Les États-Unis et le Japon quadruplent leur production de missiles intercepteurs SM-3.
Suite à l'efficacité du SM-3 au combat contre les missiles iraniens, les États-Unis et le Japon ont décidé d'augmenter la production de SM-3 à 100 missiles par an afin de reconstituer leurs réserves et d'améliorer leurs capacités de défense.
Les États-Unis et le Japon ont convenu de renforcer leurs capacités de défense en quadruplant la production du missile antimissile standard SM-3. Conformément à cette décision, la production annuelle passera de 24 missiles maximum à environ 100 afin de répondre aux besoins urgents en matière de défense antimissile.

L'efficacité pratique stimule la demande de production.
Cette augmentation de la production intervient peu après que le missile intercepteur à haute altitude SM-3 a démontré sa supériorité au combat. Plus précisément, le système a abattu avec succès un missile balistique iranien Khorramshahr de 4 tonnes alors qu'il se dirigeait vers la base de Diego Garcia dans l'océan Indien.

Cependant, la recrudescence récente des tirs de missiles antimissiles a exercé une forte pression sur les stocks mondiaux. La consommation rapide de missiles intercepteurs de pointe a entraîné une légère pénurie dans l'arsenal de la marine américaine, contraignant Washington et Tokyo à collaborer étroitement pour rétablir et développer les chaînes de production.

Technologie supérieure sur la version SM-3 Block IIA.
Au cœur de ce programme de production collaborative se trouve le SM-3 Block IIA, la version la plus avancée de la famille actuelle de missiles Standard Missile-3. Cette variante est capable d'intercepter une large gamme de cibles balistiques, y compris les missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) à certains stades de leur trajectoire.

Par ailleurs, la collaboration entre les deux grandes puissances industrielles de défense permet d'optimiser les atouts de chacune. Du côté américain, Aerojet Rocketdyne fournit les moteurs à propergol solide, tandis que Northrop Grumman est responsable de la fabrication de la structure composite et des systèmes de contrôle sophistiqués.

Le modèle de coopération industrielle de défense américano-japonaise
Le Japon joue un rôle indispensable dans cette chaîne d'approvisionnement grâce à la participation de grandes entreprises telles que Mitsubishi Heavy Industries, IHI Corporation et Fujitsu. Ces entités sont responsables de la fabrication de composants critiques, notamment les deuxième et troisième étages de la fusée, ainsi que les systèmes de guidage et les capteurs de haute précision.

Bien que les ratios officiels de répartition du travail ne soient pas divulgués, des sources industrielles indiquent que les États-Unis prennent en charge environ 60 à 70 % de la charge de travail, tandis que le Japon représente environ 30 à 40 % de la valeur de la commande. Cette coordination permet non seulement d'accroître les quantités, mais aussi de garantir la stabilité de l'arsenal de défense stratégique pour les deux pays et leurs alliés.



