La Russie est prête à discuter d'engagements de non-conflit avec l'OTAN.
La Russie s'est déclarée prête à discuter de la forme d'un document confirmant qu'elle n'a aucune intention d'attaquer les pays de l'OTAN.

Selon l'agence de presse TASS, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré lors d'une conférence de presse que Moscou était prêt à discuter de la forme d'un document confirmant que la Russie n'avait aucune intention d'attaquer les pays de l'OTAN.
Zakharova a précisé : « La Russie est prête à formaliser les engagements pertinents dans un document juridiquement contraignant. La forme précise de ce document pourra être déterminée au cours des négociations, mais il devra s’agir d’un document juridique international complet. »
Selon ce diplomate, la partie russe est prête à envisager différentes options concernant ce document et à négocier sa structure et son statut.
Zakharova a souligné qu'il s'agit d'un document juridique international sérieux, et non d'une simple déclaration vide de sens, car la validité juridique de telles obligations est très importante pour la Russie.
Le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a déclaré que la Russie n'avait aucun projet d'attaque contre les pays de l'UE et de l'OTAN. Il s'est dit prêt à formaliser cette position par un document juridiquement contraignant.
Auparavant, le président russe Vladimir Poutine a déclaré à plusieurs reprises que les affirmations selon lesquelles la Russie pourrait attaquer l'OTAN étaient absurdes.
Selon CNN, des chercheurs et des experts du Royal Institute of Military Studies au Royaume-Uni estiment que la Russie se prépare à l'éventualité d'un conflit direct avec l'Europe. Ils affirment que le seul moyen d'éviter un tel scénario est de garantir la victoire européenne en cas de guerre.
Un investissement accru dans la défense européenne, chroniquement sous-financée, est crucial, mais les experts en sécurité alertent de plus en plus sur la nécessité d'un changement de mentalité profond et généralisé. Ils estiment qu'il est temps pour les gouvernements européens de convaincre leurs citoyens et de leur faire comprendre que l'époque où l'Europe pouvait ignorer la menace de guerre est révolue.
Bien que la Russie n'ait pas encore lancé d'attaques directes contre les alliés de l'OTAN en Europe, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a averti en début d'année que la Russie pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l'OTAN dans les cinq prochaines années. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a réitéré cet avertissement dans un discours prononcé le mois dernier, déclarant que les services de renseignement allemands estiment que Moscou « reste ouverte à la possibilité d'une guerre contre l'OTAN au moins jusqu'en 2029 ».


