La Russie a testé avec succès le missile RS-28 Sarmat, remplaçant le missile satanique.
Le général Sergueï Karakaïev a fait rapport au président Vladimir Poutine sur le succès de l'essai du missile balistique intercontinental lourd RS-28 Sarmat, une nouvelle arme de dissuasion nucléaire primaire d'une capacité de 10 tonnes.
Le commandant des forces de missiles stratégiques russes, le général Sergueï Karakaïev, vient de faire rapport au président Vladimir Poutine sur le succès des essais du missile balistique intercontinental lourd RS-28 Sarmat. Il s'agit d'une arme nucléaire stratégique développée pour remplacer le système R-36M2 Voevoda (désignation OTAN SS-18 Satan), que l'Occident surnomme « Satan » en raison de son immense puissance destructrice.
Poing nucléaire doté d'une capacité d'emport record.
Selon l'ingénieur en chef Vladimir Degtyar du Centre national de missiles V.P. Makeïev, le missile RS-28 Sarmat continue d'utiliser des moteurs à propergol liquide afin d'optimiser sa capacité d'emport. Contrairement aux missiles balistiques intercontinentaux à propergol solide, qui présentent des avantages en termes de manœuvrabilité et de rapidité de réaction, le Sarmat constitue une arme de frappe nucléaire décisive dotée d'une immense puissance destructrice.
Les principales caractéristiques techniques du RS-28 Sarmat sont les suivantes :
- Poids au lancement :208,1 tonnes (actuellement le missile balistique intercontinental le plus lourd au monde).
- Charge utile de l'ogive :Pesant 10 tonnes, il peut transporter 14 à 16 véhicules de rentrée à ciblage indépendant (MIRV).
- Vitesse:Lors de sa rentrée atmosphérique, elle atteint des vitesses de Mach 20 à Mach 25.
- Gamme:Avec un diamètre allant de 18 000 km à 35 000 km, il est capable de faire le tour de la Terre.
Technologie de lancement et capacité à pénétrer les défenses.
Du fait de son poids considérable, le missile RS-28 Sarmat est déployé dans des silos de lancement fixes réaménagés à partir d'anciens systèmes. Il utilise un mécanisme de lancement à froid, qui exploite la pression des gaz pour le propulser hors du silo avant l'activation du moteur principal, protégeant ainsi les infrastructures au sol de la chaleur intense.
Le système de guidage du Sarmat combine navigation inertielle, cartographie stellaire et positionnement par satellite GLONASS, ce qui lui confère une grande précision avec une marge d'erreur de seulement quelques dizaines de mètres. Le corps du missile est construit en alliage d'aluminium-magnésium et en matériaux composites, réduisant ainsi sa détectabilité par les radars ennemis dans l'espace.
Impact stratégique sur la sécurité internationale
Le colonel Vassili Dandykine, expert militaire russe, a souligné que le missile Sarmat peut atteindre le territoire ennemi depuis l'Arctique comme depuis l'Antarctique, ce qui complique son interception par les systèmes de défense antimissile actuels. L'intégration du planeur hypersonique Avangard lui permet notamment de modifier continuellement sa trajectoire dans la haute atmosphère.
L'expert militaire Igor Korotchenko a souligné que le déploiement du missile RS-28 Sarmat au sein des Forces spéciales de missiles (SMF) constitue la mesure ultime pour prévenir les risques d'une guerre nucléaire totale. Selon le calendrier prévu, le premier régiment équipé de ce missile devrait entrer en service actif d'ici fin 2026, renforçant ainsi la position stratégique de la Russie dans un contexte de sécurité mondiale complexe.


