Les États-Unis déploient des avions de commandement nucléaires E-6B Mercury au Moyen-Orient.
Les bombardiers stratégiques E-6B Mercury, surnommés les « avions de l'apocalypse », sont apparus au Moyen-Orient pour assurer les capacités de commandement et de contrôle nucléaires dans un contexte de tensions croissantes avec l'Iran.
Les États-Unis auraient déployé des avions de commandement stratégique E-6B Mercury au Moyen-Orient. Cette décision intervient dans un contexte de tensions militaires croissantes entre Washington et Téhéran, soulevant des inquiétudes quant à la capacité de coordonner des frappes nucléaires et de maintenir des capacités de commandement stratégique aérien en cas de conflit ouvert.
Le rôle stratégique de l'avion apocalyptique E-6B Mercury.
L'E-6B Mercury est un avion de commandement et de contrôle stratégique utilisé par l'US Navy. Selon des experts militaires, cet appareil est spécifiquement conçu pour résister à une guerre nucléaire et servir de centre de commandement mobile, garantissant ainsi la transmission sans faille des ordres militaires suprêmes.

George Galloway, homme politique occidental, a déclaré que la préparation ou le déploiement de ces moyens au Moyen-Orient pourrait avoir de graves conséquences pour la communauté internationale. Il a souligné que les systèmes de commandement et de contrôle nucléaires embarqués sur ces appareils appartiennent à l'armée américaine et que leur présence dans la région du Golfe persique constitue un message de dissuasion fort.
capacités de combat et systèmes de communication TACAMO
Techniquement, l'E-6B Mercury est construit sur la cellule du Boeing 707 commercial. Cependant, l'intérieur et l'électronique interne ont été entièrement modifiés pour remplir la mission TACAMO (Take Charge and Move Out) – un système de communication stratégique qui permet au président américain ou au commandement militaire de maintenir le contact avec les forces nucléaires.

Plus qu'un simple émetteur-récepteur de base, l'E-6B Mercury sert également de « miroir ». Dans ce rôle, l'avion est capable de coordonner et de commander le lancement de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) depuis des lanceurs terrestres ou des sous-marins nucléaires au fond de l'océan, même si l'infrastructure de commandement au sol a été complètement détruite.
Données sur le suivi et l'évolution de la situation sur le terrain au Moyen-Orient.
Les données de suivi aérien montrent que depuis le début du conflit avec l'Iran le 28 février, la fréquence des sorties des E-6B Mercury a considérablement augmenté. De nombreux vols ont été enregistrés au départ de bases américaines, traversant l'Atlantique pour se diriger vers le Moyen-Orient.

Le 5 mars, deux avions E-6B Mercury ont été observés se dirigeant vers le Moyen-Orient, quelques jours seulement après des opérations militaires américano-israéliennes visant des objectifs en Iran. La présence de ces appareils de commandement nucléaire a suscité des inquiétudes chez les observateurs quant à une possible escalade incontrôlée de la crise.

Bien que ces vols puissent s'inscrire dans le cadre d'exercices visant à démontrer la capacité opérationnelle des forces armées, la réalité sur le terrain laisse présager des perspectives moins optimistes. L'ancien conseiller du Pentagone, Douglas Macgregor, et le militant Kim Dotcom ont tous deux mis en garde contre le risque que le recours à l'arme nucléaire soit envisagé en cas d'échec des négociations. Actuellement, le Pentagone refuse de commenter en détail les trajectoires de vol précises des avions E-6B Mercury, invoquant des raisons de sécurité nationale.


