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L'OTAN prévoit de lancer une nouvelle mission dans l'Arctique.

Hoang Bach February 4, 2026 11:06

Suite aux controverses entourant la souveraineté du Groenland, l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) a officiellement lancé une nouvelle mission baptisée « Sentinelle de l'Arctique » afin de renforcer sa position dans cette région stratégique.

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Des chars allemands, appartenant à une division conjointe finno-suédoise, participent à des exercices de l'OTAN près du cercle polaire arctique. Photo : AFP

Le 3 février (heure locale), l'OTAN a annoncé que les préparatifs d'une mission en Arctique étaient en cours. Cette décision intervient quelques semaines seulement après que le président américain Donald Trump a suscité la polémique en déclarant que Washington devait contrôler le Groenland pour contrer les menaces sécuritaires posées par la Russie et la Chine.

S'exprimant depuis le commandement suprême des forces alliées en Europe (SHAPE), Martin O'Donnell a confirmé qu'il s'agissait d'une « opération de vigilance renforcée » de l'OTAN. L'objectif principal est de renforcer la présence et la capacité opérationnelle de l'Alliance dans les régions arctiques et du Haut-Arctique.

D'après des sources du magazine allemand Spiegel, le général de l'US Air Force Alexus G. Grynkewich, commandant en chef de l'OTAN, a ordonné l'élaboration de plans détaillés pour l'opération « Arctic Sentry ». Les ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN devraient se réunir à Bruxelles dans les prochaines semaines pour examiner ce plan préliminaire.

La mission « Sentinelle arctique » est perçue comme une tentative de l’OTAN d’apaiser les tensions internes et de réaffirmer l’unité de l’Alliance. Auparavant, le président Donald Trump avait laissé entendre qu’il pourrait recourir à des mesures fermes pour prendre le contrôle du Groenland, île danoise autonome d’une valeur stratégique exceptionnelle.

Même si, suite à sa rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, à Davos, Trump a déclaré qu'un « accord-cadre » avait été conclu pour garantir les intérêts américains et semblait avoir retiré ses menaces de recours à la force, des inquiétudes persistent.

Le Danemark s'efforce de trouver un équilibre entre le soutien à la souveraineté du Groenland et la nécessité d'éviter de s'aliéner son principal allié, les États-Unis. Actuellement, le Danemark dirige également l'exercice « Opération Endurance arctique » dans la région.

Malgré des signes de désescalade de la part de Washington, le ministre en chef du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, a lancé des avertissements prudents, déclarant que les États-Unis cherchaient toujours « des moyens de prendre possession et de contrôler le Groenland ».

« Nous menons des discussions diplomatiques avec les États-Unis et le Danemark afin de répondre aux préoccupations sécuritaires de Washington, mais celles-ci doivent se fonder sur le principe du respect de la "ligne rouge" de la souveraineté du Royaume », a souligné le ministère danois des Affaires étrangères.

L’intervention officielle de l’OTAN à travers la mission « Sentinelle arctique » est perçue par les observateurs comme une action à multiples objectifs : à la fois protéger les intérêts communs de l’alliance face à la montée en puissance de rivaux majeurs et servir de « soupape de régulation » aux ambitions unilatérales des États-Unis concernant la plus grande île du monde.

Selon DW
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Article paru dans le journal Nghe An

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