La Russie ajoute 24 Su-34 et Su-35S : elle change le rythme de l'attaque.
Des sources ukrainiennes indiquent que la Russie a reçu environ 14 Su-34 et 10 Su-35S en 2025, augmentant ainsi ses capacités de frappe à longue portée et de soutien aérien tout en réduisant le risque pour les défenses aériennes ukrainiennes.
Selon des sources ukrainiennes, la Russie a reçu environ 24 nouveaux avions de chasse en 2025, dont une quinzaine de Su-34 et une dizaine de Su-35S, afin de renforcer son aviation. Cette acquisition vise à permettre à Moscou d'accélérer le déploiement de missiles air-sol guidés et d'intensifier l'appui aérien sur le front, alors que le conflit entre dans sa quatrième année.
Aperçu et contexte
Ces nouveaux appareils permettent aux forces russes de mener davantage d'attaques depuis l'espace aérien russe, tandis que l'Ukraine reste soumise à des restrictions quant à l'utilisation de certains types de missiles fournis par son partenaire pour attaquer les bases aériennes russes. Ces contraintes limitent la capacité de l'Ukraine à exercer une pression directe sur l'infrastructure aérienne ennemie, permettant ainsi à la Russie de maintenir une force aérienne opérationnelle à proximité des lignes de front.
Caractéristiques et rôles selon la source
Le Su-34, conçu par le bureau d'études Sukhoi et utilisé par les forces aérospatiales russes, est un avion d'attaque bimoteur spécialisé dans le largage de bombes planantes et d'armements de précision à longue portée. Le Su-35S est considéré comme le chasseur de série le plus moderne de Russie et joue un rôle essentiel dans l'obtention de la supériorité aérienne.
| Aéronef | Nombre d'admissions (2025) | Rôle par source |
|---|---|---|
| Su-34 | Environ 14 ans | Attaquer, lancer des bombes planantes et des armes de précision à longue distance. |
| Su-35S | Environ 10 | Avion de chasse principal, assurant la supériorité aérienne. |
Déploiement et tactiques
D'après cette évaluation, la Russie renforce ses capacités offensives à longue portée grâce à des armes guidées lancées depuis des zones sécurisées, réduisant ainsi les contacts directs avec la défense aérienne ukrainienne. Cette méthode permet de maintenir une pression de feu constante au sol tout en appuyant l'avancée terrestre par un soutien aérien, notamment dans les zones où les bombes planantes sont considérées comme un atout décisif.
Pertes et leurs causes en 2025
Des experts ukrainiens ont constaté un changement dans les causes des pertes d'avions russes en 2025 : au lieu d'être principalement abattus par la défense aérienne ou détruits sur les aérodromes comme au début du conflit, la majorité des pertes récentes sont de nature non liée au combat, notamment des défaillances techniques et des erreurs de pilotage. Le groupe de surveillance en sources ouvertes Oryx avait précédemment indiqué que l'Ukraine avait détruit « au moins 41 Su-34 et 8 Su-35S » depuis le début du conflit à grande échelle, la plupart de ces destructions ayant eu lieu au début.
| Pertes selon Oryx (depuis le début du conflit à grande échelle) | Quantité |
|---|---|
| Su-34 | Au moins 41 |
| Su-35S | 8 |
Maintenance des capacités industrielles et des campagnes
La Russie conserverait la capacité de mettre en service des Su-34 et Su-35S supplémentaires pour compenser ses pertes, même si certains sous-systèmes pourraient être simplifiés ou déclassés en raison des sanctions. L'ajout de ces nouveaux appareils accroît les capacités d'attaque potentielles et renforce l'appui aérien dans les zones prioritaires.
Impact sur le champ de bataille
Des unités ukrainiennes déployées dans plusieurs régions ont signalé continuer de subir des attaques de bombes planantes lancées par des Su-34 depuis des zones hors de portée de la défense aérienne ukrainienne. Ceci témoigne d'un changement dans la manière dont la Russie déploie son aviation : privilégier les attaques à longue portée afin de minimiser les risques pour la défense aérienne, tout en masquant des problèmes techniques et de personnel internes.
conclusions techniques et tactiques
D'après les chiffres présentés, l'acquisition d'environ 24 avions Su-34 et Su-35S en 2025 permettrait à la Russie de renforcer ses capacités de frappe à longue portée et de maintenir l'appui aérien à ses forces terrestres. Parallèlement, le risque posé par la défense aérienne ukrainienne tendrait à diminuer, la Russie conservant une distance de sécurité, tandis que les difficultés liées à la maintenance technique et à la qualité de la formation des pilotes deviendraient plus prégnantes. Ces facteurs pourraient continuer d'influencer la manière dont les deux camps ajustent l'intensité et la forme des combats aériens.


