Les États-Unis intègrent Starlink au bombardier AC-130J Ghostrider, le transformant en centre de combat.
L'USSOCOM teste la connectivité Starlink sur l'AC-130J Ghostrider afin d'améliorer la connaissance de la situation et le partage de données en temps réel dans un environnement de combat moderne.
Le Commandement des opérations spéciales des États-Unis (USSOCOM) et le Commandement des opérations spéciales de l'armée de l'air (AFSOC) mènent des essais pour intégrer le réseau satellitaire Starlink à l'AC-130J Ghostrider, véritable forteresse volante. Il s'agit d'une avancée majeure visant à moderniser les capacités de combat, transformant cet avion d'appui-feu spécialisé en une plateforme de connectivité numérique mondiale.

Le système militaire Starlink est soumis à des exigences techniques rigoureuses.
D'après une demande d'informations récemment publiée, le système de satellites Starlink, une fois intégré à l'AC-130J Ghostrider, doit satisfaire à des normes militaires rigoureuses. L'équipement doit garantir une grande robustesse afin de fonctionner de manière stable dans toutes les conditions de vol et les environnements les plus difficiles, partout dans le monde.
Il convient de noter que l'armée américaine exigeait que le système soit conçu selon le principe du « roll-on/roll-off ». Ce mécanisme permet une installation et un retrait rapides, autorisant ainsi un transfert flexible d'équipement entre les différentes versions de l'avion C-130 en fonction des besoins de la mission. De plus, l'équipement devait être optimisé en termes de taille, de poids et de consommation d'énergie (SWaP), tout en garantissant une connectivité haut débit et stable.
L'adoption d'une architecture ouverte est une condition indispensable. Elle garantit l'intégration transparente du système Starlink dans l'écosystème numérique évolutif de l'USSOCOM, facilitant ainsi les mises à niveau et assurant la compatibilité avec les technologies futures.
Caractéristiques techniques et puissance de feu de l'AC-130J Ghostrider
L'AC-130J Ghostrider est développé sur la base de la cellule du C-130J Super Hercules et possède des spécifications techniques impressionnantes pour effectuer des missions d'appui aérien rapproché (CAS), d'interdiction aérienne et de reconnaissance armée.
| Paramètre | Détails techniques |
|---|---|
| Moteur | 4 turbopropulseurs Rolls-Royce AE 2100D3 |
| Pouvoir | 4 700 chevaux par moteur |
| Envergure | 40 m |
| Longueur | 30 m |
| poids maximal au décollage | 74 389 kg |
| gamme | 4 830 km |
En matière de puissance de feu, le Ghostrider est doté d'un système d'armes diversifié et extrêmement performant. L'appareil est équipé d'un canon automatique GAU-23/A de 30 mm et d'un canon de 105 mm pour l'attaque directe. De plus, il est capable d'emporter des armes guidées de haute précision telles que les bombes de petit diamètre GBU-39 et les missiles AGM-114 Hellfire. Il convient de noter que l'armée américaine se prépare à intégrer des armes à énergie dirigée supplémentaires afin de contrer plus efficacement les menaces modernes.

Une vision pour un pôle central à l'ère numérique.
L'intégration de Starlink sur l'AC-130J Ghostrider ne se limite pas à fournir un accès internet à l'équipage. Ce système améliorera la connaissance de la situation en partageant en temps réel des données vidéo et des capteurs entre l'aéronef et les unités au sol ou les centres de commandement situés à des milliers de kilomètres.
De plus, la connectivité par satellite à haut débit permet à Ghostrider de devenir une plateforme de connectivité, assurant une coordination plus rapide et plus efficace lors d'opérations complexes. Ceci illustre clairement la tendance au passage des équipements militaires traditionnels aux systèmes de combat intelligents, où les données et la connectivité jouent un rôle central pour obtenir un avantage sur le champ de bataille moderne.


