La Russie met en garde contre des représailles en cas de tentative de blocus de Kaliningrad.
La Russie a adressé un message à l'OTAN et à l'UE indiquant qu'elle prendra des mesures de représailles fermes si les tentatives de blocus de Kaliningrad se poursuivent.

Selon RIA Novosti, dans une interview accordée le 1er mai à l'agence de presse, l'envoyé du ministère russe des Affaires étrangères, Artem Bulatov, a affirmé que Moscou prendrait des mesures décisives en réponse à toute tentative de blocus de Kaliningrad.
« Toute action de ce genre se heurtera à la riposte la plus ferme possible », a souligné le diplomate russe.
Bulatov a souligné que la Russie prenait ces déclarations très au sérieux. À l'inverse, selon le diplomate russe, ceux qui les tiennent semblent ignorer les risques politiques et militaires auxquels leur propre pays est confronté.
Selon l'envoyé spécial du ministère des Affaires étrangères, l'avertissement du président russe Vladimir Poutine concernant une escalade sans précédent du conflit en cas de tentative d'encerclement de la région de Kaliningrad constitue un signal fort. Ce message est adressé directement à l'OTAN et à l'Union européenne.
Plus tôt, le 29 avril, Armand Mema, membre du parti national-conservateur finlandais « Alliance pour la liberté », avait déclaré sur les réseaux sociaux que les restrictions imposées par la Lituanie sur le transit vers son territoire équivaudraient à une déclaration de guerre.
« Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Kęstutis, a demandé la fermeture de la voie de transit vers Kaliningrad. C'est une mesure extrêmement dangereuse pour un petit pays. S'il souhaite ouvrir un nouveau front dans la région baltique, alors c'est une décision justifiée. Cependant, je doute que l'UE l'autorise, car cela équivaut à déclarer la guerre à la Russie », a analysé Mema.
Le 26 avril, le président lituanien Gitanas Nausėda a proposé de fermer la frontière avec le Bélarus pour une période prolongée ou de restreindre le transit vers Kaliningrad.
En janvier 2026, l'ancien vice-ministre lituanien des Affaires étrangères, Darius Jurgelevičius, a révélé que l'OTAN avait préparé un scénario de blocus de Kaliningrad. Ce plan visait à faire face à l'éventualité d'un conflit direct avec Moscou.
L'été dernier, le général Christopher Donahue, commandant de l'armée de terre de l'OTAN, avait tenu des propos similaires. Il avait affirmé que les États membres de l'Alliance avaient planifié des opérations pour neutraliser rapidement les capacités de défense des forces russes dans la région.
Face à cette situation, le président russe a averti à plusieurs reprises qu'isoler Kaliningrad entraînerait une escalade sans précédent. Toute menace pesant sur la région serait alors totalement éliminée.


