La Russie utilise des hydravions Be-12 pour contrer les bateaux ukrainiens, et bénéficie des progrès de la technologie des missiles américains.
La Russie déploie des hydravions vieux de 58 ans pour traquer les drones de surface ukrainiens, tandis que les États-Unis modernisent leurs missiles SM-2 avec une technologie radar active et que les drones turcs atteignent des vitesses subsoniques.
Dans le cadre des derniers développements sur le champ de bataille de la mer Noire, la marine russe a déployé des hydravions anti-sous-marins Be-12 pour contrer les drones de surface ukrainiens. Parallèlement, des puissances militaires telles que les États-Unis et la Turquie ont également annoncé des progrès significatifs dans la modernisation de leurs missiles de défense aérienne et les essais de drones de combat de nouvelle génération.
La Russie utilise des hydravions vieux de 58 ans pour traquer les drones de surface ukrainiens.
Une vidéo récemment diffusée montre un avion russe Be-12 menant une mission d'attaque contre des cibles de surface, vraisemblablement un drone de surface ukrainien. Cet appareil, plus ancien et spécialisé, est en service depuis 1968 et est principalement utilisé pour la patrouille maritime et la lutte anti-sous-marine.

Le Be-12 a notamment utilisé quatre bombes anti-sous-marines PLAB-250-120 lors de son attaque. Cette arme est conçue pour détruire les sous-marins par ondes de choc sous-marines, plutôt que par impact direct sur des cibles de surface. L'utilisation du Be-12 par la Russie témoigne d'une adaptation à un environnement de combat en constante évolution, compte tenu du faible nombre de ces appareils actuellement en service et de l'absence, pour la Russie, de plateformes d'hydravions de remplacement directes.
Cependant, les experts militaires estiment que le déploiement du Be-12 comporte des risques importants. Cet appareil opère à basse vitesse et à basse altitude et ne dispose pas de systèmes d'autodéfense modernes tels que des leurres infrarouges, ce qui le rend vulnérable aux armes de défense aérienne à courte portée que l'Ukraine intègre à ses drones de surface de nouvelle génération.
Les États-Unis modernisent le missile SM-2 avec une technologie radar active.
Lors du salon aéronautique naval SNA 2026, l'US Navy a présenté la variante SM-2 Block IIIC/CU (RIM-66P). Celle-ci marque une évolution majeure par rapport au guidage semi-actif traditionnel, au profit d'une architecture hybride avec radar actif, permettant aux navires de guerre d'engager simultanément plusieurs cibles sans illumination continue.

Techniquement, le SM-2 Block IIIC conserve sa vitesse maximale de Mach 3,5 (environ 4 300 km/h) mais bénéficie d'un système de contrôle de poussée vectorielle amélioré pour une stabilité accrue. L'intégration de composants modernes issus de la série SM-6 renforce sa fiabilité et sa résistance au brouillage, tout en permettant à l'US Navy de maîtriser les coûts par rapport au développement d'un missile entièrement nouveau.
Le drone turc Kizilelma atteint des vitesses subsoniques.
Le drone de combat Kizilelma, développé par Baykar, a franchi une nouvelle étape en atteignant la vitesse de 264 nœuds (environ 1 000 km/h) lors de son dernier essai. Ce résultat rapproche le Kizilelma de son objectif d'atteindre Mach 0,9, le menant ainsi à des performances comparables à celles des avions de chasse pilotés.

Ce succès est largement dû au moteur à réaction AI-322F de fabrication ukrainienne. La coopération technique entre la Turquie et l'Ukraine a non seulement accéléré les essais, mais a également permis d'accroître la capacité d'emport et la maniabilité du drone. Conformément au calendrier prévu, les premiers drones Kizilelma devraient être livrés aux forces armées turques au premier trimestre 2026 afin de lancer l'entraînement et la préparation opérationnelle.


