soutien aux groupes armés par procuration.
Auparavant, Rubio avait reconnu que si les États-Unis souhaitaient parvenir à un accord avec l'Iran, Washington « ne l'obtiendrait pas à n'importe quel prix ». Le secrétaire d'État américain a déclaré : « Nous voulons nous assurer qu'aucune disposition de cet accord ne porte atteinte à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de nos partenaires du Golfe. »
Rubio a également cherché à rassurer les pays du Golfe riches en ressources naturelles sur le fait que le détroit d'Ormuz – une voie navigable vitale sur laquelle ils s'appuient depuis des décennies pour exporter du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) – resterait libre de navigation.


